28 août 2006


 28 août 2006

Réunion des Écologistes

"Dans le cadre de l'accord électoral avec les 4 formations écologistes  suivantes: MEI, GE, Trefle et MHAN, Génération Écologie a envoyé une délégation à l'université d'été du MEI qui se tenait a Valence dans le département de la Drome.
Cette mission était conduite par France Gamerre, Présidente de GE. Le but de la visite était de resserrer les liens entre les divers formations signataires de l'accord et de dialoguer avec les militants du MEI.
Les présidents des 3 partis invités ont présenté leur mouvement et répondu aux questions de la salle.

 

 

 

Photo:   La tribune des journées d'été du MEI avec ,de gauche à droite:
Jacques Leboucher (Président du MHAN), Albert Lapeyre (President du
Trèfle), Antoine Weachter (Président du MEI) et France Gamerre (Présidente
de GE)".


3 août 2006

Des copeaux de bois dans le vin français pour concurrencer le pinard américain

L’Union Européenne, a autorisé les pays européens à utiliser les copeaux de bois, comme succédané aux bonnes vieilles barriques, qui permettaient  de taniser notre bon vin et de le faire vieillir selon des méthodes ancestrales.

   Face à la concurrence de vins de piètre qualité  du nouveau monde et au prix élevé des barriques de chêne (entre 400 et mille €uro)  et surtout pour faire face à la menace d’arrachage de vignes, nos eurocrates non rien trouver de mieux que cette solution.

Dire que quelques temps auparavant, ils prêchaient l’arrachage, comme gages de qualité !  Voila que maintenant, ils préconisent de frelater nos grands crus pour en réduire le coût à l’exportation. Faut croire qu’ils ont tous étaient nourris au Coca et au Mac Dègueu.

En bref,  pour vendre « aux Amériques » faisons aussi mauvais que les américains

 La France pays de gastronomie et du bon vin doit elle s’aligner, sur des méthodes très discutables, exporterons nous nos produits, si les importateurs ont les mêmes à la maison

Que restera t’il du savoir faire de nos vignerons et de la tradition française ?

Il faut aider la filière viticole de notre pays, en faisant valoir, les qualités exemplatives de nos vins, tant à l’étranger, que dans notre pays.

Faire la promo de notre vin, est, je le sais, politiquement incorrect depuis la loi Evin. Les alambics qui permettaient, de distiller le surplus de notre production (Cognac, Armagnac, etc.) sont devenus des objets de musées, les consommateurs, aguichés par une pub à peine déguisé, préférant Whisky et autres Bourbons aux alcools de vin hexagonaux.

Pasteur, un enrager des bonnes choses, disait en son temps : « Le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons » c’est vrai qu’à cette époque personne aurait eu l’idée d’y mettre des copeaux de bois,  pour le stocker dans des conteneurs en plastique   

 

                                                   RAYMOND CHAUMONT (à consommer avec modération)


22 juillet 2006

SECHERESSE (20/07/06)


La situation se dégrade   Article de Pleinchamp

Le comité de suivi de la sécheresse du 19 juillet a constaté une dégradation de la situation dans un nombre croissant de départements en raison des très faibles précipitations depuis le début du mois de juillet.

Les cultures d'été, le maïs en particulier, sont fragilisées par le déficit hydrologique qui entraîne l'extension des mesures de restriction des usages de l'eau. A ce jour, 42 départements connaissent des mesures de restriction de ces usages pour l'agriculture. La liste des arrêtés préfectoraux est disponible sur le site du ministère de l'écologie www.ecologie.gouv.fr (rubrique sécheresse).

Concernant les effets de la sécheresse sur la ressource en eau, 24 départements sont en situation préoccupante, 28 en situation délicate, 20 en situation de vigilance et 23 en situation normale.

Généraliser l'utilisation des jachères pour les animaux

Les premières missions d'évaluation des pertes sur les fourrages ont été lancées dans les départements les plus affectés.

Le ministre de l'Agriculture a demandé à la Commission européenne l'extension à l'ensemble du territoire de l'utilisation des jachères pour l'alimentation animale (récolte et pâturage). Cette demande sera étudiée au cours du comité de gestion communautaire du 27 juillet. Pour l'instant, 68 départements ont obtenu cette dérogation.

Dans un communiqué, la F.n.s.e.a. réclame que cette mesure « de bon sens » soit prise immédiatement. La Confédération Paysanne, deuxième syndicat agricole, souhaite quant à elle la mise en place d'« un système d'aide au transport des fourrages des zones d'excédent fourrager vers celles en fort déficit »

Par ailleurs, la Fnsea demande l'avancement de la réunion de la Commission des calamités, prévue fin septembre.

Devant cette situation catastrophique, Génération Ecologie tient à rappeler que cette situation était prévisible, et que rien de concret n’a été fait pour pallier la sécheresse.

Il est aujourd’hui clair que si l’on utilise les jachères pour nourrir les animaux (récolte et pâturage), cela amènera un besoin supplémentaire en eau !  Où la trouver ?

Il aurait été judicieux de prévoir l’évènement ; premièrement en généralisant les retenues collinaires, deuxièmement en créant une banque d’échanges agricole permettant de gérer l’offre et la demande en fourrage.

Il est nécessaire de revoir la carte agricole de la France. Pourquoi s’acharner à vouloir faire du maïs dans des zones où le déficit en eau est récurrent ? Il serait également judicieux de déplacer les élevages vers des régions moins arides, de réduire la part de l’agriculture intensive et de privilégier la production extensive par des incitations financières.

Nous sommes conscients que cela amènerait de profonds changements dans notre politique agricole, mais  la survie de notre agriculture est à ce prix.

Si rien ne change, alors que toutes les données climatiques nous font présager une augmentation des épisodes de sécheresse pour les années à venir, cela sera considéré comme une volonté d’élimination de l’agriculteur français.

Raymond Chaumont ( GE 13)

18 juillet 2006

Chères et chers camarades,

 

           Ce 14 Juillet 2006, avec mon épouse et quelques amis, nous avons passé une partie de la journée dans un petit restaurant à 1530 m d’altitude, au dessus de Morzine, une station de ski bien connue de Haute-Savoie. Ce restaurant est tenu par un alpagiste et sa famille. Dans les pentes qui dominent l’alpage, des vaches broutaient paisiblement un herbage qui n’avait jamais vu d’engrais artificiel et encore moins de produits phytosanitaires (ou plutôt agrotoxiques). Un troupeau d’un trentaine chèvres faisait de même dans un parc. Enfin, un espace solidement clos et assez éloigné abritait une vingtaine de cochons. Le vent nous rappelait de temps en temps, leur existence… Après le repas, le patron prit son accordéon et nous joua quelques airs traditionnels.  Ensuite, son fils se joignit à lui pour pousser la chansonnette reprise par la plupart des convives sous l’œil amusé et ravi des touristes. Même l’une des serveuses (une jeune et jolie blonde) prit son accordéon et nous offrit, à son tour,  un petit concert. Jean Jacques Rousseau en aurait été bouleversé, lui qui « imaginait » une fête villageoise où se seraient mêlés nobles et manants.

          Sur le plan agricole, je tiens simplement à signaler que j’ai vu là-haut, un accord  parfait entre techniques anciennes et techniques modernes. Les vaches, ainsi que les chèvres sont traites à la machine et quelques outils agricoles motorisés, mais rudimentaires étaient à l’abri sous un couvert. Voilà une agriculture qui est bénéficiaire, tant sur le plan énergétique que sur le plan financier. En effet, les produis de l’alpage sont vendus à un bon prix, aux passants et le reste, sur le marché local. Tous les cochons sont réservés longtemps à l’avance. Les frais de production  sont réduits au maximum. En plaine, la réalité est moins belle. La polyculture-élevage devrait y être la règle générale, sauf dans cas bien précis et peu nombreux.

           Et puis nous sommes redescendus dans « la plaine » du Chablais, c’est à dire, la belle région lémanique qui voit se multiplier les pics de pollution à l’ozone. Certes, nous avons fait du covoiturage pour nous rendre au lieu dit « Les mines d’or ». Mais nous avons quand même fabriqué du CO2 et des sous-produits de combustion qui se transforment en ozone, quand il fait très chaud. J’avoue que cette réalité me tracasse et je me dis que nous devrons bientôt restreindre nos déplacements de loisir. Il faut faire des économies d’énergie, même si 90% de la population s’en fiche, parce que nos dirigeants s’en fichent.  En tout cas, GE ne doit pas tourner autour du pot, mais attaquer bille en tête, les dérives abominables de notre société. Yves Paccalet, un ancien de l’équipe Cousteau vient de publier un ouvrage au titre clair « L’humanité disparaîtra, bon débarras ! ». J’espère qu’elle saura se reprendre et arrêter de transformer la planète en « chambre à gaz – four crématoire » dont nous constatons déjà les dégâts. Il est évident que la chaleur produite en été, par le soleil au contact du goudron, du béton et des toits en tôle ou en autre matériau, ainsi que l’utilisation massive de combustibles fossiles et d’électricité, font monter la température  3° environ dans les agglomérations.  

           Il ne faut pas avoir peur de dire la vérité à la population. Il y a quelques mois, j’ai eu une discussion assez vive avec une conseillère municipale de Thonon. Je viens d’avoir la quasi-preuve qu’elle a réfléchi à partir des données que je lui ai fournies et qu’elle est en train de reconnaître qu’il est urgent d’arrêter le saccage de notre territoire. Au moment où j’écris, la guerre fait rage au Proche-Orient. Mais cette année, la construction des 410.000 logements dont notre Président Chirac s’est vanté, une dizaine de jours avant le 14 Juillet, constitue autant d’incendies qui s’allument : notre consommation d’énergie va encore faire un bond de 4 à 5 millions de TEP ; nous devrons importer encore un peu plus d’aliment pour le bétail et pour nous et maintenir une consommation élevée d’engrais artificiels fabriqués à partir du méthane… Dans ces conditions, n’hésitons pas à taper du poing sur la table.

 

                                                               Michel EVRARD. Le contestataire de service. 

28 juin 2006

BALOU L'OURS BLEU

On l’a retrouvé Balou, l’ours farceur, tout proche du siège de G.E. Ariège, au pied du Plantaurel.

Relâché à Arbas en Haute Garonne, il avait du apprendre que France Gamerre était à Toulouse, pour prendre la défense des plantigrades pyrénéens. C’est sans doute pour cela, que l’on a retrouvé sa trace, tout près de la capitale de Midi-Pyrénées. Malheureusement, France, prise par ses obligations municipales à Marseille, n’a pu attendre Balou.

