Parti politique écologiste
Le progrès ne se subit pas
Il se choisit

La planète ne se partage pas
Elle se gère
La démocratie ne se brade pas
Elle se vit

 

Libre expression

 

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10 juillet 2008

Génération Ecologie Normandie dit « OUI » au éolien de Boisemont

Conformément aux engagements du Grenelle de l’environnement et du Conseil européen de 2007, la France se doit d’adopter une stratégie pour une énergie sûre, compétitive et durable. En cela, la France s’est engagée à porter à 20% la part des énergies renouvelables dans sa consommation énergétique

Sur le plan national, Génération Ecologie est généralement favorable à l’implantation de parcs éoliens, dès lors, qu’après étude du dossier, il est démontré que celle-ci ne s’opère pas de façon sauvage et sans gardes fou.

C’est avec ce même souci de pragmatisme que nous nous déclarons aujourd’hui FAVORABLE à l’implantation du parc éolien de Boisemont.

Après avoir visité le site de Boisemont à plusieurs reprises, il nous est, en effet, apparu que le projet permettait de produire une énergie propre, tout en respectant le cadre de vie des habitants.

En particulier, la distance de 530 mètres séparant les éoliennes des premières habitations nous parait pouvoir être considéré comme raisonnable alors que sur d’autres sites, cette distance est souvent comprise entre 500 et 520mètres.

Dans ces conditions, Génération Ecologie Normandie donne un avis FAVORABLE à cette implantation.

Pour Génération Ecologie Normandie

Philippe LEMONNIER : Porte parole régional Normandie

Gaëtan BAZIRE : Délégué régional Normandie, Conseiller municipal de Louviers


2 juillet 2008

On ne peut pas tromper le peuple indéfiniment

Seuls les naïfs peuvent croire qu’il n’y a aucun calcul ni aucune manoeuvre derrière les actions politiques qui nous sont présentées par les médias et notamment les médias gouvernementaux. De fait , ces manoeuvres font fait parti du paysage politique.

Les proches de Mitterand avaient reconnus que Le Pen était soutenu parce qu’il servait les intérêts électoraux de la gauche et inversement Sarkozy (dixit le Canard Enchaîné) souhaite que Besancenot soit aidé car il sert indirectement les intérêts de la droite. Tant et si bien qu’un électeur croyant voter pour l’anticapitalisme se retrouve en fait un « allié objectif du capitalisme » et, à l’inverse, un électeur du Front national renforce la gauche. A part les électeurs tout le monde connaît cela sur le bout des doigts.
Mais que penser d’autres actions tout aussi manipulatrices mais bien moins évidentes comme par exemple celle de choisir, dans le camp adverse, un candidat n’ayant aucune chance d’être élu et de le propulser, via les médias contrôlés, sur le devant de la scène afin qu’il soit choisi par ses propres militants au détriment d’autres candidats plus dangereux ? Même si les preuves ne sont pas publiées, on ne me fera pas croire que la candidature de Ségolène Royal sortie du néant par un tapage médiatique sans précédent au cours de l’éte 2007, est le fruit du hasard.

De même qu’on ne me fera pas avaler que c’est le petit pleuple noir americain qui a fourni les 300 millions de dollars à Barak Obama pour sa pré-campagne contre Hillary Clinton alors que cette dernière était obligé de mettre la main à sa poche. Que ce soit les républicains qui aient aidé médiatiquement et financièrement Barak Obama contre une Hillary Clinton qui, d’après le sondages de l’époque, était plus dangereuse pour J. Mac Cain, ne me suprendrait pas.

Mais il y a des manipulations moins sophistiquées comme par exemple le coup de la  « fracture sociale » de Chirac en 1995 ou le coup de la « rupture » Sarkozienne en 2007.

Il en est de plus évidentes comme par exemple celle de pratiquer un discours électoraiste « mi-lepéniste mi-jauressien » afin de recueillir en même temps les voix de la gauche et de la droite.

