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15/10/04
Wangari Maathai : une écologiste prix Nobel de la paix |
17/09/04
Une nouvelle technique qui permet de détecter des COV
Des chercheurs de l'université de Leicester en Angleterre ont développé une
nouvelle technique qui détermine, très rapidement, la composition de l'air.
Cette technique, développée par le département de Chimie de l'Université de
Leicester et dirigées par les docteurs Monks et Ellis, possède des champs
d'applications notamment dans les domaines environnementaux et médicaux.
Elle utilise un spectromètre de masse qui permet de détecter des mixtures
complexes de Composés Organiques Volatils (COV).
La famille des COVs regroupe plusieurs milliers de composés (hydrocarbures,
solvants, ...) aux caractéristiques très variables. Ils ont un impact direct
sur la santé (certains sont toxiques ou cancérigènes). Ce sont des gaz et
des vapeurs qui contiennent du carbone, comme les vapeurs d'essence et des
solvants. Ils interviennent dans le processus de formation d'ozone dans la
basse atmosphère et participent donc au réchauffement de la planète. Ils
entrent dans la composition des carburants mais aussi de nombreux produits
courants : peintures, encres, colles, détachants, cosmétiques,
solvants...pour des usages ménagers, professionnels ou industriels (pour ces
raisons, leur présence dans l'air intérieur peut aussi être importante et
sont émis lors de la combustion de combustibles (notamment dans les gaz
d'échappement), ou par évaporation lors de leur fabrication, de leur
stockage ou de leur utilisation. Ils peuvent être émis également par le
milieu naturel (végétation méditerranéenne par exemple) et certaines aires
cultivées.
Les effets des COVs sont très variables selon la nature du polluant
envisagé. Ils vont d'une certaine gène olfactive à des effets mutagènes et
cancérigènes (Benzène (C6H6), certains Hydrocarbure Aromatique Polycyclique
(HAP)), en passant par des irritations diverses, une diminution de la
capacité respiratoire et présentent des risques pour la santé publique dans
des constructions mal ventilées. Ainsi, la demande concernant les machines
permettant d'analyser la composition des COVs dans l'air est en pleine
expansion.
Par ailleurs, certains scientifiques voient aussi, dans cette technique,des
applications dans les domaines de la médecine. En effet, les COVs étant
produits naturellement par le corps et libères en expirant, la présence ou
l'absence de certaines de ces composants peut être un indicateur rapide de
certaines maladies.
Pollution de l'air - Publiée le : 13/09/2004 (Actu
environnement)
07/09/04
600 000
foyers rejettent dans la nature leurs eaux usées
Le numéro 93 des « données de l'environnement » publiés par Institut
Français de l'ENvironnement (IFEN) synthétise les données de l'enquête Ifen/Scees
2001 auprès des communes concernant l'assainissement des eaux.
Selon, l'ifen, un peu plus de 5,7 millions de logements ne sont pas
raccordés, dont la moitié dans des communes de moins de 1 000 habitants. Les
deux tiers de ces logements sont implantés dans des communes qui ont déjà
réalisé un assainissement collectif sur une partie de leur territoire. Cinq
millions de logements sont équipés d'un dispositif d'Assainissement
individuel et 600 000 autres logements environs déversent encore directement
leurs eaux usées dans le milieu naturel.
Le raccordement à un réseau d'assainissement collectif concerne tout de même
23,5 millions de logements en 2001, soit huit logements sur dix mais plus de
90 % des logements sont raccordés dans les communes de plus de 10 000
habitants et moins de 30 % dans les communes de moins de 400 habitants et il
est souvent mal connu.
En effet, la connaissance du réseau est nécessaire pour l'entretien et,
éventuellement, le renouvellement des ouvrages mais 9% des communes,
représentant 17 % de la longueur du réseau, ne savent pas estimer la part
des canalisations datant d'avant 1980.
Pour les autres, globalement, près d'un tiers des canalisations a été posé
après 1980 (près de la moitié dans les communes de moins de 400 habitants).
Au cours de l'année 2001, on estime que 2 100 km de canalisations ont été
remplacés, soit 1 % seulement de la longueur des tuyaux posés avant 1980.
Enfin, en application de la loi sur l'eau de 1992, les communes doivent
prendre en charge le contrôle des systèmes d'assainissement non collectif,
grâce à un nouveau service public qui doit être mis en place au plus tard le
31 décembre 2005. Elles doivent en particulier contrôler les réalisations
des nouvelles installations, la qualité des installations existantes et
vérifier que les particuliers assurent bien l'entretien périodique des
dispositifs, notamment la vidange des fosses. En 2001, environ 13 500
communes avaient assuré un contrôle technique de l'assainissement autonome
neuf sur leur territoire : 37 % des communes de moins de 10 000 habitants et
43 % des communes de taille supérieure.
(Mis en ligne par EB)
03/09/04
La France encore parmi les mauvais élèves de l'environnement
C'est dans les secteurs de l'eau, des déchets, de la protection de la nature
et des évaluations des incidences sur l'environnement que l'on enregistre le
plus grand nombre de carences et la France est encore parmi les mauvais
élèves concernant l'application du droit communautaire environnemental.
La cinquième étude annuelle de la Commission européenne publié le 17 août
dernier fait ressortir que plusieurs États membres ont pris du retard dans
la transposition des Directives de l'Union européenne. En effet, à la fin de
2003, la Commission relève 88 cas dans lesquels les directives relatives à
l'environnement n'ont pas été transposées à temps. Dans 118 cas, les
directives n'ont pas été correctement transposées et, dans 95 cas, les États
membres ont manqué aux obligations «secondaires» imposées par les
directives, par exemple en ne respectant pas les délais pour la présentation
de certains plans, la soumission de données ou la désignation de zones
protégées. Le nombre de procédures d'infraction en cours pour violation du
droit communautaire de l'environnement était de 509 et le nombre de
nouvelles plaintes de 505, au cours de la période.
Les moins bons élèves se situent au sud de l'Europe : c'est le cas de la
France (38 manquements) , la Grèce (26), l'Irlande, l'Italie et l'Espagne
qui affichent les plus mauvais scores. Les meilleurs élèves sont le
Danemark, avec seulement 5 manquements, suivis de la Suède.
En ce qui concerne la France, c'est dans les secteurs de l'eau, de l'air,
des déchets et de la protection de la nature qu'elle enregistre le plus
grand nombre de carences.
En effet, le 13 juillet dernier, la Commission décide de poursuivre la
France devant la Cour européenne de justice en raison de la présence de
décharges «illicites» et «non contrôlées». Bruxelles a recensé 8 434 sites
non conformes aux normes communautaires. Bruxelles a aussi engagé une série
d'autres procédures contre la France pour non-respect des règles en matière
de protection de l'environnement. La Commission estime que Paris n'applique
toujours pas correctement la directive européenne Natura 2000 sur la
protection des espèces et des habitats naturels.
Le 8 juillet dernier, la Commission avait aussi adressé un premier rappel à
l'ordre aux Etats membres qui n'appliquaient pas correctement les mesures de
lutte contre la pollution de l'eau fixée par une directive de 1991 et
avaient reçu une mise en demeure pour l'insuffisance de son programme de
lutte contre la pollution de l'air : plans locaux de réduction des émissions
dans les zones à forte concentration de dioxyde d'azote et de particules
qu'ils sont tenus de préparer par la directive-cadre de 1996, limitation de
l'utilisation du Bromure de méthyle, etc...
Commentant le rapport, Margot Wallström, commissaire responsable de
l'environnement, a déclaré : Au cours de mon mandat, j'ai été frappée par le
grand nombre de plaintes qui nous ont été transmises par des citoyens, des
ONG et des membres du Parlement concernant des manquements au droit
communautaire de l'environnement. Cette étude montre que ces inquiétudes
sont justifiées : la mise en œuvre de la législation environnementale de
l'UE n'est pas satisfaisante. J'espère que les conclusions de cette enquête
inciteront les États membres à s'amender et à garantir à leurs
ressortissants le niveau de protection de l'environnement qu'ils réclament.