Il aurait bien pu continuer sa route, pour la rejoindre, mais le stop quand on est un ours, ce n’est pas pratique; alors il rebroussa chemin, l’âme en peine.

Soudain surgit un véhicule, l’ours leva la patte avant gauche, la conductrice le prenant pour un gendarme s’arrêta. Chaussant ses lunettes, Sylvie s’aperçue de sa méprise, forte des enseignements de Nelly Olin, qui affirme que les ours sont gentils et qu'il faut leur parler doucement. Elle expliqua  à Balou qu’elle se rendait à Foix pour une manif anti-aéroport. «Moi pas comprendre  franski, moi slovenski » dit l’ours . C’était mal barré ! Quand la bestiole a aperçue sur la plage arrière la banderole bleue de Génération Ecologie, il s’en empara et se mit à danser de joie. Sylvie la secrétaire départementale de G.E. 31 compris alors, que cet ours voulait adhérer à G.E. et c’est tout naturellement qu’elle lui fit un plan pour aller chez son homologue Ariégeoise, Yvette, dans le Plantaurel, haut lieu du militantisme de G.E. et de l’ours. En effet, on a retrouvé dans des grottes des restes de l’ours des cavernes.

Balou sera vraiment le roi dans le secteur, les premiers replis des Pyrénées semblent être fait pour lui, des ruches au miel succulent, des agneaux bien dodus, et même de gentilles petites chèvres Angora à foisons, des chasseurs myopes qui confondent les 4L avec des sangliers,  le paradis de l’ours !

Yvette, lui prépare de délicieuses tartines au miel et à la confitures de myrtilles, Gérard, organise une grillade de gigot sur les lieux même, où devait s’élever un gigantesque relais téléphonique, le maire de Mérigon, veut le faire citoyen d’honneur, celui de Campagne rase sa barbe pour éviter toute confusion, Louis l’édile de Montfa rappelle à la population qu’il porte lui même un nom d’ours (Caramel), Le Conseiller Général et maire du Mas d’Azil propose sa grotte, à Balou pour que ce dernier y est un Bonrepaux,( non il n'y a pas de faute) Jean se frotte les mains, enfin il va pouvoir refourguer ses moutons au meilleur prix.

Il n’y a que Nicole, la chevrière écolo de Camarade, qui passe aux piments de Cayenne, ses chèvres Angora sous prétextes qu’il s’agit là d’une méthode canadienne pour faire fuir l’ours, on est jamais si bien trahit que par les siens.

 

                                                                                Raymond Chaumont

 

28 juin 2006
Crédit d'impôt pour la récupération d'eaux pluviales : Génération Ecologie demande l'application immédiate
 
Comme c'est malheureusement trop souvent le cas, la France est très en retard pour la récupération et de traitement des eaux pluviales dans les maisons : 8 000 installations en France, 100 000 en Allemagne.
 
Le projet de loi "Eau et milieux aquatiques" propose, par un amendement adopté à l'unanimité, un crédit d'impôt pour l'installation par un contribuable d'un tel système.
 
Génération Ecologie est favorable à cette mesure, mais regrette que son application soit repoussée au 1er janvier 2007.
 
Génération Ecologie demande donc au Parlement d'anticiper l'application de cette mesure au 1er octobre 2006, voire au 1er juillet 2006, si une telle mesure fiscale pouvait avoir un effet rétroactif.
 

 Lettre adressée à l'assemblée nationale par Didier Bernard

 
 
Objet : Projet de loi "Eau et milieux aquatiques" : Article 23 ter (nouveau)

 
Monsieur le Député,
 
Je vous remercie pour votre intervention lors du colloque "Quel avenir pour l'eau", organisé par Valeur Ecologique (présidé par Serge Lepeltier, ancien Ministre).
 
Comme je l'ai indiqué lors du débat, Génération Ecologie est très favorable à la mesure visant à accorder un crédit d'impôt pour l'installation par un contribuable d'un système de récupération et de traitement des eaux pluviales (Article 23 ter nouveau).
 
Toutefois, la date d'application retenue, le 1er janvier 2007, nous paraît bien tardive. En effet, de nombreux contribuables s'interrogent actuellement sur l'opporunité d'installer un tel dispositif. Le marché étant encore confidentiel (8 000 installations en France, 100 000 en Allemagne), les prix dissuaderont un grand nombre d'entre eux.
 
C'est pourquoi Génération Ecologie vous propose, lors de la session extraordinaire de septembre, d'avancer la date d'application le plus possible, par exemple au 1er octobre 2006, voire au 1er juillet 2006, si une telle mesure fiscale pouvait avoir un effet rétroactif.
 
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Député, mes meilleures salutations
 
Didier BERNARD
Vice Président et Secrétaire Général
de Génération Ecologie
 
Copie : Chantal BRUNEL, députée de la 8ème circonscription de Seine e Marne

 

26 juin 2006

Feux de Forêts ?

Vous avez dit prévention ! 

Nicolas Sarkozy, Ministre de l’intérieur vient de renouveler ses promesses : tout sera mis en œuvre pour prévenir les risques de feux de forêts :

685 hommes de la sécurité civile

23 bombardiers d’eau

Des effectifs de gendarmerie

En bref rien de nouveau depuis une trentaine d’année

 685 personnels de la sécurité civile (sur 1500) cela correspond en gros au personnel disponible en ces mois de congé, si l’on fait abstraction des taches purement administratives.

            23 Bombardiers d’eau : Canadairs, vieux Trackers (20 ans de service) et deux Dash 8 aux fonctionnalités, fortement décriés par les pilotes au cours de l’évaluation 2005,  (à ce sujet, pourquoi ne pas laisser aux professionnels le choix de leurs appareils, plutôt que de faire traiter ce genre de contrat par une bureaucratie peu aux fait des besoins) Il en faudrait le double, les interventions en corses nécessiteraient une bases à l’année sur l’île

Aucune aide pour les communes, rien non plus pour les sapeurs pompiers volontaires, et pour ce qui est du bénévolat de surveillance de la forêt (c.c.f.f. entre autres) cela reste à la charge des communes avec des aides pas toujours appropriées des conseils généraux, beaucoup de personnes qui donne leur temps de congé, voir même de travail, sans que le gouvernement leur  offre ne serais qu’un mot de remerciement

Parler des feux de forêts, en dehors de la saison semble toujours tabou dans notre pays, il n’existe pas de tribunaux spécialisés en matière d’environnement, les diverses lois de prévention, deviennent incompréhensibles pour ceux qui veulent les faire appliquer

En matière européenne, même si l’on à conscience de la problématique, ont renvoie les problèmes au niveau de chaque gouvernement

Guère mieux au niveau mondial, le phénomène va en s’amplifiant des états unis à l’Australie en passant par le Canada.

Rappelant ses 10 propositions de 2003 Génération Ecologie, réclame d’urgence :

* La mise en place d’un service de police de l’environnement, avec charge de prévention, de dissuasion, et de répression.

* De lois simples et claires  en  matière de prévention.

* La formation de magistrats spécialisés

* Le regroupement des sécurités civiles européennes et de leurs moyens sous une direction unique, permettant une intervention dans l’heure des moyens adéquats

* Une direction nationale des services de secours et d’incendie, permettant une gestion unique des personnels et des moyens, sur tout le territoire

* Des dispositions sociales, permettant aux entreprises de favoriser l’emploi, des volontaires et des bénévoles réquisitionnables

Le prix à payer pour la prévention, ne dépassera pas celui des catastrophes occasionnées par son absence,

La préservation des vies humaines et la protection de  notre patrimoine, doivent être une priorité pour tous gouvernements se respectant

  Raymond Chaumont ( GE13)


23 juin 2006

Ecologie Politique: déjà une génération sacrifiée.

Le point culminant du vote écologique a eu lieu en 1993 (11%), à l’occasion de « l’entente des écologistes » (entente entre Génération Ecologie  et les Verts) pour les élections législatives.

C’était il y a exactement dix huit ans, soit l’espace d’une génération.

            Logiquement on aurait pu penser que les problèmes écologiques devenant une réalité médiatique sinon quotidienne, les résultats électoraux allaient croître au même rythme et atteindre au moins les 25% espérés par tous les écologistes du moment.

Or, il n’en a rien été. En dehors de quelques succès dans des élections sans enjeu politique, ce score n’a jamais été égalé.

Dès lors on peut se demander pourquoi et à qui la faute ?

Pourquoi ? les réponses sont multiples (le poids du vote utile, la faute au scrutin majoritaire, le manque d’urgence des problèmes écologiques face ceux de l’emploi et de la sécurité, l’absence des médias, le poids des lobbies pollueurs, etc…). Ces analyses ont été faites par d’autres. Je n’y reviendra donc pas.

La faute à qui ? C’est une question qui est finalement peu abordée dans les débats et qui mérite qu’on s’y arrête un peu.

Les premiers fautifs sont bien évidemment les écologistes eux mêmes. Au lieu de se grouper pour faire face aux puissants et riches lobbies anti-écologiques (au premier rang desquels se trouvent les grandes firmes industrielles et leur bras politique que sont le partis au pouvoir), ils ont voulu jouer en « solo » pour mieux tirer leur « épingle du jeu ». Un peu comme dans une équipe de football (Mondial oblige), lorsque les joueurs cherchent à briller individuellement devant les caméras pour être remarqués des présidents et sélectionneurs de clubs, plutôt que de propulser leur équipe vers la finale.

Si bien qu’au lieu d’avoir un seul parti écologiste puissant capable d’arbitrer le jeu politique (comme dans d’autres pays européens), on a en France une kyrielle d’écuries écologiques qui chacune cherche à propulser son poulain au gouvernement pour en tirer des avantages matériels et des retombées en terme d’emplois pour les membres du parti.

Dès que l’un d’eux avait une petite notoriété, il s’empressait de monnayer ce maigre avantage pour améliorer sa situation personnelle au lieu d’en faire profiter le camp écologique dans son ensemble.

La principale occupation des écuries et de leur poulain étant d’éliminer celle des concurrents écologiques grâce de savantes tactiques longuement élaborées et dont le résultat final a été l’élimination de toute l’équipe écologique.

On peut parler d’élimination car même si certains joueurs sont encore connus et cotés, leur cote électorale dépasse rarement les 3 à 5%, alors qu’elle devrait être au moins trois fois supérieure.

Plus de solidarité et d’engagement militant aurait été préférable à une sens tactique très développé pour ces Napoléons de l’Ecologie qui avaient pour tort principal d’avoir des dons stratégiques mais pas de troupes ni d’armement.

