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30 novembre 2004
Génération écologie et l'application de la loi en
corse
Génération écologie i turchini demande l'application de la Délibération
N°02/76AC de l'assemblée de corse portant adoption des orientations du
développement agricole en corse séance du 22 mars 2002 conformément à la LOI
no 2002-92 du 22 janvier 2002 relative à la Corse (1) je cite : « Art. L.
4424-1. - L'Assemblée règle par ses délibérations les affaires de la Corse.
Elle contrôle le conseil exécutif.
I « turchini » s'étonne de l'implication de certain ministrechronpolit_0512.htm dans le dossier
de l'endettement de l'agriculture corse dans la mesure où l'assemblée corse
avait déjà pris position en votant une délibération. Dans ce contexte « i turchini » s'interrogent sur la légalité de la commission dite CESAC présidé
par Monsieur Hirel en charge de la dette bancaire conformément aux voux du
gouvernement. Les « turchini » s'interrogent également sur la position du
Préfet de région compte tenu de cette situation particulière. En effet il ne
faut pas oublier que le Préfet de Région est délégué du Gouvernement, il est
donc le représentant direct du Premier Ministre et de chacun des ministres.
Si la représentation permanente de l 'Etat confère au Préfet de Région des
pouvoirs un problème se pose dans le cas présent.
Comment peut-il assurer avec impartialité ses fonctions dans les domaines
qui lui incombent, notamment dans le domaine de la légalité, et en
particulier, en ce qui concerne l'application des délibérations de
l'assemblée de corse ; n'oublions pas qu'il assure le contrôle administratif
de la collectivité territoriale régionale.
Pierre Noël Tucci - Responsable GE Les Bleus « i
turchini »pour la Corse
Cliquez ici pour lire la délibération de l'Assemblée de Corse du 22
mars 2002
3 novembre 2004
Génération
écologie " i turchini " dénonce le massacre des côtes corses
Une fois de plus la spéculation immobilière a frappé et pas n'import près de
Porto-Vecchio - au milieu du Parc marin international des Bouches de
Bonifacio entre le golfe de Santa Giulia et la plage de Palombaghja.
Deux sites considéré comme exceptionnels à la réputation internationale. Le
résultat est dramatique et l'impact est phénoménal .Une excavation de plus
de 200 mètres de long, et de plus de 100 mètres de large avec une hauteur
approximative de plus de 10 mètres Toute cette opération pour réaliser trois
maison pour une superficie de plus de 4000 m2.
Coïncidence ou pas ces travaux sont effectuées sur deux lotissements " Isole
d'Oro " et " Punta d'Oro ".
Fait remarquable M. Camille de Rocca Serra, maire de la commune, ainsi que
président de l'assemblée de Corse n'est pas courant de l'impact de ce projet
sur l'environnement.
Pierre Noël Tucci - Responsable GE Les Bleus « i turchini »pour la Corse


19 novembre 2004
FAUT-IL FAVORISER LES DELOCALISATIONS ?
Beaucoup d'entre a coulé, coule et coulera encore sur ce thème sans qu'une
vérité n'en sorte et encore moins une solution.
Le débat peut-être éclairé par des faits et une nécessité. Il est surprenant
de voir comment les tenants du développement social et de la répartition à
la Française, vitupèrent contre les délocalisations sans comprendre à quel
point leur argumentation est dépassée et contradictoire.
Les Verts comme les Socialistes et autres " gens de gauche " considèrent que
la répartition de la richesse en France est le garant de la prise en compte
des besoins des " pauvres " au détriment des " riches ". Les " riches "
doivent payer des impôts (accessoirement sur l'argent qu'ils gagnent) pour
financer les besoins des " pauvres " comme les indemnités chômage, la CMU
(couverture maladie universelle) et les retraites. C'est un système qui
montre ses limites mais qui fait l'unanimité de l'un et l'autre côté de
l'échiquier politique national.
Elargissons ce raisonnement au moins à l'Europe. Les " riches " devraient
payer pour les " pauvres " pour que ceux-ci soient moins " pauvres " tout en
conservant leur dignité et en travaillant. Il devient donc normal d'exporter
le modèle français à l'Europe car nous devons rester influents. Dans ce cas
quoi de plus naturel que les travailleurs français qui font figure de "
riches " donnent un peu de leur travail à des travailleurs " pauvres "
européens qui viennent de rentrer dans l'Europe. Cela s'appelle de la
répartition des richesses par la répartition du travail, droit inaliénable
et constitutionnel. Il est donc normal que nous fassions profiter ces
travailleurs polonais et bientôt roumains des bienfaits du productivisme
industriel dont nous avons tant profité pendant les 30 glorieuses.