Le but de l'étude annuelle est de fournir au public une information
systématique, fiable et transparente sur le respect de la législation
communautaire de l'environnement par les États membres. Elle contribue à
réaliser les objectifs de la convention d'Arrhus de 1998, qui vise à donner
aux citoyens un accès à l'information sur l'environnement et à leur
permettre de participer au processus décisionnel et de demander réparation
devant les instances judiciaires dans ce domaine.
(Mis en ligne par EB)
Août 2004 Génération Ecologie au Mexique
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Traduction : Des volontaires internationaux
arrivent sur les côtes de Tecolutla
Afin de participer au projet de l'association « Vida Millenaria », des
investigateurs et conservateurs de différents pays sont arrivés sur la côte
de Tecolutla au Mexique pour protéger les tortues marines.
Le coordinateur de l'association « Vida Millenaria », Fernando Manzano
Cervantes, nous explique que ces volontaires ont pour but d'aider au
programme de protection de l'espèce.
Ce programme qui réunit des volontaires de différents pays comme le Japon, l
'Allemagne, les Etats-Unis, la France, le Canada, le Danemark ou encore la
Finlande, est permanent dans la région.
Leticia Segura, administratrice du projet, signale qu'en l'espace de deux
semaines les volontaires contribuent au projet en apportant leurs
connaissances et de nouvelles idées.
En effet, Fabian Mauermann (Allemagne), Katri Blombster (Finlande), Susanne
Mortensen (Danemark) et Jeanne Lefebvre (France -Génération Ecologie
Haute-Normandie-) se sont rencontrés au sein de l'association « Vida
Millenaria » et pour la prochaine saison ils espèrent être relevés par une
commission Japon-Etats-Unis.
Nous espérons que l'arrivée des volontaires internationaux a contribué à
fortifier les programmes d'aide aux tortues marines et en même temps à
attirer l'attention des grandes instances gouvernementales sur la nécessité
de préserver l'espèce.
(Envoyé par Gaëtan Bazire - GE 27)
Juillet
2004
Déchets / Recyclage :
exemple d'intégration de l'Environnement dans le bâtiment
Imperbel, société belge, commercialisent des
membranes d’étanchéité de toiture appelées Derbigum. Ces membranes à base de
polyoléfines atactiques thermoplastiques (30%) et de bitume (70%) sont
produites à hauteur 17 millions de m2 par an pour le bâtiment ou le génie
civil. Par exemple, les Petronas Towers, double gratte-ciel le plus haut du
monde à Kuala Lumpur, le Chicago Sears Tower ou les ouvrages d'art du tracé
belge du TGV ont utilisé du Derbigum sur leurs toitures …
Plusieurs déclinaisons sont disponibles pour s’appliquer tantôt à chaud, par
fixations mécaniques et tantôt à froid sur surfaces horizontales, inclinées
ou verticales et ce, sur de nombreux supports : dalles de béton et support
ciment, bacs aciers, béton cellulaire autoclavé, hourdis préfabriqués,
panneaux bois et voliges, panneaux isolants et, bien entendu, les anciennes
étanchéités, ardoisées ou non…
Cette entreprise a réussi à allier activité du bâtiment et démarche
environnementale notamment sur le site de production de Perwez en Belgique.
Outre ses différentes certifications qualité (démarches ISO 9002 depuis 1993
et désormais ISO 9001 version 2000), le site est également certifié ISO
14001 et EMAS (Environmental Management and Audit System en français Système
de Management Environnemental et d'Audit (SMEA)) depuis 1998.
Parmi les actions menées pour la protection de l'Environnement, l'entreprise
a décidé d'installer une hotte spéciale sur les citernes des camions qui
déchargent le bitume afin de conduire directement les vapeurs au système de
lavage des fumées, des unités d’épuration et de traitement des eaux usées et
un oxydeur thermique destiné à réduire les dégagements de monoxyde de
carbone (CO) et Dioxyde de carbone (C02). Elle a par ailleurs demandé à ses
fournisseurs de réduire la quantité des emballages.
Mieux, l’entreprise a investi en 1997 dans une machine conçue par son
département R&D et nommée Macalusor. Cette machine, outre le fait qu'elle a
permis l'emploi de 3 personnes supplémentaires, recycle intégralement les
déchets de production du site (capacité actuelle de traitement de 400
kg/heure avec possibilité de monter jusqu’à 2.000 kg/heure) soit 400
tonnes/an.
Par ailleurs, IMPERBEL fait des recherches sur le recyclage de membranes en
fin de vie.
(Publié le 22/07/04)
23 juin 2004
NEWS NEWS NEWS ...Bonne
nouvelle
Avec le solaire, on va pouvoir réellement éclipser le nucléaire.
Je viens de lire dans un quotidien que le laboratoire EDF-CNRS-ENSCP vient de
mettre au point, une nouvelle photopile dont le rendement est d'ores et déjà de
10%. Sa fabrication très astucieuse porte le kWh à 0,15 euro, ce qui le rend
tout à fait compétitif avec les autres modes de production d'électricité.
Affaire à suivre ou plutôt à pousser, à diffuser, pour que cette invention soit
rapidement mise en œuvre.
Triste nouvelle
Dans ce même quotidien, j'apprends que 135 millions de personnes dans le monde,
vont devoir fuir leurs terres, pour cause de désertification. Il serait temps de
songer à diffuser des méthodes de culture respectueuses de la nature et surtout
d'entreprendre de mater l'explosion démographique, cause essentielle de cette
désertification. Dans ce domaine, il y a également des progrès. Il existe,
depuis peu, une méthode de stérilisation tout à fait fiable et facile à
réaliser, qui se fait par les voies naturelles et qui nécessite, tout au plus,
une petite anesthésie locale. Mais dès qu'on parle de limiter le nombre
d'enfants, mettons, à 3 par femme, on reçoit une volée de bois vert. C'est bien
plus malin de laisser la population humaine croître sans contrainte et aggraver
la désertification, quitte à ce que cela entraîne la mort de centaines de
milliers de personnes, dans des souffrances atroces…
(Michel EVRARD
Génération Ecologie Haute-Savoie)
21 avril
2004
Bulletin des Négociations de la Terre
Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de
développement
Vol. 05 No. 202
Mardi, 20 avril 2004
LES FAITS MARQUANT DE LA CDD-12:
LUNDI 19 AVRIL 2004
La CDD-12 a entamé l'examen de l'ensemble thématique de son cycle de mise œuvre
pour 2004/2005, se focalisant sur l'eau, l'assainissement et les établissements
humains. Le matin, les délégués ont entendu les allocutions d'ouverture, les
rapports des principales réunions intersessions, et des déclarations générales.
Ils ont entendu également, des déclarations sur l'évaluation de la mise en
application du plan d'action 21, du Programme de la suite de la mise en œuvre du
Plan d'action 21, et du PMAJ. L'après-midi, les délégués se sont engagés dans un
débat sur le thème de l'eau, examinant les questions ayant trait à l'état
d'avancement de la mise en œuvre des ODM et des objectifs du PMAJ, et de la
gestion intégrée des ressources en eau (GIRE).
LES DECLARATIONS D'OUVERTURE
Le Président de la CDD-12, Børge Brende, ministre norvégien de l'environnement,
a déclaré qu'il s'agit là de la première session tenue dans le cadre du nouveau
programme de travail pluriannuel, adopté à la CDD-11, et la toute première
session de la CDD non consacrée à la négociation. Il a mis en exergue le rôle de
la Commission en tant que “chien de garde” des progrès accomplis dans la mise en
œuvre des objectifs du SMDD.