Le plus surprenant c’est que ces stratèges de salon ne se soient pas encore aperçu de la stérilité de leurs savantes manœuvres et que dix-huit ans après ils en soient  encore à élaborer de savants plans de campagne au lieu d’essayer de se constituer une armée de militants en béton armé.

Le seul problème c’est que les Alexandre, Hannibal ou Napoléon qui leur ont servi de modèle voyaient grand alors qu’eux se contentent de scores minables: le « small is beautiful » étant leur slogan préféré.

Le résultat final est clair: une écologie politique totalement inefficace et complètement discréditée.       

Le fautif principal, c’est bien entendu comme te toujours « le plus ancien dans le grade le plus élevé ». Et dans le grade le plus élevé il y a les Verts. Derrière Dominique Voynet, ils ont rompu « l’entente des écologistes » qui les avait mené à leur meilleur résultat de tous les temps, dans le but d’avoir des postes ministériels et des poste parlementaires. Ils les ont eu certes, mais leurs résultats  n’en sont pas meilleurs pour autant.

Avoir sacrifié l’écologie politique pour en arriver là, c’est un immense gâchis. Même si ces excellences en eu leur heure de gloire, l’écologie politique dans son ensemble est dans l’ornière.

Evidemment on peut se consoler en se disant que l’écologie politique n’a finalement pas lieu d’être et que c’est le rôle des associations ou des partis politique classiques de faire progresser celle-ci.

Ce serait une grande erreur, car les partis classiques ne considèrent l’écologie que comme une annexe à leur programme qu’on regardera de plus près lorsqu’on aura un vide parlementaire à combler.

Quand aux associations (qui sont pour la plupart des associations de défense locales) même si elles sont extrêmement actives, elles ne résoudront pas les problèmes car ceux qui ont le pouvoir de les résoudre sont justement les hommes politiques au pouvoir et ceux-ci ne craignent qu’une seule concurrence: c’est celle des urnes autrement dit celle de l’écologie politique.

 L’écologie associative ne fait pas peur aux hommes politiques car elle ne met pas en danger leur réélection. La plupart du temps d’ailleurs ce sont eux qui encouragent les associations à manifester dans les rues, car cela permet aux militants de se défouler et à la population d’être mieux sensibilisée aux quelques mesures qu’ils ont l’occasion de prendre en faveur de l’environnement, entre deux affrontement internes de leurs éléphants. Ces derniers étant les seules espèces d’éléphants qui ne soient pas en voie de disparition.

Bref, on a coutume de dire que c’est dans les défaites qu’on construit les futures victoires et que d’une génération sacrifié sortira une génération gagnante.

C’est en tout cas ce qu’il faut se dire mais cette situation n’arrivera que si les leaders abandonnent toute occupation tactique ou stratégique pour se regrouper au lieu de s’affronter pour la conquête de quelques miettes que les autres leaders politiques leur jettent au passage, avec mépris.

 Ou alors il faut espérer que dans un sursaut d’orgueil, les militants écologiste abusés et désabusés, organiseront une coordination qui ira bien au delà des appels sans conviction que les leaders écologistes actuels adressent régulièrement aux troupes des écuries concurrentes. Ces appels routiniers à se ranger derrière leur bannière, ont peu de chance d’être entendus.

J’espère de tout cœur que ces militants humiliés par tant de défaites prendront en main l’avenir écologique de la prochaine génération et abattront toutes le barrières qui séparent entre elles, les cohortes innombrables des défenseurs de la planète et de la vie.

Michel Villeneuve

Porte-Parole de Génération Ecologie 


10 juin 2006

 Accord électoral de non concurrence entre formations écologistes en vue des élections législatives de juin 2007
 

Un accord électoral a été conclu entre Génération Ecologie, le Trèfle-Rassemblement Nature et Animaux, le Mouvement Hommes Animaux-Nature, et le Mouvement Ecologiste Indépendant, en vue des prochaines élections législatives de 2007. Les autres mouvements écologistes ( Les verts et Cap21) n’ont pas désiré prendre par à cette accord, dont les termes sont :

Article 1 : Les 577 circonscriptions de France métropolitaine et d’Outre Mer seront chacune pourvues d’un(e) candidat(e) appartenant à l’un des 4 mouvements parties à l’accord selon une répartition détaillée en annexe.

Article 2 : Lorsque dans une circonscription des candidat(e)s des 4 mouvements parties à l’accord se retrouvent opposée(e)s les un(e)s aux autres la concurrence s’exercera en évitant la critique mutuelle.

Article 3 : Au 1er tour aucun soutien ne sera donné par les 4 mouvements parties à l’accord à d’autres candidat(e)s que celles et ceux inclus dans l’annexe 1.

Article 4 : Pour le 2ème tour aucune consigne nationale de vote ne sera donnée.

Article 5 : Afin de garantir la bonne exécution de cet accord, un comité de coordination comprenant deux représentant(e)s de chaque mouvement est nommé. Ce comité sera chargé de l’application de cet accord et son évolution éventuelle.

-Photo 1: Les négociateurs de l'accord en plein travail.

 

 

 

 

 

 

-Photo 2: l'accord est signé. De gauche a droite: Jacques Leboucher (MHAN), France Gamerre (GE), Patrice Miran (MEI), Albert Lapeyre (Trèfle), la secrétaire du Trèfle, Michel Villeneuve (GE)  

 

 

 

 


15 juin 2006


25 mai 2006

     FEUX de FORÊTS :
Vers un été d'enfer

     Tous les ans, nous nous répétons en vain, prévenons les risques de feux de forêts !!! Depuis des années nous demandons une vraie politique de prévention, nous faisons des propositions (voir nos 10 propositions de Mai 2003) et même si l’une d’entre elles vient d’être reprise par Monsieur Barnier, cette année plus que toutes autres, les voyants sont "couleur incendie".

    On a vu l’année dernière, "Le Petit Nicolas" sur tous les fronts, promettant à tours de bras aux pompiers, aux personnels de la sécurité civile etc......, qu’il prenait le problème en considération. Comme tous ses prédécesseurs, il n’a rien fait pour que cela change.

    A moins que la médiatisation des feux de forêts lui serve de prétexte pour paraître aux J.T. (dans ce cas il faudrait rentrer le coût des feux de forêts dans les comptes de campagne du candidat à la présidentielle) il ferait bien de s’abstenir cette année de faire la tournée des incendies.

   Pour notre part nous ne pouvons malheureusement que constater que la sécheresse est déjà présente, dans tout le grand sud. La saison  du feu a démarré avec un mois d’avance et il est clair que tous les facteurs de risques maximum sont réunis.

   Nos pompiers ne vont pas être à la fête cet été. Profitons  en pour les remercier de leurs actions au quotidien, que ferions nous sans eux.

                                                                                     

Raymond Chaumont


25 mai 2006

article MARIANNE

Je n'avais rien compris a l'affaire "Clearstream" mais depuis que j'ai lu
l'article que lui consacre Alain Remond dans "Marianne", j'ai enfin tout
compris. Aussi , je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager ce
texte afin que ceux qui, comme moi, avaient du mal à saisir les dessous de
cette affaire puissent se faire une opinion claire et définitive sur cet
épisode qui a secoué tout le microcosme politique


15 mai 2006

Sensibilisation - Publiée le : 16/05/2006
>Des ONG (re)partent en guerre contre l'utilisation des pesticides
>
>
>Le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) et
>la fédération France Nature Environnement (FNE) lancent conjointement des
>campagnes d'information sur la présence de pesticides dans l'alimentation.
>
>Les pesticides, produits visant à la destruction de certains organismes
>vivants jugés nuisibles (animaux, végétaux, micro-organismes) sont utilisés
>depuis de nombreuses années dans différents domaines, comme l'agriculture,
>bien entendu, mais aussi la voirie pour l'entretien des infrastructures
>routières et ferroviaires, le traitement du bois ou bien encore divers
>usages privés (jardinage, traitement des locaux.). Avec 76100 tonnes de
>substances actives commercialisées en 2004, la France est le premier
>consommateur de pesticides en Europe et le 3e consommateur mondial derrière
>les Etats-Unis et le Japon.
>
>Face à ce constat et après avoir organisé récemment une semaine de
>sensibilisation dite semaine sans pesticides, le Mouvement pour le droit et
>le respect des générations futures (MDRGF) a décidé de lancer une campagne
>d'information du public
>sur les pesticides.
>
>S'intéressant spécifiquement aux résidus de pesticides dans les aliments,
>le MDRGF estime que l'information est nécessaire car le public ignore
>encore selon lui trop souvent la dimension de cette contamination. Nous
>n'acceptons plus que nos aliments contiennent des résidus de pesticides,
>pas plus que nous n'acceptons la pollution généralisée de notre
>environnement par ces pesticides !, déclare François Veillerette, Président
>du MDRGF et Administrateur français du réseau Pesticide Action Network
>Europe. Il faut maintenant que notre agriculture se tourne résolument dans
>une nouvelle direction et privilégie les modes de production utilisant peu
>ou pas de pesticides, afin de garantir la production de produits
>alimentaires véritablement sains, ajoute t'il.
>
>Une étude de la Direction de la santé de la Commission européenne réalisée
>en 2003 et
>portant sur plus de 43.000 échantillons de fruits et légumes consommés dans
>18 pays d'Europe (les Quinze Européens, l'Islande, la Norvège et le
>Liechtenstein) avait montré que 59% ne présentaient aucune trace de
>pesticide. Sur les 41% restant, 37% présentaient des résidus à un niveau
>inférieur aux limites maximales retenues au niveau national ou européen et
>3,9% étaient en infraction avec ces seuils réglementaires.
>Concernant la France en particulier, les fruits et légumes français
>présentaient davantage de résidus que la moyenne européenne. La moitié des
>échantillons consommés en France contenaient un ou plusieurs résidus de
>pesticides dont 6,1% à des taux supérieurs aux seuils réglementaires.
>
>Outre le lancement d'une pétition pour le zéro résidus de pesticides dans
>notre alimentation, le MDRGF demande un engagement de l'Etat et des
>candidats aux futures élections sur
>ce sujet. Le Plan interministériel de réduction des risques liés aux
>pesticides risque fort de se révéler très insuffisant en la matière,
>souligne t'il.
>
>De son côté, la fédération France Nature Environnement a lancé depuis le 10
>mai dernier une autre campagne de mobilisation. Ses objectifs : alerter la
>population sur les excès et les risques liés à l'usage des pesticides et
>mobiliser l'Etat pour réduire leur usage.
>Tout comme le MDRGF, la fédération estime que le Plan interministériel de
>réduction des risques liés aux pesticides qui est en train d'être finalisé
>par les Ministères en charge de l'Agriculture, de l'Ecologie, de la Santé
>et de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes,
>risque d'être très nettement insuffisant pour répondre aux enjeux liés à
>l'usage des pesticides.
>Elle réclame de ce fait un rapport réalisé indépendamment
>des acteurs économiques par l'Observatoire des résidus de pesticides (ORP)
>faisant état de la dispersion et de l'impact des pesticides sur les
>milieux, la biodiversité et la santé des populations. La FNE souhaite
>également le retrait, de la liste des pesticides homologués, de toutes les
>substances cancérigènes, mutagènes et dangereuses pour la reproduction.
>Enfin elle préconise un objectif chiffré de réduction de l'utilisation des
>pesticides, la mise en place d'une formation obligatoire pour tous les
>utilisateurs de pesticides, l'instauration d'une taxation dissuasive des
>pesticides dont le bénéfice accompagnerait le développement des techniques
>alternatives et un encouragement des pratiques alternatives (assolements
>diversifiés, rotations longues, entretiens sans herbicides dans le cadre
>des aides aux plantations forestières, soutien significatif à l'agriculture
>biologique).
>
>
>Les deux organismes ont tous deux choisi une pomme comme symbole pour leur
>campagne. La pomme de la FNE affiche une étiquette en forme de panneau
>routier signalant un danger : Croquez des pommes, pas des pesticides, quant
>à celle du MDRGF, elle est enfoncée de seringues sous le slogan Pesticides,
>non merci! ce qui n'a d'ailleurs pas plu à Interfel (interprofession des
>fruits et légumes) qui proteste en déclarant que la production des fruits
>et légumes consomme moins de 5 % des pesticides utilisés en France.
>
>Alors que le projet de loi sur l'eau est examiné actuellement à l'Assemblée
>Nationale, France Gamerre, Présidente de Génération Ecologie estime dans un
>communiqué que la politique actuelle, qui consiste plus à encourager qu'à
>dissuader les agriculteurs d'utiliser des produits phytosanitaires, nous
>conduit tout droit à une crise sanitaire majeure. De nombreuses études ont montré le rôle de ces produits sur nos organismes : malformations, stérilité, cancers, indique t'elle.
>