Mais toutes ces opérations ont une limite car on ne peut éternellement gruger l’électeur en applicant les mêmes recettes plusieurs fois de suite. De même les manipulateurs américains ne pas à l’abri d’une réaction contraire de l’électorat car qui peut affirmer que le noir américain Barak Obama ne battra finalement le républicain John Mac Cain, atteint par la limite d’âge. Et celà même si le support financier et médiatique est retiré à Obama dès le début de la campagne pour la présidentielle.

En cas de refus de l’opinion s’être manipulée, cas il ne reste plus aux dirigeants en place qu’a utiliser les bonnes vieilles recettes électorales comme le changement de mode de scrutin et le charcutage des circoncriptions électorales. C’est évidemment difficile pour une « présidentielle » mais tout à fait plausible pour les autres types d’élection.

Mais là encore, le smanipulaterus ne pas à l’abri d’un « coup de sang » des électeurs qui bien que généralement dociles ont parfois des réactions non prévisibles comme on pu s’en rendre compte lors des référendums sur l’union européenne.

Voila pourquoi je pense qu’on ne peut tromper les électeurs éternellement parce qu’on ne peut prévoir à quel moment la « goutte d’eau » qui fait déborder le vase des révolutions, entrera en action.

Michel Villeneuve
Marseille


2 juillet 2008

Le piège des référendums sur l’Europe

En fin de compte les « référendums » sur l’Europe ont peu de succès. À part les espagnols qui étaient restés longtemps isolés du temps de Franco, aucun peuple ne se reconnaît dans cette union librement consentie.

Les causes sont multiples et désigner l’une ou l’autre comme le coupable ultime serait excessif. C’est la conjugaison de plusieurs facteurs qui rendent ces consultations négatives.

Il y a d’abord la conjugaison des extrêmes: les internationalistes et les nationalistes qui pour une fois sont d’accord contre cette union.

Il y a aussi les dirigeants européens qui proposent des textes de type commerciaux et non sociaux, même ces textes sont réduits à quelques lignes comme le traité de Lisbonne. La peur du plombier polonais est un fantasme qui peut devenir réalité à tout moment.

Il y a également les responsables nationaux qui rejettent toutes les fautes sur Bruxelles pour ne s’attribuer que les bonnes mesures. Et ce petit jeu n’est pas fait pour donner du crédit à une union européenne trop imprécise.

Il y a très souvent les problèmes personnels qu’on hésite à mettre en ligne de compte dans les élections nationales ou locales mais pas dans les élections européennes. Combien de fois n’a-t-on pas voté contre l’Europe parce que l’on craignait la suppression d’un hôpital local ou d’une usine. Ou bien parce qu’on avait un membre de la famille atteint d’une maladie incurable et tout simplement parce qu’on arrivait plus à joindre les « deux bouts ». Tout cela, c’est évident, ce n’est pas la faute de nos dirigeants nationaux ou locaux mais bel et bien celle des Eurocrates de Bruxelles qui font tout pour nous pourrir la vie, notamment en matière d’environnement.

Il y a enfin la peur que cette union qui est prête à intégrer la Turquie sans référendum, ne soit plus contrôlable. Les riches allemands ou hollandais ne veulent plus payer pour les pauvres roumains de même que les irlandais qui ont largement bénéficié des aides européennes ne souhaitent pas qu’on les leur reprenne au profit des peuples des Balkans.

Et voilà pourquoi il sera difficile d’obtenir un « oui », même du bout des lèvres, à cette déesse Europe qui peut encore nous permettre d’exister face aux grands blocs. Ces mêmes blocs dont l’union a été le fruit, non pas de votes populaires, mais de guerres de conquête ou de luttes fratricides.

C’est la somme de toutes ces rancœurs transformées en pourcentage de voix qui rendent impossible l’Union européenne, à moins que chacun d’entre nous ne prenne conscience du risque collectif que nous prenons en la faisant pas. Mais cela demande à chacun et notamment aux dirigeants qui se défaussent constamment sur Bruxelles de leur impuissance ou de leur incompétence, de changer d’attitude.