Le Prince William Alexandre d'Orange, des Pays-Bas, a déclaré que l'eau
sous-tend la plupart des ODM et que la CDD-12 devrait “prouver au monde” que des
progrès tangibles peuvent être accomplis dans ce domaine. Il a mis en relief le
rôle clé de la GIRE, et a appelé, entre autres, au renforcement des capacités
institutionnelles et humaines.
José Antonio Ocampo, Sous-secrétaire général chargé des affaires économiques et
sociales, a présenté les rapports du Secrétaire Général concernant l'eau,
l'assainissement et les établissements humains. Il a identifié l'assainissement
rural, l'hygiène, le traitement des eaux usées, la qualité de l'eau et la GIRE,
comme étant des domaines nécessitant une grande attention.
Klaus Töpfer, directeur exécutif du PNUE, a déclaré que le SMDD a laissé en
héritage, un sens de direction clair, et a souligné la nécessité pour la CDD de
traiter de la mise en application, de la régionalisation et des partenariats. Il
a indiqué que la CDD-12 peut devenir une étape importante vers le changement des
conditions de vie des pauvres.
Anna Tibaijuka, directrice exécutive d'HABITAT, a souligné que le processus de
la CDD a une base plus large et est plus tourné vers l'action qu'auparavant.
Notant qu'un “combat” pour la concrétisation des objectifs dans les domaines de
l'eau et de l'assainissement, doit être “mené” dans les établissements humains,
elle a indiqué que la CDD-12 peut devenir un tremplin pour l'action locale.
Zephirin Diabre, administrateur associé du PNUE, a identifié le rôle catalytique
de l'eau, en tant que point d'entrée pour le soutien des pays en développement
dans la lutte contre la pauvreté et dans la réalisation des ODM. Il a appelé la
CDD à s'assurer de la mise en application, du suivi et de l'établissement des
rapports relativement aux ODM et aux objectifs du SMDD.
Abdellah Benmellouk, du Maroc, a présenté un rapport sur la Réunion de Marrakech
sur les Modes Durables de Production et de Consommation, tenue en juin 2003,
notant que les participants y ont souligné le besoin d'une coopération
internationale, de l'échange d'information et de partenariats, et a mis en
relief le rôle des pays industrialisés en tant qu'exemples.
Rashid Alimov, du Tadjikistan, a présenté les conclusions du Forum international
de Dushanbe sur l'Eau, tenu en août/ septembre 2003. Il a indiqué que les
participants y ont identifié le besoin de mettre en place des mécanismes
économiques, des sélectionner les technologies nécessaires à l'optimisation de
la gestion de l'eau, et d'harmoniser les intérêts des pays gérant des fleuves
transfrontières.
Damla Yesin Say, de Turquie, a présenté à la session un rapport sur l'atelier
d'Istanbul consacré au thème de la Gouvernance au service de la mise en
application des résultats du SMDD dans les pays en transition économique, tenu
en août 2003, qui, a-t-il précisé, a recommandé un accroissement de la
transparence et une amélioration de la participation de la société civile.
Bjørn Skogmo, de la Norvège, a présenté le rapport de la conférence
internationale sous le thème “de l'eau pour les plus pauvres,” tenue à
Stavanger, en novembre 2003, signalant que la réunion a formulé des
recommandations appelant à l'octroi d'une priorité à l'approvisionnement en eau
salubre, à l'amélioration de la gouvernance dans le domaine de l'eau, à
l'accroissement des financements, et à l'impulsion du renforcement des
capacités.
Alberto Gagliardi, Italie, a présenté le résultat du Forum International sur les
Partenariats au service du Développement Durable, tenu à Rome, en mars 2004. Il
a indiqué que les participants y ont identifié la nécessité pour le secteur
public de faciliter les capacités locales pour les partenariats, de s'assurer de
la transparence et de mettre en place des stratégies et des cadres juridiques
clairs pour encourager la participation du secteur privé.
Zhang Yishan, Chine, a présenté un rapport sur le Forum de la région
Asie-Pacifique des Nations Unies sur le Leadership: Développement Durable des
Villes, tenu en février 2004 à Hong Kong, et a indiqué que la réunion a adopté
la Déclaration de Hong Kong concernant le Développement Durable des Villes.
Le Président du conseil d'administration du PNUE (CA), Arcado Ntagazwa,
Tanzanie, a présenté un rapport sur les résultats de la huitième Session
Extraordinaire du CA, tenue à Jeju, en République de Corée, en mars 2004. Il a
introduit “l'Initiative de Jeju” adoptée par les ministres, qui souligne, entre
autres, la nécessité pour la GIRE d'intégrer une approche basée sur les
écosystèmes, pour la réalisation des ODM et des objectifs du SMDD.
Après ces rapports, le Qatar, au nom du G-77/CHINE, l'Irlande, au nom de l'UE,
les ETATS-UNIS, l'AUSTRALIE et d'autres ont présenté de brèves remarques
d'ouverture, reconnaissant le travail préparatoire accompli par le Secrétariat
et le Bureau. La FEDERATION DE RUSSIE a appelé à une synchronisation de la mise
en application des objectifs du SMDD dans les différentes régions, tout en
tenant compte de leurs spécificités. La République Populaire Démocratique du
Laos, au nom des PAYS EN DEVELOPPEMENT ENCLAVES, a mis l'accent sur leurs
circonstances particulières et leurs vulnérabilités, et a exprimé son soutien en
faveur des PEID. L'INDONESIE a souligné l'importance de l'aide internationale et
de l'instauration d'un environnement favorable à la mise en œuvre des résultats
du SMDD. L'AFRIQUE DU SUD a mis en relief le besoin de se concentrer sur la
levée des obstacles entravant la réalisation des objectifs du SMDD, et a appelé
à la conduite d'un examen critique de la coopération inter-agences. Le JAPON a
mis en exergue le 3ème Forum Mondial sur l'Eau, tenu à Kyoto, en mars 2003. Le
représentant du COMMERCE et de l'INDUSTRIE a souligné le rôle important du monde
des affaires dans le traitement de la pauvreté et de l'eau et a mis en relief la
nécessité de conditions adéquates pour le “cadre politique ”. Les AGRICULTEURS
ont mis en relief les liens existant entre les thèmes de la CDD-12, et ont
souligné le besoin d'un renforcement des capacités au sein des organisations
d'agriculteurs.
REVUE GENERALE DE LA MISE EN APPLICATION DU PLAN D'ACTION 21, DU PROGRAMME DE LA
SUITE DE LA MISE EN ŒUVRE DU PLAN D'ACTION 21, ET DU PMAJ
Le G-77/CHINE et l'UE ont déclaré que la CDD-12 doit se focaliser et renforcer
les activités visant à concrétiser les ODM et les objectifs du SMDD, examiner
les progrès accomplis, et identifier les défis, les contraintes et les
obstacles rencontrés dans la mise en application. Le G-77/CHINE a également
appelé la communauté internationale à devenir plus réactive aux besoins des
pays en développement, en particulier, dans le domaine des moyens d'exécution.
DISCUSSION THEMATIQUE SUR L'EAU
La séance de l'après-midi était présidée par le Président Brende et le
Vice-président Bruno Stagno Ugarte (Costa Rica).
Etats d'avancement de la mise en œuvre des ODM et des buts et objectifs du PMAJ:
Alvaro Umaña, du PNUD, a mis l'accent sur la lenteur des progrès accomplis dans
la mise en œuvre des ODM relatifs à la fourniture de l'eau potable salubre, en
particulier, en Afrique subsaharienne et en Asie centrale. Il a souligné
l'importance de l'établissement des rapports et du suivi, en particulier, en
vue de l'évaluation des ODM, prévue en 2005.
Roberto Lenton, du Groupe de travail sur les ODM, chargé et l'Eau et de
l'Assainissement, a déclaré qu'à moins de multiplier les efforts, les ODM et les
objectifs du PMAJ ne seront pas concrétisés. Il a parlé du besoin d'une volonté
politique, et a suggéré la mise en place de mécanismes, tels que les charges
d'usager, les subventions transversales, et l'accroissement de l'APD, pour le
traitement des contraintes financières.