>Soulignant que les agriculteurs sont les premières victimes, par leur degré
>d'exposition, des substances nocives présentes dans les produits qu'ils
>utilisent, France Gamerre considère que c'est la politique agricole dans
>son ensemble qu'il conviendrait de revoir, en mettant en place des aides
>spécifiques pour permettre une évolution des pratiques vers une agriculture
>durable, à savoir le développement de la production intégrée et de la
>filière biologique.
>
>Toutes ces réactions s'inscrivent clairement dans le cadre des actuelles
>négociations du projet de loi qui prévoit de modifier le système des
>redevances des agences de l'eau, des mesures de préservation des milieux
>aquatiques, un renforcement du dispositif contre le
>braconnage et un contrôle des pesticides ainsi que la création d'un Office
>national de l'eau et des milieux aquatiques (Onema) en remplacement de
>l'actuel Conseil supérieur de la pêche chargé de veiller au bon état des
>eaux.
>
>C.SEGHIER
>
 


13 mai 2006

Discours de notre présidente, France Gamerre aux militants de GE, à l'occasion de la journée de la Biodiversité

« La biodiversité comme avenir de notre monde »

 par France Gamerre

        Présidente de Génération Ecologie

 

Préambule

            Avec le réchauffement climatique du à l’effet de serre, la biodiversité est un des deux problèmes écologiques majeurs de notre époque.

            Apres Rio en 1992, après Johannesburg en 2002et après la conférence internationale sur la biodiversité de Paris, en 2005, la prise de conscience du monde politique pour la biodiversité s’affirme bien que très timidement.

            Le 22 mai proclamé « journée de la biodiversité » en tant que grande cause internationale est un pas de plus dans cette prise de conscience. De nouveaux engagements sont  pris mais comme les précédents, ne sont  pas suivis d’effets .

            C’est une bonne chose que les graves atteintes à la biodiversité soient l’objet d’une attention particulière tous les 22 mai ; c’est une chose terrible et désolante qu’on n’y pense plus les 364 autres jours de le l’année

Qu’est-ce que la biodiversité ?

            L’extrême diversité des espèces vivantes nous est tellement habituelle qu’elle ne nous étonne pas et pourtant il faut se rappeler que pendant les quatre cinquième de  l’histoire de notre planète aucun être vivant n’existait.

Les grande crises biologiques déjà au nombre de cinq ont failli anéantir ce qui reste une exception dans l’univers, c'est-à-dire une planète vivante. Et pourtant la biosphère (l’enveloppe terrestre ou se concentre la vie) n’occupe que quelques kilomètres d’épaisseur. Et toute la matière vivante rassemblée ne constituerait qu’un tapis de 10 cm d’épaisseur autour de la terre.

            Pourquoi la vie s’est elle autant diversifié dès l’origine et pourquoi après chaque grande crise, la biodiversité gagne de plus en plus d’espèces.

            La biodiversité à été la stratégie de la vie pour occuper espaces et « biotopes » avec un grand principe directeur: mieux s’adapter aux conditions de milieu pour y être moins vulnérable. Mais ce grand principe porte en lui un principe contraire à savoir : qu’une espèce trop bien adaptée a un milieu en devient trop dépendante de celui-ci et risque de disparaître si les conditions naturelles du milieu viennent à changer.

            Autre grand principe de la Nature : toutes les espèces vivantes sont interactives entre elles et donc solidaires. En éliminer une au plusieurs revient non pas a donner plus de place aux autres mais à diminuer son propre patrimoine.

La disparition d’une seule espèce dans un écosystème déséquilibre le milieu vivant qui doit, pour son bon fonctionnent, impérativement veiller au remplacement de la case vide.

            On estime entre 6 et 30  millions le nombre d’espèces vivant sur notre planète alors que seulement 1,8 millions sont répertoriés. 70 à 95% des espèces nous sont inconnues.

Le malheur c’est que la majorité d’entre-elles occupent des territoire très réduits et extrêmement vulnérables comme la foret tropicale, les zones humides  ou bien des îles encore vierges, voire des hauts fonds sous-marins..

Hélas ce sont ces milieux que les hommes cherchent à coloniser et à exploiter en priorité, condamnant ainsi plus de 80 % de notre patrimoine vivant à une disparition programmée.

L’intérêt de la biodiversité.

            Si dame « Nature » gestionnaire du vivant sur notre planète, a adopté la biodiversité comme méthode de développement ce n’est certainement pas par fantaisie ou par goût de l’exubérance. C’est au contraire pour répondre à des objectifs bien précis :

            L’intérêt de la biodiversité est multiple :

            -Assurer la pérennité de la vie sur terre en occupent le maximum d’espace sur terre dans des conditions de milieu très différentes afin de s’assurer, qu’en cas de crise, quelques espèces survivront pour reconstituer ensuite cette biodiversité.

            -Assurer la richesse moléculaire (qui est bien plus riche tous les produits  chimiques qu’on pourra jamais fabriquer).

            -Accroître la richesse génétique par brassage continue des cartes génétiques.

            -Assurer la beauté d’un monde pluriel et varié. Un monde uniforme serait aussi ennuyeux qu’un film unique qu’on se repasserait inlassablement pendant une éternité.          

-Défendre la vie contre les changements de milieu et les catastrophes naturelles. La diversification des espèces de riz (par exemple) est une garantie de survie du riz. Si une espèce de riz est frappé par un parasite ou un changement de conditions climatiques, d’autres espèces résistent et peuvent remplacer l’espèce disparue, pour le plus grand bénéfice des mangeurs de riz.

            -Assurer la gratuité des ressources sous toutes ses formes. Le grand principe de la nature est la reproductibilité de la vie et la gratuite du vivant.

Jusqu'à une époque récente tous les êtres vivants trouvaient dans la Nature les éléments dont ils avaient besoin pour vivre et se développer. Ainsi se sont formées la « chaîne du vivant » et la « chaîne alimentaire ». Depuis la création des OGM  et l’appropriation des « molécules » par les grandes entreprises agro-alimentaires cette gratuité du vivant st battue en brêche.

            Enfin la nature contrairement à l’homme ne confond pas le nombre d’individus avec le nombre d’espèces car si une espèce est menacée par un prédateur ou par un changement de milieu, elle disparaîtra et ce quelque soit le nombre d’individus qui constituent cette espèce.          

Les risques pour la « biodiversité»

Les deux risques les plus importants pour la « biodiversité » sont : les crises biologiques lies aux changements de conditions de milieu (parmi lesquelles figure les changements climatiques) et l’homme. L’un n’empêchant pas l’autre puisque les changements climatiques actuels sont en grande partie liés à l’action de l’homme.

Les crises biologiques :

 Les cinq grandes crises biologiques qui ont sévies sur notre planète ont mis en péril sa biodiversité puisque près de 95% des espèces qui ont vécu sur terre ont complètement disparues. Mais les quelques pourcents qui ont survécu ont pu recoloniser la Planète et reconstituer une « biodiversité » certes différente de la précédente mais mieux adaptée aux nouvelles conditions de vie. La crise la plus grave (celle du passage de l’ère primaire a l’ère secondaire) a vu la disparition de plus de 90% des espèces vivantes. Mais la vie est revenue de plus belle.

En sera-t-il toujours de même dans l’avenir et notamment après la sixième crise biologique que l’homme est en train de provoquer ? Rien n’est moins sûr. Les précédentes crises (dites naturelles) étaient en phase avec le temps géologique. Les changements étaient plus lents qu’aujourd’hui et les espèces qui en ont réchappé avaient eu le temps d’effectuer les mutations nécessaires pour s’adapter aux changements du milieu.

 Les changements de milieu imposés aujourd’hui par l’homme au « vivant » sont tellement plus rapides (ils se comptent en dizaines d’années alors que la réponse de la Planète aux changements naturels se compte en milliers d’années voire en millions d’années) que nul ne peut dire si les espèces vivantes pourront s’adapter aussi rapidement pour survivre à ces changements.

Certains pensent, qu’a l’instar des feux de brousse pour la foret, les changements climatiques sont nécessaires à la « biodiversité ». Rien n’est moins sûr non plus. Apres chaque crise des millions d’espèces disparaissent à jamais sans que l’on puisse dire que les espèces restantes sont plus intéressantes au plus utiles à la Planète et à la vie en général que celles qui ont disparues

Les hommes :

Le principal  prédateur de la « biodiversité » est l’homme lui-même.