Michel Villeneuve
Directeur de recherche au CNRS
Marseille


10 juin 2008

Trente ans que les écologistes annoncent la crise du pétrole et rien n’a été fait

Toutes les professions utilisatrices du pétrole manifestent aujourd’hui face à la hausse du pétrole à la pompe. Pourtant cela fait prés de 30 ans que les écologistes annoncent cette crise et demandent aux pouvoirs publics de mettre en place des mesures pour l’éviter.

La seule mesure mise en place par les gouvernements successifs a été de faire taire les écologistes et de les écarter de la gestion publique.

La conséquence est que cette crise, qui devrait s’amplifier dans les mois et les années à venir, ne trouve aucun écho auprès d’un gouvernement qui se contente de gérer le quotidien au lieu de gouverner, c'est-à-dire prévoir l’avenir et anticiper les crises.

La seule réponse apportée par le gouvernement actuel consiste à calmer les manifestants à coup de subventions sélectives. Il y a fort à parier que cette réponse sera largement insuffisante.

Ce n’est pas aujourd’hui qu’il faut s’inquiéter, c’était hier. Malheureusement, le mot « responsabilité » a une nouvelle fois été repoussé.

« En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées » répliquait-on au bon vieux temps de l’après choc pétrolier de 1973.

Depuis, 35 années se sont écoulées… sans que les recherches sur les énergies alternatives ne soient ni financées, ni expérimentées.

La conclusion s’impose d’elle-même : en France, on n’a pas de pétrole, on a peut être des idées mais surtout pas la volonté politique des les mettre en œuvre !

Yoann GONTIER
Porte parole et Délégué national à la Jeunesse de Génération Ecologie


9 avril 2008

Les agrocarburants

Le communiqué de presse de Michel Villeneuve sur les agro carburants n’est pas du tout provocateur. Il ne fait que dire une vérité qui mériterait encore d’être appuyée, précisée et diffusée à tout-va. Il faudrait ajouter que cette supercherie a déjà coûté aux contribuables, la coquette somme 1,26 milliard d’euros. Avec cette somme, on aurait pu mettre en place des photopiles, pour une puissance de 140.00 à 160.00 kW. Une grande partie de cet argent est allée à des Industriels qui ont construits à grand frais ou plutôt à nos frais, des usines à agro carburants. Une autre partie est allée aux agriculteurs qui ont été « invités », à coups de belles subventions, à faire du colza « industriel » et autre tournesol, des betteraves et même du blé sur 405.000 hectares de jachère, soit le quart de la jachère nationale. C’est un véritable crime, car la jachère pourrait être remise en fonction avec une agriculture suffisamment respectueuse de la nature. Belle occasion manquée ! C’est aussi un crime, parce qu’il faut dix calories fossiles, en moyenne, pour produire une calorie alimentaire. C’est une moyenne : cela veut dire que pour certaines cultures en plein champ, il en faut moins que pour produire une laitue dans une serre chauffée, en plein hiver : c’est évident et on est d’accord. Mais il faudra encore dépenser des calories fossiles pour transformer cette calorie alimentaire en agro carburant.. C’est donc une supercherie sur toute la ligne et de plus, une sorte de crime contre la population, puisque nous allons vers des pénuries alimentaires qui se traduisent déjà par une augmentation des prix dans les commerces. Il y a 25 ans, les frigos de l’Europe débordaient de beurre et de poudre de lait. Aujourd’hui, ils sont vides. Nous n’avons que très peu de denrées alimentaires d’avance. Depuis des décennies, l’agriculture est conduite par des technocrates qui sont tout, sauf technocrates. Pour moi, un technocrate est quelqu’un qui utilise les techniques modernes issues de la Science, mais en prenant en compte tous les tenants et les aboutissants des actions qui sont lancées. Or, ceux qu’on nomme technocrates, sont des gens bornés, superficiels et qui le prouvent, une fois de plus, en lançant la production des agro carburants. En outre, le gouvernement est aux abois, alors il essaie de gonfler le PIB avec n’importe quoi. Cette pantalonnade sévit dans de nombreux secteurs, mais nous arrivons au bout du rouleau. En tout cas, pour les agro carburants, la cause semble entendue du côté du peuple. Hier, je suis allé rencontrer mon conseiller financier au Crédit Agricole. (Je réfléchis à un emprunt pour mettre en place 30 m2 de photopiles sur mon toit, en plus de mon installation thermique.) On en est venu à parler des agro carburants. Il s’est empressé de me démontrer que c’était une aberration. Je me suis délecté, en l’écoutant. Je me suis bien gardé de dire qu’il prêchait un convaincu. Beaucoup de gens savent que les agro carburants sont une supercherie, mais le gouvernement va continuer encore un moment sur sa lancée. Il faut bien engraisser les petits copains. La manipulation continue de plus belle et atteint même des sommets. Lors du rallye de Monte Carlo, une présentatrice du journal Rhône-Alpes-Auvergne de FR3 a parlé de la voiture verte qui participait à cette épreuve. Verte, parce que ce véhicule utilisait du bio-éthanol. C’est déjà un mensonge de la qualifier de « verte ». Mais par la suite, la présentatrice a glissé, dans un souffle, que le bio-éthanol était mélangé à du carburant sans plomb, mais sans dire la proportion… Le plus beau, ce fut la présentation, au cours d’un JT national, d’un avion quadriréacteur dont deux réacteurs fonctionnaient au « biocarburant ». On prend vraiment les gens pour des demeurés. Je terminerai par une information diffusée lors d’un flash d’une radio qui en diffuse très souvent : « la saison des courses de F1 commence, ce week-end, à Melbourne ». Et tout un bla bla bla. Le peu d’informations sérieuses a été balayé par cette annonce bien placée en fin de flash. Si ce n’est pas de la provocation, qu’est-ce que c’est ? Je mets également en FJ, mon texte sur les « biocarburants », comme on les appelait encore, il n’y a pas longtemps. Toutes mes salutations.