Le Débat: Dans le débat qui a suivi, la CROATIE, la COLOMBIE, l'INDONESIE, le
KENYA et d'autres ont présenté des rapports sur les activités nationales dans le
domaine de l'eau, se focalisant sur les obstacles rencontrés et les progrès
accomplis dans la concrétisation des ODM. ISRAËL a mis en relief les mesures
prises pour résoudre sa crise dans le domaine de l'eau, à travers le recyclage
des eaux usées, la construction d'usines de dessalement, et l'achat d'eau douce.
L'IRAN a déclaré que le défi à relever n'est pas celui de la bonne gouvernance,
mais des voies et moyens de concrétiser les ODM, et a fait part de ses réserves
quant au risque de voir les fonds bilatéraux se détourner des partenariats. L'UE
a déclaré que la mauvaise gouvernance est une contrainte de taille, et a
souligné l'importance du renforcement des capacités et du transfert des
technologies à l'échelon local et régional. L'EGYPTE et le ROYAUME-UNI ont
souligné l'importance d'avoir des solutions adaptées aux conditions locales. Le
MEXIQUE a souligné l'universalité du droit à l'eau, et la FEDERATION DE RUSSIE
a parlé du contrôle exercé par le gouvernement fédéral sur les ressources en
eau. Les AGRICULTEURS ont proposé la formation d'un organe international chargé
de l'eau, pour l'arbitrage dans les désaccords. Les SYNDICATS ont fait part de
leurs réserves quant au risque de voir la mise en œuvre se focaliser sur les
partenariats et s'éloigner des cadres négociés à la CNUED. Umaña a souligné
l'importance de la bonne gouvernance pour la résolution des crises dans le
domaine de l'eau.
CUBA, avec plusieurs pays en développement, a souligné que les ODM relatifs à
l'eau, ne sauraient être réalisés sans engagements financiers. L'EGYPTE a mis
en relief la nécessité de s'assurer que les pays reçoivent des ressources de
manière transparente, et a indiqué que les gouvernements doivent jouer un rôle
dans la création des conditions encourageant l'investissement du secteur privé.
L'UE a déclaré que des mécanismes de financement innovants sont nécessaires
pour parer à l'absence des investissements gouvernementaux et du secteur privé,
et a souligné le besoin d'examiner la manière dont l'utilisation de l'APD
disponible pourrait être optimisée. Le délégué des ETATS-UNIS a souligné le
besoin de résoudre les problèmes concrets, de rendre l'investissement dans le
domaine de l'eau, attrayant pour le secteur privé, et d'intégrer l'eau dans les
objectifs de développement et les stratégies de réduction de la pauvreté. Le
NIGERIA et le LIBAN ont parlé des difficultés rencontrées dans la motivation du
secteur privé pour l'investissement dans les services de l'eau. Le BURKINA FASO
a déclaré que le secteur privé a montré son intérêt pour les profits tirés de la
fourniture de l'infrastructure aux pauvres, au cours du 3ème Forum Mondial sur
l'Eau. Le FORUM MONDIAL DES POPULATIONS VIVANT DE LA PECHE a parlé de la
priorité accordée aux intérêts économiques au détriment de l'intérêt public,
dans l'allocation de l'eau, en Inde. Le JAPON a appelé la CDD à se focaliser sur
l'éducation en matière de développement durable, en particulier, à l'échelon
local. La COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE a déclaré que des études
interdisciplinaires sont requises pour élucider les liens entre l'utilisation
de l'eau par l'Homme et la capacité de l'environnement à fournir des services.
L'AFRIQUE DU SUD a souligné que le progrès accompli dans l'approvisionnement en
eau n'est pas toujours accompagné d'un progrès dans le domaine de
l'assainissement. La SYRIE a indiqué que les limites des ressources en eau
peuvent aggraver les conflits et a souligné la nécessité d'améliorer la
coopération dans le domaine des ressources en eau.
LA GIRE: Lenton a présenté un rapport sur l'étude, qui a été menée par le Global
Water Partnership, sur l'évolution des stratégies de la GIRE. Il a identifié un
besoin clair de ressources financières additionnelles pour les pays les plus
pauvres, et a suggéré que les pays utilisent les ODM, comme point de mire de la
GIRE.
Jerson Kelman, de l'agence nationale brésilienne des eaux, a souligné que le
processus décisionnel de la GIRE, devrait être décentralisé et devrait intégrer
l'ensemble des parties prenantes. Il a identifié les défis à relever dans la
gestion des ressources en eau à l'échelle du bassin versant, dans le cadre de la
structure politique fédérale.
Conall O’Connell, du département australien de l'environnement et du
patrimoine, a présenté l'Initiative Nationale dans le domaine de l'eau, qui
traite des arrangements relatifs à la gouvernance et reconnaît le besoin de
soutenir les communautés dans la gestion de l'eau.
Le Débat: Le JAPON, le COSTA RICA, le BURKINA FASO, l'EGYPTE et la REPUBLIQUE DE
COREE ont traité des éléments de leurs plans nationaux respectifs dans les
domaines de l'eau et de l'environnement. La SUEDE a appelé à la promotion de
l'échelon local et à la fourniture de subventions aux pauvres. Le délégué des
ETATS-UNIS a souligné le besoin de créer un environnement favorable à l'action
et à la prise de décision locale. La SUISSE a indiqué que les écosystèmes
devraient être considérés comme “l'infrastructure de base” de
l'approvisionnement en eau et l'assainissement. L'UE a souligné l'importance de
la collecte des données et du suivi, et a déclaré que les plans de GIRE
devraient inclure des mesures traitant de la gestion des terres humides, de la
qualité de l'eau, des changements climatiques, et de la gestion des eaux
transfrontalières. Le porte-parole des SYNDICATS a mis en garde contre la
privatisation de l'eau et a encouragé les Nations Unies à poursuivre les travaux
sur la définition de l'eau comme un droit de l'Homme. Les AGRICULTEURS ont
attiré l'attention sur le besoin de la sensibilisation et de la
conscientisation.
DANS LES COULOIRS
Comme l'a souligné le Président de la CDD-12, Brende, dans sa déclaration
d'ouverture, cette session de la CDD constitue le point de départ du nouveau
programme de travail pluriannuel de la Commission et est sa toute première
session non consacrée à la négociation. Compte tenu du nombre important de
négociateurs chevronnés, présents, plusieurs participants se sont dits curieux
de savoir ce qui va émaner de ces deux semaines de travail, ce à quoi
ressembleront les résultats de cette session évaluative, et comment ces
résultats viendront s'intégrer dans la session politique de la CDD-13. Les
réactions aux discussions thématiques ont été mitigées, certains délégués
déclarant avoir apprécié les échanges enthousiastes, et d'autres indiquant avoir
souhaité davantage de dialogues interactifs et moins de déclarations préparées à
l'avance. Cette journée a été la journée des “premières” pour la CDD, et il
reste à voir maintenant comment les participants s'y prendront pour faire, comme
l'a souligné le Président Brende, le meilleur usage des deux semaines à venir, à
“examiner de manière sérieuse et honnête la manière dont nous sommes en train
d'avancer.”