L’accélération de la disparition des espèces (qui est aujourd’hui 1000 fois supérieure à ce qu’elle était auparavant) date en fait de 50 000 ans, c’est-à-dire depuis l’avènement de « l’homo sapiens ».

La société industrielle actuelle a donné aux successeurs de « l’homo sapiens » les moyens de détruire le biodiversité plus rapidement et en plus grande quantité, mais n’a pas changé sa nature.

            Pourquoi l’homme est-il devenu le principal prédateur actuel malgré sa capacité à comprendre et à agir sur le milieu : c’est une énigme très étrange mais c’est une réalité.

 Il y a plusieurs raisons qui correspondent à la diversité humaine:

            -l’ « homo utilitaris » est centré sur lui-même et sur ses propres besoins. Les besoins des autres espèces ne l’intéressent pas. Il aura donc tendance a ne sauvegarder que les espèces qui lui sont directement utiles et a éliminer toutes les autres (et notamment les espèces dites sauvages).

            -l’ « homo commercialis » dont le credo est la charte de l’OMC. Il ne voit dans le vivant qu’on moyen de s’enrichir encore plus facilement qu’avec les matières premières minérales ou énergétiques. Pour lui toutes les ressources sont équivalentes. Elles sont donc à vendre.

            -l’ « homo scientificus » a du mal à saisir la globalité du « monde vivant » et les millions d‘interactions qui en résultent. En bon disciple de Descartes il réduit ses équations à deux ou trois facteurs. L’exemple le plus typique est celui de la génétique . Le généticien change un gène dans un organisme pour obtenir une réponse sans s‘apercevoir qu’il a provoqué des milliers de changements imperceptibles mais tragiques de conséquences pour l’équilibre de la Nature.

            -l’ « homo rapidus » a du mal a saisir que le « temps » de l’homme n’est pas le « temps » de la Nature ni celui de la Planète. L’homme n’est sensible qu’à des changements immédiats. Il ne peut percevoir des changements qui dépassent quelques années voire quelques mois.

-L’ «homo individualis ». La répartition des hommes sur l’ensemble de la surface et leur nombre a augmenté très fortement les cloisonnements. Famille, société, tribu, état, ville, village, région, religion, corporation, etc …sont autant de barrières entre les hommes qui ne peuvent donner une réponse unique à un changement de situation.

Donc s’ils ne sont pas directement touchés par un problème, les hommes ne peuvent réagir.

-L’ « homo symbolicus » L’impossibilité pour l’homme d’intégrer dans son esprit la globalité de la « biodiversité » fait qu’il se contente de quelques « symboles » pour apaiser sa « mauvaise conscience ». On s’émeut pour le « Panda », le « Dauphin » et le « bébé Phoque » qui sont des symboles forts, mais on refuse le droit de vivre à « l’Ours », , au « Lloup »,aux Oiseaux migrateurs et à des millions d’espèces vivantes qui ont le grand défaut de n’être pas suffisamment comestibles.

-L’ « homo Nemrodus ». A l’instar de Nemrod, le roi des chasseurs, l’homme a longtemps cru qu’il faisait oeuvre de « virilité » et de « salubrité » en détruisant les autres espèces (tout autant d’ailleurs que la sienne propre).

Le « défrichage » et la « chasse » ont été parmi les causes de la réduction de la biodiversité même quand l’élevage et l’agriculture ont enlevé toute nécessite de détruire les forêts et de chasser les animaux.

            -l’ « homo politicus ». C’est peut être le plus dangereux car il a le pouvoir de changer les choses mais son objectif est ailleurs. Son objectif principal est de se maintenir au pouvoir par tous les moyens et son temps de pouvoir étant fort réduit (de quelques jours à quelques années) il ne peut appréhender des changements qui s’opèrent sur des périodes supérieures à ses propres mandats. Il ne fera donc rien pour la « biodiversité » tant que celle-ci ne sera pas un enjeu électoral.

            L’ « homo ecologicus ». C’est sur lui que reposent tous les espoirs de la biodiversité mais il a peu de pouvoir puisqu’il ne recueille que peu de voix aux élections.

            Bref, on le voit l’homme, malgré ses capacités intellectuelles et manuelles, ne peut résoudre l’équation de la biodiversité car il n’a pas conscience de l’intérêt de celle-ci pour sa propre survie.

 

Les risques pour l’humanité

La disparition programmée de la « biodiversité » met l’humanité toute entière en danger.

-Danger des épidémies. Le principal danger ,on l’a vu, est lie à la fragilité des espèces face aux maladies ou aux changements de condition de milieu. La « barrière » des espèces est une garantie contre le développement des maladies infectieuses, car les microbes ou les virus ont des difficultés à la franchir.

Sélectionner une ou deux espèces de riz, un type de volaille ou de bovidé pour un meilleur rendement revient à les fragiliser face aux épidémies et donc à mettre en danger l’approvisionnement des humains. Exemple : si un virus s’adapte à une poulet, il mettra en danger tout l’élevage et au delà tous les autres élevages. La « biodiversité » des oiseaux migrateurs (non soumis à la sélection naturelle imposée par l’homme) est le gage de leur survie.

La biodiversité est donc un rempart contre les pathogènes .

-Diminution du patrimoine génétique. La diversité du patrimoine génétique est nécessaire non seulement parce qu’elle augmente les combinaisons possibles dans les échanges de gènes (et donc la possibilité de créer de nouvelles espèces) mais parce que chaque organisme vivant est porteur de molécules spécifiques pouvant être utilisées en pharmacie ou ailleurs. Le nombre de molécules naturelles est bien supérieur à tout ce que l’homme pourra créer en laboratoire. Toute disparition est une possibilité de moins pour l’homme.

Il faut bien comprendre que les produits chimiques que l’on utilise tous les jours et qui polluent notre environnement peuvent être aisément remplacés par des bactéries qui font le même travail gratuitement et sans polluer cet environnement. C’est justement ce que ne veulent pas les fabricants de produits chimiques.

Le patrimoine vivant est un bien commun de l‘humanité au même titre que l’eau , l’air ou la terre. Chacun peut théoriquement en disposer.  Mais malheureusement plus pour longtemps.

-Dangers liés à la destruction des « écosystèmes »

La biodiversité n’est pas un simple opération comptable. La destruction des « écosystèmes » et plus généralement celle de milieux de vie entraîne la disparition des espèces plus sûrement qu’un cataclysme.

La reforestation à partir d’une seule espèce comme les forêts de pins, d’eucalyptus ou de cèdres, ne compenseront jamais la destruction des mêmes entendues de forêt primaire comprenant, elles, des milliers d’espèces différentes.

Exemple: les trois quarts des 102 espèces de mammifères et des 273 espèces d’oiseaux que compte l’hexagone sont situés dans les 10% de la zone méditerranéenne. Le département de l’Hérault compte 50% des espèces de la flore hexagonale sur seulement 1,1% du territoire national.

-Dangers lies aux changements de climat.

Le changement de climat qui n’est plus aujourd’hui contesté par personne. Entraîne une migration des espèces vers les pôles. Ces migrations entraînent des perturbations à la fois pour les zones abandonnées et pour les zones de migration qui sont déstabilisées par l’apparition de nouvelles espèces par exemple la « Caulerpa taxifolia » en Méditerranée. 35% des espèces seront potentiellement menacées par les changements climatique en 2050.

-Dangers lies à la surpopulation. Une trop forte pression anthropique n’est pas sans conséquences sur la biodiversité. Les zones littorales sont particulièrement visées. La Méditerranée en particulier puisque avec seulement 0.8% de la surface des océans elle recèle 8a 9% de la biodiversité océanique. En 2025 plus de 75% des habitants de la  planète vivront sur une bande littorale de 100km de large et le trafic maritime a augmenté de 460% depuis 1960.

Danger liés à la modification du vivant (OGM, Clonage).

 L’homo « scientificus » associé à l’homo « commercialis »  pense qu’en modifiant les organisme vivants ils va pouvoir créer de nouvelles espèces mieux adaptés aux besoins des clients et donc pouvoir se passer des espèces déjà en place et dont les défauts principaux sont: la résistance aux expérimentations et la  gratuité. Deux défauts graves aux yeux des firmes agro-alimentaires qui dépensent des milliards pour s’approprier des parties du vivant.

-Danger de la commercialisation ; la fin de la gratuite.

L’appropriation du vivant à des fins commerciales est l’objectif principal des firmes agro-alimentaires. Le fait que l’agriculteur puisse prélever une partie de sa récolte pour en tirer des semences, est pour ces firmes, un manque à gagner intolérable.
Mais il est un autre danger tout aussi réel bine que moins visible, c’est la piratage des « molécules » vivantes. Des pirates du vivant écument les forêts primaires à la recherche des principes moléculaires convertibles en bien de consommation. Le danger c’est qu’une fois la  formule mise à l’abri dans un laboratoire, ces firmes en viennent à souhaiter la suppression des plantes naturelles gratuites de façon à obtenir le monopole de la commercialisation du principe actif dont elles sont devenu propriétaire.

Dans ce cas là, les jours de la biodiversité sont comptés.

La fin de la gratuité de la ressource vivante est un des dangers qui menace non seulement les agriculteurs mais l’ensemble de l’humanité.

- danger pour la « biodiversité » humaine.

De tout temps, les hommes ont cherché a réduire la biodiversité humaine considérée comme un danger potentiel pour leur groupe. La moindre différence à l’intérieur de l‘espèce humaine était considéré une concurrence.

La race qui est la réponse des organismes aux contraintes naturelles (exposition au soleil, rigueur des climats, etc…) ont été la source de conflits entre les hommes.

La culture elle-même longtemps dépendante ces conditions de vie des groupes d’individus dans un milieu donné a été également une source de conflits.

La mondialisation actuelle qui entraîne un brassage des gênes à des effets bénéfiques.

Mais qu’en sera t-il quand tous les humains se rassembleront génétiquement et culturellement ? C’est une question qu’il faut aussi se poser.

La conséquence immédiate de cette mondialisation ce sont les grandes migrations, migrations vers le nord des populations défavorisées ou atteintes par le réchauffement climatique et migration vers le sud des « charters » de touristes.

En confondant la multiplication des individus avec la « biodiversité », l’homme est en train de détruire ce que la Nature à mis plusieurs millions d’années à mettre en place.

Les dix milliards d‘humains annoncé à l’horizon 2050 feront plus de dégâts sur la Planète que les centaines de milliards d’individus correspondent aux millions d’espèces actuelles.

 Comment sauver la « biodiversité » ?

Une fois admise, la nécessité de sauver le biodiversité, pose la question suivante : comment  y arriver ?