Des faits viennent corroborer cette nécessité. La tendance qui consiste à ne
considérer que les " patrons exploiteurs " des grands groupes est facile. Il
ne représente pourtant pas la majorité des chefs d'entreprise et, en
général, ils n'ont pas les problèmes de trésorerie qu'un patron de PME ou un
artisan doit gérer pour payer ses charges sociales tous les mois. La PME ou
l'artisan doit produire non pas au meilleur prix mais au plus bas. Pourquoi
? Parce que les consommateurs " riches " comme " pauvres " ou encore les
institutions françaises pèsent sur les prix de manière extrêmement forte. Il
suffit sur certains marchés de comparer les prix de ventes au détail il y a
10 ans et maintenant pour constater au mieux une stabilité en Francs/Euros
courants voire une baisse qui peut atteindre 50% voire plus. Si cette
situation concurrentielle est jugée normale pour les acheteurs qui en
profitent, il faut considérer également comme normal la recherche de la
baisse des coûts de revient (et notamment des coûts de main d'œuvre directe)
pour préserver les marges et la plus large partie de l'emploi en France. Une
solution retenue par les entreprises est la délocalisation et elle ne
concerne pas que les grands groupes mais également les PME qui peuvent soit
délocaliser physiquement une partie de leur savoir faire par transfert de
compétences ou de technologies, soit faire appel à de la sous-traitance
étrangère moins onéreuse qu'en France. C'est là aussi une autre forme de
délocalisation.
La paix passe par la paix sociale dont la répartition des richesses est un
élément fondamental. Il est donc vital de maintenir cette stratégie
économique. De plus l'augmentation de l'offre de travail dans les pays les
moins favorisés de l'Union Européenne finira pas augmenter les prix des
services et productions transférés et à envisager un rééquilibrage des
différentes économies de l'Union sans toutefois aboutir à une homogénéité
totale. Il nous faudra plus d'une génération pour trouver cet équilibre mais
c'est l'augmentation du niveau de vie des plus " pauvres " qui garantit un
système de répartition quel qu'il soit, tout simplement parce qu'il faut
bien continuer à l'alimenter.
De cette répartition naîtra une meilleure gestion des ressources à condition
que les politiques jouent leur rôle d'accompagnement par une réglementation
visant à lisser les abus et non à empêcher la fluidité économique au sein de
l'Union Européenne. Il y va de l'intérêt de la préservation des acquis
sociaux des français et de la paix en Europe.
Bruno FERREYROL, GE 13
18 novembre 2004
Génération Ecologie « i
turchini » et le dossier Agricole Corse
Génération Ecologie « i turchini » s'interroge sur la volonté réelle du
gouvernement de régler le problème de l'Agriculture insulaire.Deux Ministres
et même le premier ministre pour résoudre ce problème il faut croire que
cela représente un travail de titan.
En fait le problème se décompose de la façon suivante trois types de dettes
une dette bancaire, une dette sociale (MSA) et enfin une dette contracte
auprès de l'office hydraulique.
Dans ce contexte Il faut préciser deux autres points :
- Le premier la formation dispense au agricole de sartene outil de formation
pourtant indispensable à la profession agricole traverse une période trouble
par manque de moyen financier mis a la disposition de l'établissement.
Conséquence : les répercutions sur le service public sont sans précèdent
sans compter que les conditions de travail des enseignants et les conditions
de vie des élèves sont déplorables.
- Le second, la majorité des exploitations présentent en corse ne disposent
pas des infrastructure nécessaire pour être conforme aux normes Européenne
d'où l'importance d'un véritable plan de relance.
La réponse du gouvernement dans l'immédiat est la suivante :
12 millions D'euro promis dans le cadre du rattrapage au sein du contrat de
plan et 25 million D'euro promis depuis juin 2003 par le premier Ministre.