EVRARD Michel. Membre de Génération-Ecologie en Haute-Savoie et
Ancien Président départemental


9 avril 2008

Les dessous du biocarburant qui est tout, sauf bio

L’huile de colza ou de tournesol présente un certain intérêt pour les engins agricoles, à condition d’être produite après une prairie temporaire qui a eu le temps de se recharger en carbone et en azote etc., qui peut donc se passer temporairement d’engrais artificiel et éventuellement de traitement phytosanitaire. Sinon, le bénéfice est largement entamé, pour ne pas dire plus.

Le diester et l’éthanol ne sont que des pis-aller. Pour obtenir de bons rendements avec les cultures « énergétiques » (colza, tournesol, betteraves…), il faut répandre de au moins 600kg/ha d’engrais artificiel fortement assaisonné d’oligo-éléments de plus en plus rares dans les sols. Le labourage classique à 25 à 30 cm de profondeur, libère déjà jusqu’à une tonne de CO2/ha. Peu de gens le savent.

Les engrais artificiels sont, en grande partie, tirés des hydrocarbures, notamment du méthane. Il faut au total, 2 TEP, voire 3, pour en produire 1 tonne : donc, grosse dépense d’énergie fossile et dégagement de CO2. Remarque : On en consomme 11 à 12 millions de tonnes, par an, en France. Voilà pourquoi on peut mettre 1,6 million d’hectares en jachère et malgré tout, avoir des excédents agricoles qui ne sont que du pétrole et du méthane transformés en matière végétale et en viande avec un gaspillage énergétique énorme, dans les élevages industriels. Le fonctionnement des engins agricoles pour une campagne de culture nécessite environ 200 litres de gazole, 240 s’il s’agit du « biocarburant ». Au final, cela donne environ 1,2 TEP à l’hectare dont le tiers au moins provient des hydrocarbures, soit 400 litres.