Il y a bien entendu les réponses habituelles: connaître le tissu vivant de la Terre, protéger le patrimoine naturel, contrôler les activités humaines, préserver les ressources renouvelables et restaurer la biodiversité.

Je ne m’entendrais pas sur ces réponses ultra-connues et archi-rabâchées mais qui ont relativement peu d’impact. Actuellement seulement 210 espèces ont fait l’objet de réintroductions.

Pour Génération Ecologie la sauvegarde de la biodiversité passe aussi par d’autres voies :

-Par une prise de conscience universelle

D’abord par une prise de conscience universelle sur la nécessité de protéger la biodiversité. Sans cela le citoyen en général et son représentant politique en particulier, ne verront pas la nécessite de faire des efforts et des sacrifices alors que les bénéfices de la biodiversité ne leur sautent pas aussi facilement aux yeux que les bénéfices financiers de la commercialisation des ressources vivantes.

-Par un changement de mentalité.

Si l’on continue à raisonner sur un mode binaire: bénéfices de la biodiversité contre dépenses pour protéger le patrimoine et si l’on continue encore à raisonner sur un mode commercial ou gestionnaire alors la biodiversité perdra la partie.

Un exemple récent: celui du Clemenceau, a montré qu’on était prêt à sacrifier un récif artificiel capable d’améliorer la biodiversité pour gagner quelques euros en dépeçant la carcasse de ce navire.

Si la biodiversité est confie à des comptables il est sûr qu’elle y perdra.

Si l’on remplace notre vision comptable étriquée et ponctuelle par une vision globale des problèmes et si l’on remplace le mot « bilan » par le mot « solidarité » entre les espèces, on aura fortement progressé dans la sauvegarde de la biodiversité.

Globalité et solidarité sont les deux mamelles de la vie sur terre.

-En développant la Recherche et l’Education.

La prise de conscience universelle se fera parallèlement au développement des recherches qui nous aiderons à comprendre la nécessite de sauvegarder la biodiversité et à l’éducation qui nous permettra d’acquérir un comportement citoyen et responsable face a ce problème. Tant que les problèmes d’Environnement resterons, le jour des élections, loin derrière les problèmes d’emploi, de salaires ou de sécurité, la biodiversité sera en danger.

-En donnant une forte valeur marchande à la « biodiversité » .

Tant que « l’homo commercialis » gouvernera le Monde, la biodiversité n’aura de salut que dans l’attribution d’une forte valeur marchande donné au vivant.

Considérant que la biodiversité est, au même titre que l’eau, l’air ou l’énergie un bien commun à tous les hommes, celui qui voudra en faire commerce devra payer une taxe aux millions d’autres copropriétaires de ce bien. Cette taxe devra augmenter au fur et à mesure que les stocks de biodiversité diminueront.

 Puisque c’est le seul langage qui soit actuellement compréhensible par nos dirigeants, utilisons le.

-En donnant une forte impulsion politique

Rien ne se fera dans ce domaine sans une forte impulsion politique. Laisser les choses  en l’état revient à laisser le « marché » faire son ménage dans la biodiversité .

La privatisation du vivant est le plus sûr garant de sa disparition.

Quand Bill Clinton a décidé que la « clonage humain » serait interdit aux Etats-Unis, il a fait un acte politique. Il aurait pu le faire également pour les cultures OGM.

Pour la biodiversité seul un acte politique fort en direction des « marchands de biodiversité » pourra inverser le processus.

Cela suppose que les politiques ont des intérêts différents de ces derniers. Aujourd’hui, d’après les décisions prises par les gouvernements, il semble que leurs intérêts convergent.

                                                           Conclusions.

            Pour conclure, je dirai que la biodiversité ne sera sauvée que lorsque les citoyens du Monde auront conscience des bénéfices qu’ils en retirent. A ce moment là, ils donneront du pouvoir aux défenseurs de cette biodiversité, par le moyen des urnes.

            Jusque là, on ne peut que retarder le processus de disparition de la biodiversité. Mais il faut le retarder suffisamment longtemps pour que ce transfert de pouvoir s’opère avant que la biodiversité n’ait disparue de notre Planète. C’est-à-dire avant la sixième grande crise biologique que certains nous prédisent pour bien avant la fin de ce siècle.

France Gamerre

Présidente de Génération Ecologie.


25 avril 2006

ACTUALITE RECENTE : LA REIMPLANTATION DES OURS…

Oui aux beaux nounours en peluche, mais il faut faire attention aux ours qui sont des animaux sauvages. Leur réimplantation est un phénomène écologique et l'animal n'a plus ses repères.
La vie autour, où évoluaient autrefois les ours, a changé depuis plusieurs décennies et comme l'ours n'a plus ses repères, il va partout. .
L'écologie dans les Pyrénées commence par la vie des habitants : les agriculteurs, les bergers, les villageois.
L'homme a éliminé les ours, l'écologie a fait son chemin, et c'est un non retour car l'animal n'est plus adapté à ce site.
L'ours dans les Pyrénées que je connais bien, a fait l'objet des chroniques des légendes. J'ai un arrière grand père un montreur d'ours… il y a eu beaucoup de légendes mais nous ne pouvons pas refaire l'histoire.

Dans certains cercles de la jet set, au salon thé feutré, où se mélangent l'intelligentsia et les pseudos intellectuels dans certains cas ça peut faire une économie de climatiseur où l'on met d'un côté ceux qui brassent de l'air et de l'autre ceux qui le pompent. RIRE…

Certaines personnes habituées au salon feutré, veulent se donner un genre qui ne correspond pas du tout à la réalité de l'écologie actuelle et présente. Je rappellerai qu'un ours n'est pas un jouet et on ne peut pas s'y approcher comme certains le croiraient. Quel intérêt ?

A quand le retour des dinosaures et de l'homme de Cro-magnon dans nos Pyrénées ?

Un ancien ministre à propos de l'éducation nationale avait dit qu'il fallait dégraisser le mammouth. Comment va-t-on faire si on ne trouve plus de mammouth ? RIRE…

Soyons un peu sérieux et rappelons que l'ours est un animal sauvage et dangereux qui n'a rien à voir avec un " bisounours " et pour moi, en tant qu'écologiste, je pense qu'il faut les laisser dans leur milieu naturel et surtout il ne faut pas les déraciner.

Ceci n'est bien sur que mon point vue

Alex LACOMBE


18 avril 2006

Plaidoyer pour une France démocratique

Malgré son caractère autocratique et son scrutin majoritaire , la Veme République dont on fera bientôt le demi-siècle, fonctionnait plus ou moins bien jusqu'à ce jour du 21 avril 2002 où Jacques Chirac s'est fait réélire sur un colossal malentendu dû à quatre facteurs principaux :

- un scrutin très spécial qui laisse uniquement la place à deux candidats au deuxième tour ;

-une stratégie électorale efficace mais peu démocratique basée sur l'aide à la multiplication des candidatures dans le camp adverse ;

-des médias complètement absents qui attendaient le deuxième tour entre Chirac et Jospin pour faire leur boulot ;

-des électeurs totalement passifs persuadés que rien ne pourra changer leur situation et que décidément le scrutin électoral (dit majoritaire mais qui ne représente pas plus de 20 à 30% des électeurs), devenu le nouveau jeu de société de la Nomenklatura politique, ne leur laissera aucun rôle à jouer.

De cette " manipulation politique " est né le plus grand malentendu que la France ait connu depuis des décennies et ce malentendu a bloqué toute possibilité de changement et d'adaptation de la France au Monde actuel pour 5 ans (jusqu'en 2007).

Quelle est la base de ce malentendu ? En négociant ou en décourageant les candidatures multiples à droite et au contraire en favorisant la multiplication des petites candidatures à gauche, (grâce à l'octroi généreux des signatures d'élus), Jérôme Monod, principal conseiller politique de Jacques Chirac, a poussé Jospin vers la sortie dès le premier tour et par la même assuré la réélection de Jacques Chirac face à un Le Pen qui servait de repoussoir.

Jusque là, c'est de la stratégie électorale classique et pour tout dire de bonne guerre. Si Jospin n'avait été aussi rigide sur les principes, ni aussi imbu de sa personne, il aurait pu agir de même avec la droite. Le malheur c'est que dans ce cas, c'est Le Pen serait vraisemblablement arrivé en tête au premier tour.

Le malentendu n'est pas n'est pas ici.. Il est dans le fait que Chirac, élu avec 82% au deuxième tour alors qu'il n'en avait recueilli que 19 au premier, s'est cru plébiscité par le peuple et conforté dans son idée qu'il pouvait faire ce qu'il voulait.

A l'inverse, le peuple de gauche, tout en étant frustré de ne pas avoir eu de débat démocratique au cours de cette élection et ne pouvant provoquer une crise politique quelques semaines après en votant pour une assemblée de gauche, lui donnait, contraint et forcé, une large majorité au Parlement. Cela renforçait Chirac dans son sentiment que le peuple n'y avait vu que du feu et se tenait prêt à le seconder. La réalité, c'était que les électeurs de gauche attendaient Chirac au virage, c'est à dire aux prochaines élections pour lui faire payer son tour de passe-passe et au demeurant leur propre culpabilité de n'avoir pas soutenu Jospin dès le premier tour. Voilà le vrai malentendu.

D'où le vote sanction aux régionales de 2004 et un refus net des électeurs de voter pour la " constitution européenne " malgré le renfort massif des médias, qui cette fois étaient au rendez-vous. Dés lors, tout était bloqué jusqu'en 2007 et les seules marges de manœuvre du gouvernement se sont appliquées à des sujets qui ne touchent pas au fond le quotidien des français à court terme (la charte sur l'environnement par exemple).

Entre-temps les hommes politiques en étaient réduits à expédier les affaires courantes ou à mettre en oeuvre des " mesurettes " pour exister. Les réformes n'étaient pas là pour régler des problèmes de société mais pour permettre aux hommes politiques de se placer sur la grille de départ pour la Présidentielle de 2007.

Dernier exemple en date, le CPE. Peu importe qu'il soit utile ou pas, qu'il soit populaire ou honni par les français. Ce projet de loi a été lancé parce que Dominique de Villepin devait faire quelque chose pour se distinguer de Nicolas Sarkozy. Maintenant il ne peut plus reculer sur ce sujet car ce serait abandonner la pôle position sur la grille de droite, à son adversaire Nicolas. Le reste compte finalement peu et la volonté des jeunes de ne pas voir leur précarité future inscrite dans la loi importe peu aux dirigeants politiques

A gauche, ce n'est pas mieux: on a vu un Laurent Fabius, le meilleur disciple du pro-européen Mitterrand, obligé d'appeler à boycotter la " Constitution Européenne " dans le seul but de mettre en difficulté Hollande et son équipe.