Les turchini se positionnent clairement et affirment que cette somme de 25
millions D'euro doit être utilisé exclusivement pour le plan de relance qui
est en fait un plan de survie de l'Agriculture Insulaire.
Imaginer un seul instant que cette somme doit être utilisée à d'autre fin
serait une erreur capitale.
Les turchini affirment également que le problème créer par la dette doit
être revue dans sa globalité sans oublier pour autant le problème du lycée
agricole qui doit être traite indépendamment de cette enveloppe de 25
millions D'euro.
Les personnes en charge de traiter se dossier doivent savoir qu'ils
détiennent l'avenir de la Corse et que l'histoire ne va pas les oublier, les
décisions qu'ils vont prendre vont conditionner notre avenir.
Les turchini estiment que tout ceux qui préconisent de destiner cette somme
de 25 millions d'euro au seul bénéfice de la dette seront les fossoyeurs de
l'Agriculture Corse.
Aussi ils encouragent l'ensemble des acteurs de ce dossier syndicats et
chambres à tenir une position commune qui consiste à repartir sur de
nouvelles bases de réflexion en travaillant sur la capacité de remboursement
des exploitations en déterminant ce taux (%)en fonctions du contexte
insulaire .
Notre patrimoine écologique aussi bien que culturel nous a été transmis de
génération en génération en partie grâce à l'action des principaux acteurs
que sont nos agriculteurs. Sacrifier toutes cette frange de la population
sur l'autel de l'Euro aurait des répercutions catastrophiques et
irrémédiables pour l'avenir de laCorse.
Personne ne veut ouvrir les yeux et réaliser qu'une partie de notre richesse
disparaîtra avec la mort de l'Agriculture Insulaire. Pourtant « La
tradition est la richesse la plus précieuse d'un peuple ».
Pierre Noël Tucci - Responsable GE Les Bleus « i turchini »pour la Corse
17 novembre 2004
Zoo de Vincennes
Tribune de Laurent Lafon parue dans Le Monde du 19 septembre 2004
Triste actualité pour le bois de Vincennes en ces Journées du patrimoine !
Peut-on parler de surprise ? Certes non : on ne compte plus les rapports,
études et mises en garde pour attirer l'attention du propriétaire - l'Etat -
sur le délabrement du zoo. Le ministère de l'éducation nationale vient de
promettre au Muséum national d'histoire naturelle, dont dépend le parc
zoologique, 0,5 million d'euros pour des travaux d'urgence, quand on chiffre
à 60 millions la rénovation totale, indispensable à la pérennité du site.
Comment a-t-on pu en arriver là ?
Quel mal secret ronge l'action publique pour voir notre patrimoine national
faire les frais de cette incurie ? Assurément, il y a une propension
française à laisser les édifices à l'abandon pour les restaurer ensuite ;
l'on s'exalte plus lorsqu'il y a beaucoup à faire que dans le soin
quotidien, et l'on préfère les habits du sauveur à ceux de l'intendant
fidèle. Ici comme ailleurs, l'Etat montre le mauvais exemple. Le manque
d'intérêt endémique pour l'entretien du patrimoine ne saurait seul expliquer
le mal actuel. Le problème réside aussi dans la logique rétive des
considérations budgétaires. Car les crédits d'entretien, à la différence des
travaux neufs, s'inscrivent en fonctionnement. Ils ont dès lors ce vice
impardonnable pour les finances d'être des dotations que l'on "risque" de
dépenser. Aussi Bercy leur préfère de loin une autorisation de programme,
régulable à volonté ! Un cadeau de 500 000 euros fera-t-il oublier que, dès
1999, l'Etat s'est engagé à réaliser des travaux dans ce zoo, et que, depuis
2000, chaque loi de finances autorise un programme de rénovation du Muséum
de 0,15 milliard d'euros, ouvrant ainsi les crédits permettant la rénovation
du parc zoologique ? Or aucun euro n'a encore été dépensé. Si l'argent n'a
pas d'odeur, il y a des promesses qui sentent la monnaie de singe...
Pis encore, tout porte à croire que nous sommes les témoins impuissants de
jeux d'écriture complices entre ministères. Les rapports parlementaires,
comme ceux de la Cour des comptes, n'ont de cesse de le mettre en évidence.