11 avril
2004
L'Amazonie a perdu 23.750
km2 de forêts en un an
BRASILIA
08/04 (BELGA/AG) = L'Amazonie brésilienne a perdu 23.750 km2 de forêts d'août
2002 à août 2003, un territoire de la taille de celui de la Sardaigne
approximativement, un niveau de déboisement encore "intolérable", a indiqué
mercredi soir le gouvernement brésilien. Les déboisements sont 2 pc supérieurs à
ceux enregistrés d'août 2001 à 2002, 23.266 km2, mais inférieurs aux prévisions
initiales du ministère de l'Environnement et d'organisations écologiques. "Même
si le rythme de déboisements a freiné, il est encore élevé et intolérable, c'est
pourquoi il faut commencer à le réduire", a déclaré la ministre de
l'Environnement, Marina Silva, en présentant les résultats d'un rapport fait à
partir d'images satellites. D'après elle, le plan national contre la
déforestation en Amazonie lancé par le gouvernement en mars dernier "pourra
commencer à faire baisser la courbe des déboisements". (FBX)
9 avril
2004
La mer qu'on voit danser, le long des golfes verts…
Ces jours-ci, se tient dans les locaux de l'Unesco, un grand symposium dont le
sujet porte sur l'état des ressources halieutiques des mers et des océans. Il
réunit trois cents savants du monde entier, qui sont tous d'accord, pour dire
que nous allons vers une catastrophe (une de plus), si nous ne mettons
pas
fin à la surpêche qui sévit sur toutes les étendues maritimes de la planète. A
la sortie de la guerre de 39-45, Les prélèvements mondiaux s'élevaient à 20
millions de tonnes. Aujourd'hui, ils s'élèvent à 90 millions de tonnes, malgré
la baisse considérable des réserves halieutiques. Ce maintien de la production
s'explique par les " progrès " des techniques de pêche. On note déjà une
stagnation des quantités pêchées depuis 1990, prélude à l'effondrement
dramatique de la réserve qui pourrait avoir beaucoup de mal à se reconstituer.
Un autre danger vient s'ajouter à cette razzia. Depuis quelques années, une
autre pêche a vu le jour, la pêche " minotière " qui consiste à capturer des
espèces soi-disant non-commercialisables, pour en faire de la farine et des
croquettes pour les fermes marines. Les prélèvements de ce type sont évalués à
28 millions de tonnes, par an. En fait, cette pêche ne fait pas la distinction
entre espèces commercialisables ou non et surtout elle prive les espèces
commercialisables, de nourriture. C'est donc une nouvelle folie qui se fait
jour. On ne peut pas appeler cela autrement, d'autant que les élevages de
poissons provoquent la sédimentation, autrement dit, la stérilisation des fonds
marins sur lesquels ils sont installés. En outre, de récents reportages ont
montré que ces élevages offrent les mêmes avatars que les élevages industriels
terrestres : utilisation d'antibiotiques et de produits phyto-sanitaires très
puissants, pour débarrasser les poissons des parasites qui pullulent, dans ces
conditions.
Une dernière cause de l'effondrement annoncé des réserves halieutiques est la
pollution des mers par tout ce que nous y rejetons et qui vient des terres, pour
deux tiers de son volume. Cette pollution vient autant des produits que nous
employons dans la vie courante, que de l'agriculture. Les molécules qui se
retrouvent dans les cours d'eau, puis dans la mer, agissent comme des imposteurs
hormonaux qui perturbent la reproduction des poissons.
Voilà où nous en sommes aujourd'hui. On vous dira qu'il faut bien nourrir une
population qui augmente sans cesse. Lamentable contradiction, puisque
l'augmentation de la population est précisément ce qui va entraîner la
disparition des ressources qui la font vivre. Que fait la classe politique ?
Elle ignore superbement cette réalité et préfère se chamailler à l'occasion des
échéances électorales. Les élections Régionales ont donné un spectacle
particulièrement navrant. Les candidats ont ressorti les vieilles lunes, comme
celle de cette croissance qui détruit toujours un peu plus notre biotope, alors
qu'il y aurait tant d'autres choses à faire A ce sujet, la gauche et la droite
marchent la main dans la main et font preuve du même aveuglement. Quant aux
dirigeants des Verts, invités des plateaux de télévision et des radios ils n'ont
fait que du pathos social, pour ne pas fâcher leurs alliés socialistes.
Où nous conduira cette folie consumériste, si on n'y met pas fin, rapidement ? A
la famine. En outre, si les poissons venaient à disparaître, le plancton qui ne
serait plus mangé, se développerait sans contrainte. La mer et les océans
prendraient une couleur verte et ils ne seraient plus parcourus que par
d'immenses bancs de méduses. La crainte est, dit-on, le début de la sagesse.
Tous les élus qui connaissent peu ou prou ces problèmes, devraient être verts de
peur. Pas du tout : ils font comme si la pollution et la diminution de toutes
les ressources de la planète, n'étaient que pure invention. La seule explication
est qu'ils sont tellement affolés, à l'idée de perdre leur mandat (dans tous les
sens du terme), qu'ils n'ont plus de neurones disponibles pour penser aux vrais
problèmes.
Michel EVRARD
Génération Ecologie Haute-Savoie
9 avril 2004 Des Chiffres durs à digérer
La consommation d’énergie primaire en France, est passée de 3,7 TEP, par an et par habitant, en 1973, à 4,3 TEP en 2003. Dans le même temps, la dette publique, celle de la Sécurité Sociale et le chômage ont augmenté de façon encore plus rapide. Ne serait-il pas temps de remettre en cause la « croissance-fuite en avant » que la droite et la gauche privilégient encore et toujours et dans un même élan ? En outre, la destruction de notre biotope liée à cette « croissance » se poursuit au rythme de 200 à 300 km2, chaque année, tandis que les agriculteurs sont obligés de répandre 11 millions de tonnes d’engrais artificiel et 85 mille tonnes de produits phytosanitaires, sans lesquels le tiers de la population devrait se mettre la ceinture ? Vos invités connaissent-ils tous ces paramètres ?
Michel EVRARD . GE haute Savoie, Retraité de l’Enseignement Agricole
29 mars 2004 COMMUNIQUE de PRESSE du PNUE (Programme des nations unies pour l’environnement)
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Jeju/Nairobi, le 29 mars 2004 – Un nouveau rapport du Programme des Nations Unies rendu public aujourd’hui, révèle qu’il existe près de 150 zones dépourvues d’oxygène à travers les mers et les océans de la planète. Ces zones, dites ‘mortes’, sont le résultat d’une surabondance de nutriments, surtout d’azote, provenant de fertilisants agricoles, de la pollution automobile et industrielle et de déchets. La quantité limitée d’oxygène dans l’eau provoque la mort des poissons, des huîtres et d’autres espèces marines ainsi que d’importants habitats dont les herbiers marins ne peuvent survivre. Les experts affirment que le nombre et la taille des zones dépourvues d’oxygène sont en croissance, le nombre recensé ayant augmenté chaque décennie depuis les années 1970. Selon eux, ces zones deviennent rapidement une menace importante qui a des retombées sur les stocks de poissons et donc sur les communautés qui dépendent de la pêche pour leur survie alimentaire et économique. La question des zones mortes est signalée dans le premier Global Environment Outlook Year Book (Annales de l’avenir de l’environnement mondial), qui sera présenté aux gouvernements participant au Forum ministériel mondial de l’environnement à Jeju (Corée)… Dans certaines régions du monde, dont de nombreux territoires en Afrique, le manque d’azote entrave la capacité de fermiers à répondre aux besoins alimentaires. De telles régions ont désespérément besoin d’un apport supplémentaire de fertilisants. Toutefois, dans beaucoup d’autres pays du monde, l’utilisation excessive d’engrais chimiques aggrave le problème des zones mortes. Klaus Toepfer, le Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement, a déclaré : « L’utilisation inefficace et souvent excessive de fertilisants, l’évacuation d’eaux usées et les émissions toujours croissantes des automobiles et des usines font de l’humanité le cobaye d’une expérience gigantesque à l’échelle mondiale. L’azote et le