La fabrication du diester ou de l’éthanol entraîne, de nouveau, une grosse dépense d’énergie (généralement du fioul ou du gaz). Pour que la distillation se fasse, il faut chauffer le mou à 80°, au moins. N’oublions pas non plus l’énergie dépensée dans la construction de l’usine et dans l’entretien du matériel. En définitive, le diester et l’éthanol rejettent plus de CO2 et polluent beaucoup plus que le gazole utilisé tel quel. Le recyclage annuel du CO2 dégagé par les « biocarburants » est complètement balayé. Il est même loin de contrebalancer le CO2 dégagé pour les produire. Un autre avatar est l’impact désastreux de ce genre de culture sur nos terres agricoles déjà appauvries par 60 ans de surexploitation. Nos hommes politiques, de gauche comme de droite, viennent probablement d’une autre planète. S’ils persistent dans cette pantalonnade, c’est qu’ils se moquent de la population qui est déjà abonnée à une nourriture de plus en plus médiocre et de plus en plus coûteuse. Pour eux, L’essentiel est de faire du PIB et tant pis si le remède est pire que le mal. Loin de moi de penser qu’il y a collusion entre des élus et de Industriels.

Il serait beaucoup plus logique de pousser les gens à faire des économies drastiques de combustible fossile, en taxant progressivement, mais de façon exponentielle, les véhicules personnels rejetant plus de 120gr de C02 au kilomètre, sauf dérogation pour raison professionnelle ou familiale, ce qui favoriserait toutes sortes de bons comportements, y compris chez les constructeurs. Il y a aussi des économies de CO2 à faire du côté des courses d’engins motorisés qui sont des spectacles navrants n’ayant rien à voir avec le vrai sport. Une F1 consomme jusqu’à 60 litres de carburant à l’heure… Quand on n’a pas de pétrole, on a des idées, paraît-il. La première est d’utiliser intelligemment celui qu’on est obligé d’importer. Au lieu d’acheter une voiture de 20.000 euros, achetez en une à 14.000 euros. Avec l’argent économisé, vous pouvez vous payer une installation solaire à capteurs thermiques qui vous feront économiser l’équivalent de 300 à 400 litres de fioul, par an. Moi-même, J’ai fait ce choix et comme dirait Evelyne Dheliat, c’est déjà un petit geste pour la planète. Le développement de l’énergie solaire devrait être la priorité des priorités. Or, très rares sont les nouveaux logements qui en sont équipés. Nos élus ne sont pas des lumières. Pour les éclairer un peu, je leur signale qu’une nouvelle technique de fabrication des photopiles met le kWh, à 15 centimes d’euro, selon un article d’un grand Quotidien, en date du 14 Juin 2004. Or, l’Etat a déjà distribué 1,260 milliard d’euros aux industriels et aux agriculteurs pour le « biocarburant »…

Utiliser de l’huile de tournesol ou de colza pressée à la ferme, dans les conditions évoquées plus haut, est une pratique acceptable, même si c’est une économie dérisoire. En revanche, la production du diester ou de l’éthanol nous enfonce toujours un peu plus dans le royaume d’Absurdie. Il faut penser en terme de bilan énergétique, de pollution et rien d’autre. Les prix, on en fait ce qu’on en veut. Par ailleurs, Il est urgent de promouvoir une vaste réforme agraire, car en 2008, pour produire 1 calorie alimentaire, il faut dépenser, en moyenne, 10 calories fossiles. Les remèdes existent et sont prêts à l’emploi. Il faut simplement que nos Intelligences Bruxelloises permettent aux agriculteurs de les appliquer. Mais faisons vite, pour que nous ne soyons pas coincés, quand les hydrocarbures deviendront réellement rares et chers, par le fait même. Juin 2007. Depuis cette époque, le baril de pétrole a pris 40 dollars…

EVRARD Michel. Membre de Génération-Ecologie en Haute-Savoie et
Ancien Président départemental


4 avril 2008

Raisons et légitimité de la politique étrangère sarkozienne ?