Alors que l'état de notre patrimoine se dégrade, les crédits que lui
consacre la loi de finances ne sont pas intégralement consommés. Si l'on
ajoute que cette sous-consommation chronique a pu autoriser, par le passé,
le "recyclage" de l'argent du patrimoine au bénéfice du spectacle vivant,
déshabillant les fourmis pour habiller les cigales, que reste-t-il de
sincère dans la politique budgétaire et quel crédit (sans jeu de mots)
accorder aux documents soumis à l'approbation de la représentation nationale
? Seulement voilà, l'effet d'annonce prend en politique le pas sur la
réalité de l'action publique. Pourtant, parce qu'il est le coeur de l'action
politique, le budget ne peut plus souffrir de son manque de sincérité et de
sa déconnexion de la réalité. Il doit moins s'agir d'afficher des objectifs
séduisants en termes de loi de finances que de s'attacher sans défaillance
au budget exécuté. Mission impossible tant que les effets d'annonce
opacifieront toute analyse.
En 1999, la réhabilitation du zoo était estimée à 83 millions d'euros ;
réjouissons-nous s'il est vrai que 60 millions peuvent suffire aujourd'hui !
Hélas, le doute subsiste : le chiffre ancien était-il surdimensionné pour
accentuer l'effort consenti, ou est-ce la prévision actuelle qui dissimule
une rénovation partielle, en deçà des besoins réels ? Il est urgent de
pratiquer une sincérité des inscriptions budgétaires, d'autant qu'elle ne
contredit pas, bien au contraire, les efforts d'économies. Il y aurait à
cette révolution des moeurs budgétaires une autre vertu, et non des moindres
: réintroduire la politique dans les choix patrimoniaux de la nation, à un
moment où la sensibilité populaire est particulièrement vive sur le sujet.
Plus de rigueur budgétaire rappellerait que l'Etat n'a pas les moyens de
tout faire, et qu'il faut savoir faire des choix. Rien de plus politique que
cela : faire des choix. En revanche, si l'acte budgétaire apparaît comme une
contrefaçon de la réalité, c'est l'acte politique qui s'en trouve
décrédibilisé. Il n'est guère alors d'autre issue que de quitter l'espace
politique, de faire appel aux médias et de s'exprimer dans le champ plus
vaste du débat public. Ce que je fais, pour réclamer que soit prise en
compte la volonté populaire : sauver le zoo de Vincennes.
(Envoyé par Michel Verna, Responsable GE 95)
15 novembre 2004
La pollution chimique (*)
Les écolos se trompent de cible en se limitant à des manifestations contre
la pollution nucléaire et les manipulations génétiques qui ne tuent pas
aujourd'hui mais tueront peut-être un jour. La pollution par l'énergie
fossile, la pollution automobile, par les pesticides, plastiques, etc. ou
pollution chimique, tue des dizaines de milliers de personnes par an et
réchauffe le climat : cancers en progression, infarctus et artérites,
martyre du tiers des nourrissons par la bronchiolite aiguë inconnue il y a
50 ans, explosion des allergies (l'asthme est devenu mortel depuis 50 ans),
déstructuration hormonale, sexuelle et reproductrice de la faune,
infiltration de molécules toxiques dans les nappes phréatiques, les
aliments.
Des députés européens (40) se sont faits tester : 50 molécules toxiques dans
le sang. Cent mille molécules sont dispersées par milliers et millions de
tonnes dans la nature dont moins de dix-mille ont été testées (Reiss). La
toxicité est étudiée par molécule, mais les associations se potentialisent
et l'on ignore la toxicité réelle dès qu'il y a plus de trois toxiques. De
plus l'organisme enferme les toxiques dans les graisses (Colborn), c'est là
qu'il aurait fallu chercher. Ces toxiques sont relargués massivement dans le
sang lors de la grossesse, de l'allaitement, d'un amaigrissement. Depuis la
fin des années 50 chaque enfant nait avec une cinquantaine de cancérogènes
amarrés à son ADN (Séralini). Le seuil de toxicité chronique est bien plus
faible que le seuil de toxicité aiguë ; on sait que l'on doit baisser la
dose d'un médicament pris au long cours.
La pollution chimique, la moins visible est la plus grave et il y a urgence
à la réduire drastiquement et non de quelques pour cent comme le prévoit
Kyoto. C'est l'avenir de l'espèce humaine qui est en jeu.