phosphore dérivés de ces sources sont déversés dans les rivières et sur le littoral et s’ajoutent aux dépôts provenant de l’atmosphère, déclenchant ces effets alarmants et parfois irréversibles. » « Certaines de ces zones dites mortes, ou zones dépourvues d’oxygène sont relativement petites, d’une superficie de moins d’un kilomètre carré, alors que d’autres sont bien plus larges, s’étalant sur 70 000 kilomètres carrés. Il est évident que si des mesures ne sont pas prises pour régler urgemment le problème à la source, celui-ci ne fera que s’intensifier. » « Des centaines de millions de personnes sont tributaires du milieu marin pour leur alimentation, leur moyen d’existence, et leur épanouissement culturel. Réduire les impacts de l’agriculture, des déchets humains et de la pollution atmosphérique sur les océans et les mers représentent un élément incontournable pour atteindre les Objectifs de développement du millénaire et respecter le Plan de mise en œuvre du Sommet mondial sur le développement durable dans des domaines aussi divers que la pêche, la biodiversité, l’assainissement et la pauvreté. », a ajouté M. Toepfer. L’apparition de zones au niveau d’oxygène artificiellement faibles est en corrélation étroite avec l’utilisation de fertilisants synthétiques en agriculture. L’azote est un des principaux composants de ces fertilisants. Même si ils sont gérés avec attention, une grande quantité des fertilisants utilisés en agriculture persiste dans le sol d’où ils contaminent les rivières pour finir dans les mers. Les fertilisants, souvent associés aux nutriments des eaux usées ainsi qu’aux gaz azotés de la circulation routière et des émissions industrielles transportés dans l’atmosphère et déposés en zone côtière, entraînent l’efflorescence de phytoplanctons, sorte de minuscules organismes marins. La forte croissance puis la décomposition du phytoplancton absorbent une grande partie de l’oxygène présent dans l’eau de mer, appauvrissant ainsi les niveaux d’oxygène. Parfois, les conséquences sont moindres. Dans d’autre cas, elles sont dramatiques, entraînant l’exode de poissons fuyant des eaux devenues « asphyxiantes » et la mort en masse d’espèces plus lentes et vivant en profondeur, telles que les palourdes, les langoustes, les huîtres et les escargots de mer. Les coûts économiques engendrés par le phénomène des zones dépourvues d’oxygène sont inconnus, mais on peut estimer qu’ils sont considérables à l’échelle mondiale. Les premières zones mortes sont apparues dans le Chesapeake Bay aux Etats-Unis, dans la Mer Baltique, le Kattegat, la Mer Noire et au nord de la mer Adriatique. D’autres ont été recensés dans les fjords scandinaves. La zone morte la mieux connue se trouve dans le golfe du Mexique, fortement pollué par les nutriments et autres produits chimiques charriés par le Mississippi. D’autres zones ont fait leur apparition en Amérique latine, en Chine, au Japon, en Australie du sud-est et en Nouvelle Zélande. Dans certaines régions du monde, des mesures ont été adoptées afin de limiter le ruissellement de fertilisants et d’effluents provenant des sols. Un accord concernant le Rhin en Europe, au titre duquel des pays se sont engagés à réduire de moitié les niveaux d’azote déversé, a réduit de 37 pour cent les apports d’azote dans la Mer du Nord. Il y a toutefois lieu de s’inquiéter de l’émergence de nouvelles zones dépourvues d’oxygène dans certaines eaux côtières d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique, au fur et à mesure que l’industrialisation et l’adoption d’une agriculture plus intensive augmentent les rejets de nutriments. Selon certains experts, le réchauffement planétaire, l’augmentation des précipitations et la hausse des températures qui s’ensuit, pourraient aggraver la situation. La recherche entreprise par une équipe du College of William and Mary de la Virginia Institute of Marine Science au Glocester Point (Virginie), dont le travail figure dans le GEO Year Book, indique que l’on peut craindre un bouleversement dans la répartition des pluies et un dédoublement des niveaux de dioxyde de carbone. Dans certaines régions, cela pourrait ensuite conduire à un redoublement des déversements fluviaux dans les mers. On estime que le niveau d’oxygène dissous dans les eaux du nord du golfe du Mexique pourrait baisser de 30 à 60 pour cent suite à une augmentation de 20% du déversement des eaux de l’estuaire du Mississippi et une hausse des températures allant jusqu’à 4 degrés centigrade. Les mesures à prendre pour réduire la menace doivent être centrées sur les sources de la surcharge en azote. Les gouvernements peuvent aujourd’hui choisir entre de nombreuses options, grâce en partie à une compréhension scientifique nouvelle de l’azote et de sa capacité à se répandre en cascades à travers l’environnement. A titre d’exemple, les forêts et les prairies ont la propriété d’absorber l’azote en trop et de ralentir son trajet de la terre jusqu’aux rivières et aux mers. Planter plus de forêts et encourager la pousse de prairies dans certaines régions du monde pourraient être bénéfiques. Affiner les techniques agricoles afin qu’une quantité inférieure de fertilisants soit gaspillée devrait être une autre option à prendre en considération. Elever le bétail dans les régions d’où proviennent leurs aliments pourrait apporter des bénéfices. De nombreux animaux de fermes en Europe sont nourris au soja provenant d’Amérique du Nord et d’Amérique latine. Elever ces animaux dans les régions productrices de soja pourrait réduire l’exportation d’azote vers des régions telle que l’Union européenne où l’apport excessif d’azote constitue un problème important. L’utilisation généralisée de technologies qui éliminent les éléments azotés des émissions automobiles, associée à l’adoption universelle de sources d’énergie alternative qui ne consomment pas de combustibles fossiles, sont quelques unes des autres mesures à prendre. Un traitement plus efficace des eaux usées, ayant recours aussi bien à des procédés de pointe, tels que des usines de traitement d’eau, qu’à des procédés naturels tels que les aires marécageuses, réduirait non seulement le déversement de nutriments dans les eaux de mers, mais permettrait d’atteindre les Objectifs de développement du millénaire portant sur l’eau et l’assainissement. Les points rouges sur la carte indiquent les zones où l’on observe un appauvrissement saisonnier de l’eau de mer en oxygène du fait des activités humaines
Pour obtenir des informations complémentaires, veuillez prendre contact avec Eric Falt, porte-parole et Directeur de la communication et de l’information du public du PNUE, au 254-20-623-292, ou au 254-733-682-656 ; ou encore par courrier électronique à l’adresse eric.falt@unep.org ; on peut aussi contacter Nick Nuttall, responsable des médias du PNUE, à Jeju au (82) 64 767 8616, ou au (82) 18 696 4195, ainsi que par courrier électronique à l’adresse nick.nuttall@unep.org; ou Tim Higham, Responsable régional de l’information, bureau du PNUE à Bangkok, au +66 2 288 2127 ou au +66 9 1283803, ainsi que par courrier électronique à l’adresse higham@un.org. Communiqué de presse du PNUE 2004/14F |
19 mars
2004
Ex-ministre
indonésien de l'Environnement,
Emil Salim a supervisé la Revue des industries extractives. Entretien.
Pourquoi la Banque mondiale doit-elle cesser de financer des projets
pétroliers, gaziers et miniers ?
Le sommet de la Terre de Johannesburg, en 2002, a marqué un tournant. On
a enfin dépassé 50 ans de développement conventionnel pour entrer dans
l'ère du développement durable. Un développement qui n'est plus
uniquement économique, mais basé sur un équilibre nécessaire entre les
intérêts économiques, sociaux et environnementaux. Si ce paradigme
change, la Banque mondiale (BM), premier acteur du développement, doit
elle aussi changer. Après tout, elle n'est pas une banque commerciale,
mais d'intérêt général. Et elle milite, comme le dit souvent James
Wolfensohn, son président, pour "un meilleur équilibre". C'est
d'ailleurs le titre de mon rapport. Il faut mettre du contenu derrière
ce beau principe.