La politique étrangère menée par le Président de la République et son Ministre des Affaires Etrangères est en complète rupture avec celle de la France depuis l’époque du Général de Gaulle.
Que ce soit sur la politique atlantiste et l’alignement sur l’Amérique, sur la participation à l’Otan, sur l’abandon du moteur franco-allemand pour l’Europe au profit d’une « resucée » de « l’entente cordiale » du début du XXeme siècle avec l’Angleterre et la Russie, sur le soutien inconditionnel à Israël, sur l’intervention des soldats français en Afghanistan, sur le retrait de la France en Afrique ou sur la question des « Droits de l’Homme », la politique étrangère actuelle est à quatre-vingt-dix degrés de celle des prédécesseurs de Nicolas Sarkozy.

Au delà du possible intérêt de cette nouvelle politique pour le Pays, les questions que se posent GENERATION ECOLOGIE c’est, d’une part, la raison profonde de ces changements et, d’autre part, leur légitimité républicaine.

Concernant les raisons de ce changement: cette nouvelle politique répond-elle à un intérêt vital pour la France et pour l’Europe ou bien à de fantasmes présidentiels? Est-ce que le changement de partenaire européen répond à une nécessité économique et militaire ou à l’attrait des fastes royaux britanniques mieux pris en compte par les journaux « people » que l’austérité germanique ? Est-ce que l’envoi de soldats français en Afghanistan répond à une moisson de contrats pétroliers où à une amitié personnelle entre Georges W.Bush et Nicolas Sarkozy ? Est-ce que l’abandon aux américains, aux chinois et aux japonais des ressources minérales stratégiques de l’Afrique Centrale correspond à une nouvelle stratégie économique de la France ou à une volonté de rupture avec la politique « foccardienne » de l’Elysée menée depuis 1958 ?

Concernant la légitimité de ce changement de politique étrangère: le Président peut-il engager des troupes françaises dans des conflits extérieurs sans en référer au Parlement et au Gouvernement ? Est-ce qu’il pourrait éventuellement décider seul d’une guerre avec un autre Etat ? Peut-il décider seul des régimes étrangers à soutenir comme par exemple au Tchad sans avoir de comptes à rendre à personne ? Voila quelques questions qui méritent réflexion d’autant quelles ne font pas partie de programme pour lequel le Président à été élu.

Certes, sa majorité parlementaire lui donne pendant cinq ans le pouvoir absolu et notamment dans le domaine militaire ou en politique étrangère, mais ce pouvoir absolu dont les rois de France ont rêvé pendant des siècles est-il compatible avec un véritable régime démocratique ?

Il y a un demi-siècle Le Général de Gaulle déclarait que la politique de la France ne se faisait pas à la « corbeille » mais il semble bien aujourd’hui qu’elle se fasse dans « Gala » et dans « Voici », les deux revues « people » les plus regardées des français.

Michel VILLENEUVE, GE13


14 mars 2008

Résultats des municipales à Marseille

Le résultat du premier tour à Marseille où il n’y avait qu’une seule candidate de GE, France Gamerre, sont plutôt décevants pour GE et mitigés pour la droite.

Le premier résultat c’est que la seule liste où il y avait GE a été élue au premier tour avec les mêmes résultats qu’en 2001. Les listes où les candidats de GE ont été enlevés par l’UMP sont en ballottage et souvent en mauvaise posture face à la gauche.

Ceci m’amène à faire plusieurs remarques :
1)-Annoncer partout qu’on va faire de l’écologie sans écologistes, c’est comme de vouloir jouer au football en ligue 1 sans joueurs professionnels. Les électeurs n’y croient pas.
2- La vague rose a été peu ressentie à Marseille puisque les listes de l’UMP qui avaient de bons candidats on eu les mêmes résultats qu’en 2001 et inversement les listes UMP qui avaient de mauvais candidats ont vu leur score diminuer face à la gauche. Conclusion mettre sur sa liste des favoris ou des favorites pour se faire plaisir ne peut donner, comme dans une équipe sportive, de bon résultats.
3)- GE devra revoir sa position vis-a vis de la droite locale sachant que la gauche a fait pas mal de place aux Verts et au Modem qui devraient chacun disposer d’un groupe municipal alors que GE n’est même pas assuré d’avoir un seul conseiller municipal.