JC
* Texte que m'a envoyé un internaute avec qui je corresponds
régulièrement :
Message intéressant, même s'il faut pondérer le chiffre de 50 qui est
global. En effet, il n'y a pas 50 molécules indésirables dans le sang de
chacun d'entre nous. Mais il y en a suffisamment pour prendre peur (une peur
positive, réactive)et entreprendre une révolution économique de nature
écologique. Mais je ne me fais pas d'illusion. Je suis bien persuadé qu'on
attendra que les choses aillent mal, pour commencer à sortir la tête du
sable, comme le disait Jean Monnet:"les hommes n'acceptent le changement que
par nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise".
Michel EVRARD
Ecolonomiste Haut-Savoyard
7 novembre 2004
Lettre au Président de la République
Monsieur le Président de la République,
Je me dois de vous informer d'une situation qui s'avère être extrêmement
grave en ce qui concerne la Région Corse. Le Développement économique et
l'emploi étaient l'objet de la visite en Corse du Premier Ministre en ce
jour du 5 novembre, le PEI (plan exceptionnel d'investissement) étant
l'élément phare de cette opération.
Le constat est consternant on assiste à une véritable méconnaissance de la
situation en Corse notamment en ce qui concerne le dossier Agricole et les
conséquences de ce manquement seront désastreuse pour la société insulaire.
Plusieurs faits en atteste comment peut on faire une réunion sur le
développement de l'agriculture insulaire en n'invitant pas l'ensemble des
représentants de la profession ?
Les syndicats via Campagnola et le CDJA de Corse du Sud étaient exclus de
cette réunion maladresse ou bien acte intentionnel ?
Pour une meilleure compréhension du sujet il est nécessaire de rappeler que
ce sont les deux syndicats qui ont refusé de signer le protocole mis en
place par monsieur Hirel sur la dette bancaire. Protocole dont Monsieur le
Premier Ministre affirme avec vigueur qu'il s'avère être un véritable succès
à un point tel qu'il encourage l'ensemble des personnes chargé de la dette
sociale a employer cette même méthode.
Enfin toujours dans ce domaine une annonce la création d'un office sur le
foncier ou la CTC (collectivité territoriale) et les élus de proximité
(maire,.. etc.) seraient parties prenante.Bref, des propos qui sans aucun
doute ne sont pas de nature à apaiser le climat de violence qui règne en
Corse.
«On ne doit pas oublier le désordre évident du patrimoine immobilier, compte
tenu de la situation juridique confuse liée à l'indivision. Huit biens sur
dix ne font pas l'objet d'un titre de propriété. Le pire est donc à craindre
pour les années à venir »
Personne n'est dupe et inutile d'être devin pour en tirer en conclure que la
mort de l'Agriculture Insulaire se confirme, quand à la spéculation
immobilière il est évident que toutes les conditions sont réunis pour
faciliter sont extension.
Les « turchini » affirment très clairement que le PEI tel qu'il est conçu ne
résoudra pas le problème de la violence en corse comme certain le pense.
La politique dite de la mallette n'a jamais payé sur l'île, il suffit de
connaître l'histoire de notre Région pour en avoir la preuve.
Dans ce contexte il est très clair que la violence se multipliera au fil du
temps au même rythme que les injustices, souhaitons pour tout le monde que
cette violence ne traverse pas la méditerrané.
En espérant que vous ne resterez pas insensible à cette démarche, veillez
agréer, monsieur le Président, l'expression de mes sentiments respectueux.
Pierre Noël TUCCI
Responsable de Génération Ecologie Les Bleus pour la Corse " turchini "
5 novembre 2004
Génération Ecologie « i turchini »
et la Visite de Monsieur le Premier Ministre en Corse
Le Développement économique et l'emploi étaient l'objet de la visite en
Corse du Premier Ministre en ce jour du 5 novembre, le PEI (plan
exceptionnel d'investissement) étant l'élément phare de cette opération. Si
Monsieur Jean Pierre Raffarin manie avec une certaine aisance le vocabulaire
de la langue Française je cite : « La Corse n'est pas un dossier c'est une
région » ou bien « c'est un triangle équilatérale dont les trois
cotés sont, la fermeté de l'état, stabilité institutionnelle le
développement économique »
En Corse la population attendait de sa part non pas des jeux de mots mais de
véritable solution.