Une institution internationale n'a pas à financer, par ailleurs, des
énergies fossiles comme le charbon ou le pétrole, dont l'impact sur le
réchauffement climatique est largement documenté. Entre la santé,
l'éducation, les infrastructures, la Banque a un portfolio énergétique
limité. Pourquoi 94 % de ses fonds sont-ils dévolus aux énergies
fossiles et 6 % aux énergies renouvelables ? Pourquoi n'appuie-t-elle
pas, par exemple, la Grameen Bank (pionnière de la microfinance, ndlr),
qui finance des paysans pour l'achat de portables rechargeable au
solaire ?
Vos conclusions sont jugées "coûteuses", "improductives" et
"irréalistes" par l'industrie, les syndicats, la BM...
Mais qui bénéficie directement et indirectement de ces fonds ? BP,
Shell, Chevron, Esso, Total, etc. Quels sont les pays qui ont réussi
leur développement en s'appuyant sur l'industrie extractive ? Botswana,
Oman, Malaisie. Et les 80 à 90 autres, les Nigeria, les Angola, les
Congo ? La Banque mondiale a bien sûr multiplié les contrôles pour
accepter de financer de tels projets, comme pour l'oléoduc
Tchad-Cameroun. Où sont allés les 25 premiers millions de dollars
dégagés par N'Djamena ? Dans des dépenses militaires. La difficulté, ce
n'est pas de définir des règles de consultation de la société civile, de
bonne gouvernance ou de conditions environnementales. La difficulté,
c'est d'être capable d'assurer le suivi...
Les projets liés aux industries extractives peuvent-ils permettre de
réduire la pauvreté dans le monde ?
Oui, à condition toutefois de développer un cadre, une gestion
proactive, une transparence réelle qui bénéficient vraiment aux plus
démunis. A condition que les communautés locales ou les populations
autochtones donnent leur consentement préalable. Que des évaluations
soient faites des impacts environnementaux, des rejets de résidus, de
l'utilisation de substances toxiques. Que la liberté d'association et la
liberté syndicale soient intégrées dans les projets et permettent le
respect minimum des droits humains. La BM n'a pas les moyens de faire
face à de tels engagements. Elle ne peut pas non plus faire comme dans
les années 80, où elle a promu les investissements sur le pétrole,
privatisé des pans entiers du secteur public, pensé en terme de
gigantisme...
Mais la BM n'a jamais autant joué la carte du partenariat. Illusoire ?
Non. Sans dialogue avec la société civile, les ONG, tout développement
réel est vain. La Banque, c'est un gros tanker, qui met du temps à
changer de cap. Il y a une énergie au sein de la BM pour changer en
profondeur. Mais aussi beaucoup de bureaucratie. Le problème, m'a confié
Wolfensohn, c'est qu'il faut convaincre les directeurs exécutifs de
changer de conception. Et les donneurs d'ordre, sont... les pays
développés. Qui manient à merveille le double standard : de grands élans
compassionnels dans les discours, et un statu quo dans les faits. Si les
pays du Sud suivent le même modèle de développement que le Nord, il
faudra trois planètes dès demain. Un Asiatique a besoin d'un hectare de
ressources pour survivre, un Américain de 115 hectares !
Pourquoi votre rapport est-il à prendre tel quel ou à laisser ? N'est-ce
pas le condamner à être rejeté ?
Non, c'est une question de cohérence et de consistance. Tous les
éléments du dossier sont interdépendants, comme c'est le cas du
développement durable : économie, social, environnement ont un destin
lié. Ne pas voir cela, c'est justement condamner notre avenir.
26 février 2004 Transports : cri d’alarme des défenseurs de l’environnement
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Les défenseurs de l’environnement ont exhorté le Parlement européen à modifier les grands projets européens de transport afin de prendre en compte les préoccupations environnementales.
Cinq ONG renommées de défense de l’environnement ont mis les eurodéputés en garde contre les effets dévastateurs qu’auront les projets européens sur les espèces et habitats protégés.
Les trois projets épinglés par les militants concernent l’amélioration de l’axe fluvial du Rhin/Meuse-Main-Danube, l’érection d’un pont reliant l’île de la Sicile à l’Italie au-dessus du détroit de Messine, ainsi que la construction d’une autoroute à travers la Gorge de Kresna en Bulgarie.
Les projets seront tous financés sous le programme des réseaux transeuropéens (RTE) de l’Union.
« Nous ne voulons pas que des projets nuisibles à l’environnement soient approuvés. Notre message est clair et légitime. Un projet qui enfreint plusieurs actes communautaires est un mauvais projet pour l’Europe », a déclaré le porte-parole du WWF, Francisco Tavares.
« Le Parlement européen a l’occasion d’apporter les changements nécessaires à la proposition. »
Bien que les pays concernés par les projets en violation de la législation communautaire risquent d’être amenés devant la Cour européenne de justice, les ONG ont souligné que tout recours judiciaire prendrait de nombreuses années, durant lesquelles les projets seraient mis à exécution de toute façon.
Les gouvernements des États membres ont donné en 2003 le feu vert aux propositions de la Commission européenne qui apportent des modifications aux projets de réseaux transeuropéens.
La liste corrigée comprend 30
projets prioritaires transfrontaliers concernant les voies ferroviaires,
terrestres et maritimes à travers l’Europe, qui doivent être mis en route d’ici
à 2020, pour un coût s’évaluant à 600 milliards d’euros.
Ces plans sont actuellement examinés dans les grandes lignes par le Parlement
européen, qui délivrera ses conclusions aux ministres européens des Transports
en mars.
Les détracteurs affirment que la révision de la liste devrait permettre de mettre en évidence le transport durable. Ils appellent en outre les eurodéputés à garantir que la législation de l’Union sur l’environnement est sauvegardée.
Toutefois, un porte-parole de la Commission a mis en doute l’infraction de la législation communautaire dans le cas présent.
Il a déclaré que les conséquences sur l’environnement avaient déjà fait l’objet d’une évaluation en juillet et août derniers et que l’ensemble des commissaires avaient donné leur accord aux projets.
« Le collège a pris une décision et aucune inquiétude ne fut soulevée, d’autant que je sache, par quel que commissaire que ce soit, ni la commissaire à l’Environnement, ni les services juridiques d’ailleurs. »
Le porte-parole a ajouté que chacun des projets bénéficiait du soutien des gouvernements des États membres.
Traduction : Frédéric De Bock
BRUXELLES 09/02 (BELGA) = La Commission européenne va s'employer à faire adopter des mesures concrètes pour freiner la perte de la diversité biologique, a annoncé la commissaire à l'environnement Margot Wallström, alors que s'ouvre à Kuala Lumpur une conférence internationale sur la question. La Commission espère parvenir à un accord sur la mise en place d'un réseau mondial de zones protégées, sur des indicateurs permettant de mesurer la biodiversité, ainsi que sur le renforcement de l'accès aux ressources génétiques et du partage équitable des avantages résultant de leur utilisation, a-t-elle indiqué. La diminution de la diversité biologique est à l'heure actuelle difficilement mesurable. On estime toutefois que plus de 12.000 des quelque 1,75 millions d'espèces recensées sont menacées. D'après la Commission, 42 pc des mammifères européens, 15 pc des oiseaux, 45 pc des papillons, 30 pc des amphibiens, 45 pc des reptiles et 52 pc des poissons d'eau douce sont menacés, tandis que de nombreux écosystèmes ont été perdus et que de nombreux autres sont en danger. La conférence de Kuala Lumpur (9-20 février) est la 7e des 188 parties à la convention sur la diversité biologique (CDB). Les 25 Etats membres de l'UE élargie en font partie, au contraire des Etats-Unis, qui n'ont pas encore ratifié le texte. (DAM)
9 février 2004 L’estuaire de la Seine, laboratoire naturel de l’Institut européen des risques
« Nous voulons créer une nouvelle dynamique économique qui soit au service d’un territoire et de l’environnement » a déclaré Nicole Ameline , présidente de l’Institut Européen des Risques (IER) à l’occasion d’une conférence de presse qui s’est tenue à la CCI de Honfleur, siège provisoire de l’association crée au printemps 2001 par le Conseil régional de Basse-Normandie et qui réunit les administrations de l’Etat, des collectivités territoriales, des universitaires et des entreprises industrielles. S’inscrivant dans une perspective de développement durable, l’IER se veut une structure d’aide à la décision et d’appui méthodologique aux acteurs du territoire qui ont la charge de son aménagement ou qui doivent gérer les risques majeurs engendrés par les activités humaines.