Et pendant ce temps la France perd du terrain et l'Europe aussi. Car ce n'est pas le " non " néerlandais a la Constitution Européenne qui a bloqué l'Union Européenne mais bien le " non " français.

Et dans cette Europe dont l'élan a été stoppé net, les pays qui ont voté " oui " (l'Allemagne et l'Espagne notamment), tentent de relancer une dynamique européenne en dehors de la France et sous la houlette de la perfide Albion. Espérons que d'ici 2007, ils n'auront pas pris trop d'avance pour que nous puissions les rattraper ensuite.

Mais ce n'est pas à l'extérieur que les plus gros dégâts ont été faits, c'est a l'intérieur du pays.

Ce qui est grave, c'est le repli de la France sur elle-même. Le repli du peuple sur l'hexagone et le repli des dirigeants politiques dans les palais de la République.

A l'heure où Angela Merkel prend pour exemple la simplicité et la rigueur des mœurs politiques nordiques et où l'espagnol José-Luis Zapatero est ressenti comme un collègue de bureau, les dirigeants français, à l'instar de Louis XIV, se drapent dans les " Ors " de la république et tentent d'en imposer par la magnificence.

Ce qui est grave, en fin de compte, c'est cette mise " au repos " de la France dans la compétition mondiale, cette sorte de " parenthèse politique " que le malentendu du 21 mai 2002 a engendré dans le pays.

Les seules avancées internationales de la France (ITER ou les médailles olympiques par exemple) sont dues à la qualité des chercheurs ou des sportifs français et non à celle de ses dirigeants.

Il est temps que le pays sorte de son hibernation et qu'on reprenne la route.

Vivement 2007, mais en sachant que les mêmes causes peuvent produire les mêmes effets, il serait bon que le gouvernement prenne l'initiative de remplacer le scrutin majoritaire par le scrutin proportionnel, s'il ne veut pas se retrouver devant des manœuvres électorales semblables a celles de 2002 et devant un nouveau malentendu qui renverrai les français à un " hivernage " supplémentaire de cinq ans.

Michel Villeneuve GE13, Marseille


13 avril 2006

Les français inquiets pour l'avenir de leur planète

Un sondage TNS-Sofres* paru le 6 avril dernier donne 8 français sur 10 se déclarant inquiets pour l'avenir de la planète (23 % se déclarant même " très inquiets ").

Pourtant, dans les actes quotidiens, seul un français sur deux passe aux actes.

Il ressort également de ce sondage que les risques environnementaux durables sont appréciés différemment selon les français.

Le réchauffement de la planète et les changements climatique préoccupent 42 % des personnes interrogées. Viennent ensuite la pollution de l'eau (38 %), la pollution de l'air (32 %), la disparition des forêts (25 %) et la disparition des espèces (19 %). Les français s'alarment aussi des crises ponctuelles telles que l'apparition de nouvelles maladies graves (23 %) ou les catastrophes naturelles (15 %). Dans les gestes quotidiens, 68 % des français déclarent trier et recycler leurs déchets, 52 % ne pas gaspiller l'eau, 51 % ramener les piles usagées aux bornes des commerces concernés, 47 % économiser l'électricité, 45 % ramasser un plastique ou un carton qui traîne ou encore 44 % ne pas utiliser de sacs plastiques pour leurs courses.

Si les femmes de plus de 50 ans peu diplômés se disent investie par les gestes quotidiens en faveur de l'environnement, les personnes les moins impliquées sont les 15-24 ans ainsi que les étudiants et les habitants de la région parisienne. AD * Enquête réalisée par téléphone auprès de 3 942 personnes, entre le 2 janvier et le 26 février 2006.

Voir également le billet d'humeur de France Gamerre sur ce sujet, sur son blog : http://lesamisdefrance.over-blog.fr


11 avril 2006

"lettre ouverte au Ministre sur la LGV Sud Ouest".

Mr Dominique BUSSEREAU

Ministre de l’agriculture, des eaux et forêts

 

Mon cher Dominique,

Après ces quelques années à la Réunion, je suis de retour dans notre belle région voisine de la tienne depuis quelques mois, et j’ai acquis un terrain sur l’un des fuseaux de passage envisagés pour un éventuel TGV Bordeaux/Toulouse…

Nous avons donc crée une association pour vérifier le bien fondé des études préliminaires fournies par RFF, dont nous avons aujourd’hui la conviction étayée qu’elles ont été bâclées sous des pressions multiples suggérées dans le bilan présenté par la commission du débat public qui souligne en outre la qualité de nos contributions.

Les rapports de RFF nous semblent totalement biaisés et oublient délibérément le principe de précaution pour accélérer le projet et le faire passer en force. Parmi les principaux griefs, justifiés par différentes études en annexe, à l’encontre du tracé mis en avant par RFF, on peut citer:

- une grave atteinte potentielle à la ressource en eau potable de la gironde( cf étude ci jointe, validée par plusieurs comités scientifiques).

- une aggravation des conditions de sécurité incendie dans les Landes ( selon le rapport circonstancié des services d’incendie et de secours concernés).

- la mutilation de la plus grande forêt d’Europe qui se verrait coupée en 3 -la destruction de zones écologiques uniques et de sites classés Natura 2000.

- l’apparition possible ou la création potentielle de biotopes favorables à des vecteurs de maladies tropicales ( paludisme, dengue, virus du nil, fièvre jaune ou chikungougnia…) dont l’émergence programmée en Europe devrait être traitée avec plus de sérieux : l’exemple de la Réunion devrait inciter à prendre davantage en compte l’avis des scientifiques (cf étude ci jointe).

Tous ces sujets concernent directement ton ministère, mais je ne crois pas que RFF ait informé de façon impartiale tes services de ces problématiques qu’ils semblent juger à la légère : la direction de la DDAF de Gironde n’avait reçu aucun dossier, ni aucune demande sur l’hypothèse du tracé sud qui nous préoccupe et qui traverserait le parc naturel régional des Landes de Gascogne !

Cela fait plusieurs mois que les responsables de RFF sont au courant de ces dangers potentiels, mais sans réaction apparente si ce n’est des haussements d’épaule… nous étudions donc avec des juristes les conséquences pénales d’une telle attitude si la mise en danger d’autrui s’avérait effective…

Le nouveau directeur de RFF est il en mesure de réaliser à quel point ses propres services l’abusent sur le sérieux des soit disant expertises qui lui sont présentées sur ce dossier ? Surtout quand on constate qu’aucun expert reconnu ne semble avoir été consulté, en particulier sur le problème de l’eau! Connaissant ton intérêt et ton expertise pour les transports, je fais appel à ta sagesse et à ton autorité pour qu’aucune décision ne puisse être prise en dissimulant volontairement des problèmes réels qui pourraient hypothéquer les générations futures, et sans étude préalable des problèmes évoqués, par des organismes indépendants garants d’une impartialité obligatoire dans le cadre du respect du principe de précaution.

Oui au TGV, mais pas n’importe comment et à n’importe quel prix… Serait il envisageable que tes services puissent vérifier le bien fondé de nos arguments avant que RFF ne rende sa décision, prévue avant le 18 avril ? (conformément aux recommandations de la commission du débat public) Je te remercie d’avance de ton intérêt pour ces problèmes, et espère te recevoir un jour en Gironde ou tous les anciens du PPDF sont restés très soudés et fiers de ton action…

Amitiés Jean-Luc

Jean-Luc STANEK la Brède


09 avril 2006

Le CPE est mort, et maintenant ?

Le CPE est mort.

Le replacement annoncé du CPE "par un dispositif en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté" signe son acte de décès. Le dénouement de 2 mois et demi de crise est une victoire contre un symbole politique et contre une méthode.

Une victoire contre un symbole politique, tout d'abord, qui consistait à renverser les règles du droit du travail traditionnellement conçues pour protéger la partie la plus faible, c'est-à-dire le salarié.

Une plus grande flexibilité du marché du travail ne doit pas se faire au détriment des garanties offertes aux salariés. Génération Ecologie rappelle que le développement social équitable constitue un axe indispensable d'une politique de développement durable.

Le CPE aura également illustrer la nécessité de nouvelles méthodes de gouvernance. Les nécessaires réformes à venir du droit du travail devront avoir pour cadre une négociation avec les partenaires sociaux car on ne peut pas gouverner seul, comme l'a cru à tord le Premier ministre. On ne peut que regretter que le gouvernement n'ait pas pris en amont le temps de la concertation avec les partenaires sociaux, ce qui aurait permis d'éviter une nouvelle crise sociale à la France et le blocage de nos universités et de nos lycées dont les jeunes seront les 1er à pâtir à l'approche des examens de fin d'année.

A plus long terme, la méthode retenue par le Premier ministre aura eu malheureusement pour corollaire de décrédibiliser la notion de réforme pourtant nécessaire. Génération Ecologie appelle à de nouvelles méthodes de gouvernance : concertation, expérimentation et évaluation des mesures nouvelles, et action ! Pour autant, après 2 mois et demi de crise, le problème du chômage reste entier. Un taux de chômage des jeunes qui avoisine les 20% n'est pas acceptable. Les questions soulevées pendant la mobilisation sont nombreuses. Le gouvernement devra y répondre en préférant cette fois la concertation à la confrontation.

Yoann GONTIER Porte Parole et délégué national à la Jeunesse de Génération Ecologie 06.19.24.05.91

yoanngontier27@aol.com


 

06 avril 2006

OUVRONS LES YEUX !

Est-il possible que notre intelligentsia nationale soit aussi aveugle ?

Avec la complicité des différents médias, l'information qui nous arrive quotidiennement nous montre un pays pris dans le doute et accablé par l'inconscience de nos dirigeants ! Même s'il y a un million de manifestants, ce qui est énorme bien sur, il n'en reste pas moins environ 24 millions qui continuent à œuvrer pour assurer leur subsistance et remplir leur mission.

Où est l'erreur ? L'emploi ne se décrète pas par textes législatifs ; il n'est que le fruit d'une offre que seule l'activité économique dynamique, voire les services, peuvent proposer.

Ouvrons nos yeux !

Il n'est plus temps de laisser croire que chacun peut subvenir à ses besoins essentiels sans efforts, en attendant la manne divine d'un Etat Providence. Le monde évolue très vite, et nous ne le voyons pas ; bientôt il évoluera sans nous. Ce qui apparaît plus grave c'est que cette réformette sur les différents contrats de travail va hypothéquer pour très longtemps la vrai réforme, absolument nécessaire, sur la refonte totale du code du travail, totalement obsolète aujourd'hui.