En fait cette visite pourrait se résumer par les simples paroles d'une
chanson « la ballade des gents heureux ».
Mais le plus grave dans cette histoire est la véritable méconnaissance de la
situation en Corse notamment en ce qui concerne le dossier Agricole.
Plusieurs faits en atteste comment peut on faire une réunion sur le
développement de l'agriculture insulaire en n'invitant pas l'ensemble des
représentants de la profession ?
Les syndicats via Campagnola et le CDJA de Corse du Sud étaient exclus de
cette réunion maladresse ou bien acte intentionnel ?
Pour une meilleure compréhension du sujet il est nécessaire de rappeler que
ce sont les deux syndicats qui ont refusé de signer le protocole mis en
place par monsieur Hirel sur la dette bancaire. Protocole dont Monsieur le
Premier Ministre affirme avec vigueur qu'il s'avère être un véritable succès
à un point tel qu'il encourage l'ensemble des personnes chargé de la dette
sociale a employer cette même méthode.
Enfin toujours dans ce domaine une annonce la création d'un office sur le
foncier ou la CTC (collectivité territoriale) et les élus de proximité
(maire,.. etc.) seraient parties prenante.Bref des propos qui sans aucun
doute ne sont pas de nature à apaiser le climat de violence qui règne en
Corse.
Savoir reconnaître ses erreurs est une qualité que beaucoup d'homme
politique devrait posséder, l'orgueil ne fait pas bon ménage avec la paix.
Personne n'est dupe et inutile d'être devin pour en tirer en conclure que la
mort de l'Agriculture Insulaire se confirme, quand à la spéculation
immobilière il est évident que toutes les conditions sont réunis pour
faciliter sont extension.
Les « turchini » affirment très clairement que le PEI tel qu'il est conçu ne
résoudra pas le problème de la violence en corse comme certains le pensent.
La politique dite de la mallette n'a jamais payé sur l'île, il suffit de
connaître l'histoire de notre Région pour en avoir la preuve.
Dans ce contexte il est très clair que la violence se multipliera au fil du
temps au même rythme que les injustices, souhaitons pour tout le monde que
cette violence ne traverse pas la méditerrané.
Pierre Noël TUCCI
Responsable de Génération Ecologie Les Bleus pour la Corse " turchini "
3 novembre 2004
Le débat sur l'entrée de la Turquie dans l'U.E. est
un combat d'arrière garde
A mon avis, une question plus fondamentale que l'entrée de la Turquie,
devrait être posée.
L'Union Européenne existe-t-elle ? Je commence à en douter, quand on
voit les délocalisations souvent injustifiées qui se sont produites à
l'intérieur de l'UE. Drôle d'Union qui aboutit à une guerre économique sans
merci ! Aujourd'hui, certaines usines délocalisées (en Irlande, par exemple)
partent vers des pays hors UE, là où les salaires sont encore moins élevés.
Mais c'est toujours les contribuables des pays touchés qui doivent payer les
pots cassés, c'est à dire, indemniser les nouveaux chômeurs. Depuis
longtemps, des Industriels vont implanter des unités de production dans les
pays qui leur offrent un marché intéressant. Comme toujours, jusqu'à un
certain niveau, il n'y a rien à redire. Mais trop est trop. Actuellement, le
mouvement s'accélère et menace de plonger certains pays, comme la France et
l'Allemagne, dans une récession mortelle.
Inversement, les frontières des Marches de l'UE n'étant pas très bien
gardées (et c'est peu dire), les trafics illégaux en tous genres prennent
une dimension ahurissante. Les douanes estiment à 250 tonnes, la quantité de
drogue dure qui entre, chaque année, dans l'UE. Quant au cannabis, n'en
parlons pas, il remplirait des dizaines de poids lourds. De fait, il est
impossible de contrôler les milliers de camions qui entrent, chaque jour, de
tous côtés et notamment par le sud de l'Espagne. Il y a aussi le trafic
d'êtres humains : clandestins venant chercher du travail (ou des
allocations) ou jeunes femmes soumises à la prostitution et à la cruauté de
leurs proxénètes.