L’IER a choisi l’estuaire de la Seine comme espace de référence car il concentre sur quelques kilomètres carrés à la fois une forte population, un écosystème fragile et toute une palette d’activités industrielles, énergétiques et de transport maritime. « Alors que jusqu’ici la gestion du risque se fait de façon verticale de l’Etat vers les entreprises, nous voulons privilégier une vision horizontale qui rassemble l’ensemble des partenaires sans distinction de limites administratives car les risques ne connaissent pas les frontières » souligne la présidente. L’objectif affiché est d’utiliser « ce laboratoire naturel » qu’est l’estuaire comme plate-forme de recherches qui servirait de référence à l’ensemble des estuaires du monde En octobre 2003, l’IER a été retenu par le ministère de l’Ecologie en tant que coordinateur d’un projet de recherche baptisé « les nouvelles formes d’inscription territoriale des risques industriels » dans le domaine des sciences humaines et sociales.
L’IER dispose désormais d’une équipe de quatre permanents dirigés par Patrice Roux-Caillebot
9 février 2004 Airparif : pollution aux abords de Roissy
Selon une étude de l'association, l'impact
des activités de l'aéroport parisien peut atteindre annuellement jusqu'à
20% pour la pollution à l'azote.
L es activités de l'aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle ont un
impact sur la qualité de l'air, qui peut atteindre annuellement jusqu'à
20% pour la pollution au dioxyde d'azote au plus près de la plate-forme,
selon une étude menée par Airparif.
Pour répondre aux riverains des grands aéroports et des collectivités
locales qui s'inquiètent depuis quelques années des effets de la
proximité d'une plate-forme aéroportuaire sur la qualité de l'air,
l'association Airparif, qui mesure la teneur en polluants en
Ile-de-France, a engagé un programme d'étude autour des aéroports du
Bourget et de Roissy, au nord de Paris.
Révélés dans le Journal du Dimanche, les premiers résultats de l'étude
qui devaient être initialement publiés mardi, ont été communiqués
dimanche à la presse.
L'étude note que les niveaux de dioxyde d'azote à la périphérie de
l'aéroport de Roissy, à cheval sur les départements de la
Seine-Saint-Denis, du Val d'Oise et de la Seine-et-Marne, se sont
révélés "élevés par rapport à leur environnement essentiellement rural
et à leur éloignement du coeur de l'agglomération". Toutefois ces
niveaux sont "très variables", en raison du régime de vents aux abords
de Roissy. Le dioxyde d'azote est un polluant émis par les moteurs à
combustion.
Pas perceptible au delà de 4 km
Reste que des "niveaux de fond de dioxyde d'azote supérieurs de 20% à
ceux observés au coeur de l'agglomération parisienne, historiquement les
plus élevés d'Ile-de-France, ont ainsi été ponctuellement observés",
selon l'étude, qui précise toutefois que l'impact des émissions
aéroportuaires sur la qualité de l'air n'est "pas perceptible au-delà de
quatre kilomètres à partir de la limite extérieure de la plate-forme".
L'impact aéroportuaire a également été mis en évidence pour le monoxyde
d'azote et le monoxyde de carbone "malgré les faibles niveaux observés
lors de l'étude". En revanche, pour le benzène, aucun impact lié au
fonctionnement de l'aéroport n'a été décelé.
Par ailleurs, l'étude n'a pu définir si l'impact sur la qualité de l'air
est dû aux avions ou au trafic routier. "Faute de traceur spécifique et
du fait d'une évolution très similaire en volume du trafic routier et
des mouvements aériens au cours de la journée, il n'a pas été possible,
dans l'évaluation de l'impact global des activités aéroportuaires, de
déceler un impact caractéristique des seuls mouvements aériens".
"Risque non négligeable"
Pour le dioxyde d'azote, l'étude conclut qu'il existe même dans les
zones rurales à la périphérie de la plate-forme de Roissy un "risque non
négligeable" de dépassement de l'objectif de qualité annuel de 40
microgrammes/mètre cube, jusqu'à une distance de quelques kilomètres,
"lorsque les vents dominants placent ces zones sous le panache des
polluants émis par l'aéroport".
En revanche, l'impact du Bourget, aéroport dédié à l'aviation d'affaires
dont le nombre de mouvements aériens est dix fois plus faible que
Roissy, s'est avéré "impossible à identifier clairement" en raison de
"l'imbrication de l'aéroport au sein même de l'agglomération parisienne
et d'un réseau routier local très dense".
Pour étudier le secteur du Bourget et de Roissy-Charles-de-Gaulle qui
ont enregistré à eux deux près de 560.000 mouvements aériens en 2002,
Airparif a mené une étude en trois phases. Lors de la dernière phase,
deux campagnes de mesures intensives d'une durée de six semaines ont été
réalisées avec le soutien de 54 communes dans un domaine de cinq
kilomètres autour des deux aéroports, entre mi-janvier et mi-février et
fin mai et mi-juillet, avec environ 200 sites de mesures provisoires.
Travail d'inventaire
En parallèle, des mesures en continu ont été effectuées à l'aide de
quatre laboratoires mobiles placés aux quatre points cardinaux de la
périphérie de la plate-forme de Roissy.
Dans une autre étude, Airparif a conduit un travail d'inventaire des
émissions franciliennes pour 2000 qui permet d'évaluer que le trafic
aérien contribue à hauteur de 4% des émissions régionales d'oxydes
d'azote soit l'équivalent "des émissions de dioxydes d'azote générées
par les activités d'incinération des ordures ménagères dans la région. A
lui seul, le trafic aérien de Roissy émet des tonnages d'oxydes d'azote
et de composés organiques volatiles comparables à ceux générés par le
trafic automobile du boulevard périphérique", conclut Airparif. (AP)
NOUVELOBS.COM
29 janvier 2004 Le Cameroun veut rapatrier ses gorilles de Malaisie
Yaoundé,
Cameroun, 29/01 - Le gouvernement camerounais a lancé, mardi, un appel à la
communauté internationale pour l`aider à rapatrier quatre gorilles, exportés
frauduleusement en Malaisie par des touristes de ce pays, a appris la PANA de
source proche du ministère de l`Environnement.
"L`alerte est venue l`année dernière des responsables du jardin botanique de
Limbé qui ont signalé que quatre gorilles des forêts camerounaises, exportés
frauduleusement via le Nigeria, se sont retrouvés au jardin zoologique de Taipon,
en Malaisie", a expliqué un officiel camerounais, qui a requis l`anonymat.
"Après des tests ADN, il a été prouvé que les gorilles concernés sont d`origine
camerounaise, mais la partie malaisienne veut rapatrier ces animaux vers
l`Afrique du Sud. Or, les autorités de ce pays affirment que cette espèce
n`existe pas dans leurs forêts", a-t-il ajouté.
Selon lui, la démarche du gouvernement camerounais répond au souci de respecter
la Convention sur les espèces en danger (CITES), dont il est signataire.
29 janvier 2004 Communiqué de presse PNUE/101
Robert
Hepworth, Responsable de l'initiative de partenariat du GRASP dont le siège est
au sein du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) à Nairobi
(Kenya) a déclaré: "Cette livraison apportera une aide essentielle aux
départements chargés de la conservation de l'environnement dans ces pays et
renforce la capacité de ces départements, un objectif clé du GRASP."
Selon David Jay de la Born Free Foundation: " La générosité de DHL nous a permis
de nous approcher un peu plus de notre objectif qu'est d'assu