Il semblerait que la campagne présidentielle soit sous jacente à tout cela ! Il est probable que les thèmes essentiels de cette campagne future porteront sur la sécurité et sur l'emploi si l'on en croit les sondages …. !

Ne serait-il pas préférable d'axer le discours sur l'effacement de la dette et la réduction drastique des " Ors de la République " ? Si l'on y ajoute la protection de notre environnement, sujet qui sensibilise de plus en plus nos concitoyens, nous avons là trois sujets, sensiblement différents des discours habituels sur lesquels il est possible de marquer notre différence.

Il est aujourd'hui inadmissible de voir sans cesse augmenter, et cela d'une manière irresponsable, les dépenses des appareils d'Etat, alors que nous avons trois mois de déficit chaque année et que cela pèse déjà sur les ressources de nos petits enfants.

Quand donc nos hommes politiques prendront conscience de tout cela ? Appelons nos citoyens à ne donner leur voix qu'aux candidats qui s'engageront, en une législature, à mettre un frein à tout cela et à effacer cette dette au plus vite par l'effort, d'abord et avant tout, de nos édiles et de leurs administrations. La Démocratie et surtout notre République n'ont point besoin des fars et artifices qui ont ruinés notre Nation sous les monarchies de l'ancien régime !

Albert BALDINI, G E 83


06 avril 2006

Amende record pour un dégazage en mer, oui, mais encore…

 

Le tribunal correctionnel de Brest (Finistère) a condamné mercredi 5 avril le commandant d'un porte-conteneurs pris en flagrant délit de pollution en mer à une amende record de 800.000 euro s, dont 90% à la charge de l'armateur.

Le "Maersk Barcelona", bâtiment de 239 mètres battant pavillon Bahamas, avait été repéré le 20 septembre dernier à environ 160 kilomètres à l'ouest de l'île de Sein (Finistère) par un avion des douanes françaises, avec dans son sillage une pollution par hydrocarbures longue de 61 kilomètres sur 100 mètres de large.Selon la préfecture maritime de l'Atlantique (Brest), il s'agissait de la plus importante pollution en mer jamais constatée sur sa zone d'intervention, en l'occurrence du Mont-Saint-Michel à la côte espagnole. (AFP)

Si l’importance de pénalités sévères pour les pollueurs des mers n’est pas à remettre en cause, je m’interroge cependant sur l’aboutissement réel de telles sanctions. Les différentes condamnations enregistrées ces dernières années ont-elles toutes été versées, ou ces procédures ne font-elles encore qu’office de « vernis » visant à montrer le bon exemple, voire à augmenter la crainte des « dégazeurs » à l’approche de nos côtes, que les navires sauront désormais surveillées ?

Un texte des Nations Unies émanant de la convention de Montego Bay, donne juridiquement priorité à l’état du pavillon au détriment de l’état côtier. Il serait alors vraiment temps que les justices des différents pays, notamment au niveau européen, appliquent les mêmes peines, et prennent exemple sur la France, pour que ces sanctions soient vraiment dissuasives.

Cette information soulève aussi la question de la redistribution de l’argent récolté. Pour le cas du Maersk Barcelona le tribunal a accordé des dédommagements et indemnités à une douzaine d’associations écologistes qui s’étaient, à l’époque du fait, portées partie civile. Nous arrivons donc approximativement à 60 000 euros devant être redistribués aux associations. A quoi le reste de la pénalité (soit plus de 700 000 euros) sera-t-il alors utilisé ? Et qu’en est-il du soutien légitime à des structures tels que le FIPOL (Fond internationale d'indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures) ? Cet argent sera-t-il par exemple réinvesti dans des dispositifs anti-marées noires ?

J’espère que le principe du pollueur-payeur, grâce à une cohésion entre les états, gagnera en crédibilité, et que l’argent versé par les différents pollueurs servira effectivement à un mieux être pour notre environnement, pour des réparations certes, mais aussi pour de la prévention à hauteur des dommages supportés chroniquement par nos côtes.

France GAMERRE


Newsletter Appel de Paris - N°5 – Avril 2006

 

Où en est-on du projet REACH ?

 

La mesure 7 de l'Appel de Paris du 7 mai 2004 demandait un renforcement du projet REACH [1]. L'ARTAC s'est donc mobilisée tout au long de l'année 2005 pour soutenir ce règlement européen en particulier au moment du vote en première lecture du Parlement le 17 novembre 2005 et du Conseil des Ministres du 13 décembre. En effet le 8 novembre 2005, l'ARTAC a mobilisé le corps médical européen en organisant une conférence de presse [2] au Parlement européen en partenariat avec le Comité Permanent des Médecins Européens (CPME) signataire de l'Appel de Paris, regroupant l'ensemble des conseils de l'ordre des 25 Etats membres participants [3]. Pour sensibiliser le Conseil des Ministres et le Conseil européen, le Pr. D.Belpomme, président de l'ARTAC, a adressé une lettre à chaque chef d'Etat ou de gouvernement et ministres de l'Industrie des 25 Etats membres, leur demandant de renforcer le projet REACH (voir la lettre jointe à la précédente newsletter).

 

L'action médicale et scientifique de l'ARTAC s'inscrit en étroite complémentarité avec la mobilisation citoyenne des ONG françaises et européennes à qui nous rendons hommage pour leur travail de veille actif et intense. Ces actions conjointes commencent à porter leurs fruits : le principe de substitution au cœur de la phase d'autorisation a été voté par le Parlement européen et le Conseil des Ministres a consacré l'obligation de recherche d'alternatives plus sûres pour la santé et l'environnement. Le Conseil a toutefois retenu la possibilité pour les industriels de soustraire de la procédure d'autorisation des substances dont ils maîtriseraient valablement les risques. En revanche il a heureusement fait en sorte que certaines substances, en particulier les cancérigènes agissant à faible dose et les persistants bioaccumulables, soient obligatoirement soumis à la procédure d'autorisation. Ces avancées sont positives mais notre combat n'est donc pas terminé.

 

2006 devrait voir s'enclencher la deuxième phase du vote sur REACH. La position commune forgée par le Conseil des Ministres devrait être proposée en mai 2006. Les recommandations du rapporteur Guido Sacconi sont attendues en juin avec une discussion au sein du Comité pilote « Environnement » du Parlement en juillet. Le vote en deuxième lecture en session plénière du Parlement est prévu fin octobre-début novembre. En effet, la présidence finlandaise (2eme semestre 2006) souhaite avoir à son actif l'avancée de ce projet européen essentiel pour la protection de la santé et de l'environnement. D'ici là, il est donc essentiel que nous maintenions tous notre travail d'information auprès des parlementaires européens et en particulier auprès des eurodéputés français. Le deuxième colloque de l'Appel de Paris organisé par l'ARTAC le 9 novembre 2006 à l'UNESCO [4] sera une occasion de faire le point sur les discussions européennes autour de REACH. Ce colloque européen ouvert à tous publics aura pour thème « Santé, environnement et développement durable : enjeux et solutions ». Au delà de REACH, l'objectif est de proposer des mesures concrètes en matière de santé et d'environnement rassemblées dans un mémorandum. Nous vous tiendrons très prochainement informés de l'avancée de ce colloque.

 

Nous comptons sur votre participation.

 

Merci d'avance Marie Vigorie Directrice Générale de l'ARTAC [1] en Registrement, Evaluation, Autorisation des produits CHimiques [2]

 

www.artac.info [3] www.cpme.be [4] cf newsletter n°3 -- ARTAC 01 45 78 53 53 www.artac.info


25 Mars 2006

 LIAISON  GRENOBLE-SISTERON LA PIRE DES SOLUTIONS

Dominique Perben et Christian Estrosi, respectivement ministre des Transports et ministre à l'Aménagement du territoire, ont annoncé jeudi dernier le choix du gouvernement : ce sera une autoroute passant à l'Est de Gap. Coût « estimé » : 2,2 milliards d'euros.

Cette solution est la pire de celles envisagées dans le débat public qui s'est déroulé à l'automne dernier, que l'on se place du point de vue financier, technique ou environnemental. De fait, les trois sont liés : la très grande qualité des paysages traversés, entre Dévoluy et Parc national des Ecrins, pâtira d'autant plus de la construction d'une autoroute que la nature des sols du Beaumont, très instables ( rappelez-vous le glissement de terrain de la Salle en Beaumont ), conduira au choix de solutions techniques très lourdes, et donc très chères ! Et le problèmes du financement se posera de manière d'autant plus cruciale qu'un certain nombre des financeurs ont déjà déclaré qu'ils ne mettrait pas un euro sur l'A 51, en particulier la Région Rhône-Alpes , ou encore le Conseil général de l'Isère.

Cet appel d'air au transport routier est contraire à tous les engagements de la France en matière de transport (transfert du transport de marchandises sur le rail), contraire à l'esprit de la Convention alpine que notre pays à ratifié, et contraire au simple bon sens.

Génération Ecologie regrette le choix du Gouvernement qui ne sait pas décidément mener une politique de développement durable, mais cela Génération Ecologie le sait depuis fort longtemps.

Michel Verna            Membre du Bureau National,

GE Val-d’Oise.


 

 20 Mars 2006

GE : LE GRAND DEFI

 

France Gamerre appuyée par le Conseil National de GE a déclaré sa candidature à la Présidence de la République pour 2007.

Cà c’est un défi ! car aucune des conditions qui, en France, président à l’élection du plus haut magistrat de la République ne sont réunies. Notre vieille démocratie est plus proche de l’ancien régime royaliste que de l’esprit révolutionnaire de 1789.

Pour avoir une chance, il faut être de préférence un homme sinon il faut :

-avoir été médiatisé par un poste ministériel décerné par un ami Président ou Premier Ministre.

-être riche et célèbre ou avoir un grand et riche parti derrière soi.

-être un productiviste reconnu ou tout au moins incarner le libéralisme (fut-il de gauche)

-faire partie de la Nomenklatura (ENA, Sciences PO, Polytechnique, etc….) comme Ségolène

-ou bien être une héritière politique comme Roselyne.

-ou bien posséder un grand et puissant cabinet ou bureau d’étude comme Corinne.

-habiter Paris la semaine (avec la jet set) et venir se ressourcer en province le week-end.

Et on pourrait encore en rajouter.

France Gamerre, c’est tout le contraire. Donc a priori pas de possibilités.

Mais à GE, selon la célèbre formule marseillaise:  on aime les grands défis.

Michel Villeneuve, GE 13.