D'autre part, il y a un énorme télescopage entre l'UE et l'OMC qui exige une
concurrence internationale quasi illimitée et qui fait de l'UE, un véritable
panier percé. Nous reviendrons tôt ou tard à une réglementation qui mettra
fin aux agissements des chevaliers d'industrie et autres prédateurs qui ont
phagocyté l'Economie, dans le seul but est de faire du fric, au détriment
des populations qu'ils rançonnent sans scrupules. Il faudrait avoir le
courage de reconnaître que l'Economie Européenne et mondiale fonctionne
comme une circulation routière sans code de la route.
Dans ces conditions, une organisation équitable des échanges internationaux,
n'englobant que certains secteurs et permettant ainsi à chaque pays, de
sauvegarder les activités économiques essentielles à sa survie, me paraît
indispensable. Le grand melting-pot économique actuel n'a pas beaucoup
d'avenir, tant au niveau Européen que mondial. Plus on tardera à s'en
défaire, plus la pente à remonter sera raide. Alors, si nous ne voulons pas
que les frontières de l'Europe se referment brutalement, comme des huîtres à
marée basse, nous devons revoir entièrement l'organisation de l'Economie
Européenne et mondiale, dans le sens du partage évoqué plus haut. Il est
fort à parier que les textes qui fixeront cette réforme, seront d'une
limpidité totale. Au contraire, le texte de la Constitution Européenne est
si tortueux, voire tordu, qu'il est pratiquement incompréhensible : parole
de Cohn Bendit sur France-Inter, courant Octobre, ce qui ne l'empêche pas de
prôner le OUI. Il est vrai que ce trublion n'en est pas à une contradiction
près. Mais pour une fois qu'il dit quelque chose d'intéressant…
Enfin de compte, c'est la conjoncture qui va nous mettre tous d'accord. Avec
un baril de pétrole en folie, nous ne pourrons pas continuer longtemps à
acheter à des milliers de kilomètres, certains biens de consommation
courante qui pourraient être fabriqués localement, avec une rentabilité
largement suffisante grâce aux économies d'énergie, d'argent et de
pollution, réalisées sur le transport et grâce à une technologie moderne qui
est prête à l'emploi, depuis belle lurette.
Michel Evrard
Génération Ecologie 74
3 novembre 2004
Raison Garder !
Deux événements mineurs marquent l'actualité française ces derniers jours :
Tout d'abord les édiles locaux de tous bords, Conseil Régional, Conseil
Général et Agglomérations, réclament à l'unisson plus de " sous " pour
répondre aux besoins pressentis par la nouvelle étape de la
décentralisation.
Soit ! Cela semble décent !
Mais ce qui le parait moins c'est que certaines dépenses faramineuses
pourraient être revues à la baisse : constructions pharaoniques pour
certains sièges des CG et CR, train de vie de quelques uns des principaux
élus et surtout participations, comme partenaires payants, à des épreuves de
sports professionnels tels que tennis, golf, basket, football, voire F1.
L'argent du contribuable n'a rien à faire dans ces budgets démentiels !
Donc si les élus veulent honnêtement rééquilibrer leur trésorerie ils
devraient éviter de voter les lignes concernant ces dépenses et suivre
davantage les recommandations des Cour des Comptes Régionales qui, elles,
devraient passer de l'état consultatif à un statut plus formel en pouvant
remettre en cause également l'objectivité et la raison d'être d'une dépense
publique, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui !
Ensuite, vous avez pu voir dans les rues, manifestant, de braves gens assez
âgés, afin d'obtenir un peu plus de ressources pour leur quotidien !
Bien ! Pourquoi pas ? Qui n'a besoin d'un peu plus chaque jour ?
Mais ce qui m'interpelle, c'est que pour certains, dépassant les soixante
dix années, pour beaucoup issus du commerce ou de l'artisanat, ont très peu
cotisé lors de leur période active, ne voulant rien laisser aux nombreuses
Caisses de Retraite Professionnelles ( plus de 400) ni à l'Etat. Il y a
quelques décennies celui-ci à bien du intervenir pour recaler tous ces
retraités autour du Régime Général au frais en partie du contribuable que
nous sommes. Sans quoi je crains qu'ils n'aient aujourd'hui encore moins…..
Il ne faut donc rien oublier et surtout pas le fait que c'est déjà une
grande chance que d'arriver jusqu'à cet age là, vu la succession
d'événements graves qui ont jalonnés leur vie.
La seconde partie de ces manifestants, et semble-t-il la plus nombreuse, est
formée par des agents de l'Etat, les fonctionnaires. Cela est difficile à
admettre lorsque l'on connaît les règles de rémunération des retraités de
l'Etat qui ont, à quelques pourcentages près, le même revenu que leur
dernière année de carrière !
Bien sur on passe outre tous les avantages que la plupart de ces retraités
ont conservés de leur administration mère, tarifs réduits ; séjours de
vacances ; voyages ; économats etc… qui feraient bien la joie de beaucoup
d'autres moins bien lotis.
Il serait donc préférable, sauf pour des raisons politiciennes, de se calmer
sur ces revendications car j'aimerai bien plus que notre argent serve
davantage à préparer l'avenir en formant mieux nos jeunes gens, à développer
les transports en commun également accessibles aux handicapés, à animer
notre économie et à baisser la dette nationale qui charge déjà beaucoup nos
enfants et les enfants de nos enfants.
Un retraité
Albert BALDINI (GE 83)
3 novembre 2004
GE « i
turchini » et la montée en puissance de la violence en Corse
Dans notre Région la violence est présente sous toutes ces formes pourtant
les véritables valeurs de notre île sont loin de ce concept.
Aujourd'hui elle est devenue notre quotidien, rien ne nous est épargné son
expression se manifeste de diverses façons et possède de multiple facettes
dont certaines sont extrêmement sournoise. Du terrorisme dit classique
(plasticage, racket.. etc.) au terrorisme administratif (élection, procédure
administrative .etc.) toute la population de l'Ile est concernée.
Il ne fait aucun doute que cette violence est devenue dans notre société une
forme d'expression comme dans bien d'autres parties du monde. Toujours
contestable de part le caractère des actions extrêmes qu'elle peut revêtir
et des conséquences quelle peut engendrer, il n'en demeure pas moins que
cette forme d'expression est bien présente et qu'elle existe, aussi ne pas
en tenir compte serait une erreur.
Cette montée en puissance doit être analysé avec minutie.
Assimiler cette violence à une simple volonté d'imposer ses idées est un
raisonnement un peux simpliste, les causes sont plus profondes.Même si les «turchini
» ne peuvent cautionner cette forme d'expression ils peuvent cependant
comprendre les causes de ces actes dans la mesure ou la détresse et
l'exaspération d'une partie de la population est très probablement à
l'origine de ce phénomène.
Ce constat qui traduit cette montée en puissance de la violence est très
certainement révélateur d'une augmentation des injustices entre les hommes.
Cette situation dramatique semble sans issu dans la mesure ou nous savons
par expérience à travers l'histoire des civilisations que la violence
engendre la violence. Pourtant nous sommes dans l'obligation de sortir de
cette crise. Beaucoup sont tentés d'employer des méthodes considérées comme
répressives, mais la répression ne fera qu'accroître ce phénomène et pire
encore risque d'envenimer la situation.
Les «turchini » estiment qu'employer un tel procédé serait une erreur.
En outre compter sur la présence d'une majorité politique même dans un état
démocratique pour résoudre ce type de problème serait se méprendre une fois
de plus.
Aucun parti politique ni même aucun homme politique n'à le pouvoir de
canaliser et de contrôler cette violence. La multitude de mouvements
s'exprimant par le biais de cette violence en est la preuve.
La seule réponse possible afin de briser ce cercle infernal dans notre
Région est d'ordre économique en prenant surtout bien soin d'éviter de
multiplier les injustices. Cette réponse devra faire impérativement l'objet
d'une concertation de la part de l'ensemble de la classe politique
insulaire.
Imaginer, comme certains l'on crut à une époque, que le P.E.I. tel qu'il est
conçu résoudra le problème est faire fausse route.
Les mois à venir seront déterminants pour l'avenir de la Corse ;
actuellement il faut être bien être conscient que nous sommes dans l'oeil du
cyclone.
Pour leur part i « turchini » seront toujours présent aux cotes de ceux qui
souffrent mais ils ne peuvent cautionner cette violence qui est contraire à
leur devise : « Rispettu pè a natura ghjustiza pè tutti », mais aussi au
fondement de l'écologie, l'harmonie entre les espèces ne doit pas être
rompue.
Pierre Noël Tucci - Responsable GE Les Bleus pour la
Corse
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