Michel VILLENEUVE
Porte –Parole de Génération Ecologie


10 mars 2008

Où est donc passé l’écologie dans les municipales ?

Les scrutins se suivent et se ressemblent. Par delà la succession des vagues bleus et roses qui ont tendance à grossir au fil du temps, les « vaguelettes » vertes ressemblent de plus en plus à un « clapotis ».

Encore une fois, la radicalisation des enjeux entre la droite et le gauche a oblitéré les problèmes écologiques.

L’écologie politique n’est sollicitée par les électeurs que pour les élections sans enjeu immédiat comme les cantonales (où les candidats écologistes tirent leur épingle du jeu) et les européennes.

Encore une fois les divisons des écologistes font que leurs problèmes internes font plus de bruit que leur propositions.

A quand un grand parti écologiste indépendant en France ?

Par delà ce souhait sans cesse renouvelé mais jamais mis en pratique, il faut analyser les résultats des votes.

Les Français ont voulu donner un avertissement sans frais au Président de la République mais sans toutefois se déjuger de leur vote en sa faveur au printemps dernier. La courte victoire de la gauche signifie que les français font encore confiance à Nicolas Sarkozy mais que c’est leur dernier appel avant de changer de bord. A lui de faire la nécessaire pour mériter leur confiance qui tant est que cela l’intéresse encore.

Un deuxième avertissement concerne la gauche. Le vote en leur faveur est un encouragement à trouver enfin un leader digne de ce nom, mais ce n’est pas une carte blanche pour faire n’importe quoi.

Enfin les électeurs sont restés fidèles au dernier vote puisqu’ils n’ont pas redonné au Front National les voix que Nicolas Sarkozy leur avait prises en mai avril dernier. Là encore on laisse une dernière chance au Président pour tenir ses promesses de campagne.

Quand au candidat François Bayrou, sa bonne côte de popularité liée à la baisse de celle de ses principaux concurrents n’a pas été suffisante pour redonner une place à son parti condamné à jouer les utilités grâce à son pouvoir de nuisance.

Dans ce petit jeu de chaises musicales, il y a donc uns grands absente, c’est l’écologie dont tous les candidats ont parfumé leur programme électoral mais qui ne constitue pas encore un plat de résistance.

GE espère que ce le remède écologique sera sur l’étagère avant les catastrophes annoncées pour les prochaines années, fassent leurs œuvre.

Michel VILLENEUVE
Porte –Parole de Génération Ecologie


Nicolas Sarkozy s’est trompé de rôle

Dans le casting présidentiel, le Président de la République s’est trompé de scénario et de rôle.

Il s’est présenté à l’élection présidentielles avec le rôle d’un un super manager de la société France capable de faire fructifier les bénéfices et d’augmenter les actions des associés que nous sommes tous.

Or, qu’a-t-il fait depuis près d’un an? Il a augmenté les bénéfices des actionnaires principaux mais à oublié les petits actionnaires.

Pour ses deniers il s’est contenté de leurs préparer des jeux médiatiques quotidiens afin de les faire patienter.

Il a délaissé le rôle ennuyeux et difficile du PDG pour prendre celui de la super star en pensant que ses aventures personnelles suffiraient à endormir les petits actionnaires (supposés avides de romans feuilleton).

Or, les actionnaires quels qu’il soient, n’ont en général rien à cirer de la vie privée du PDG, ils attendent seulement de lui de meilleurs résultats boursiers.

D’ou une désaffection des actionnaires qui étaient venus pour encaisser les bénéfices et repartent avec le DVD sur la vie privée du PDG.

Nicolas Sarkozy qui avait un excellent scénario (qu’il a joué à la perfection) dans la campagne électorale n’a pas réussi à rentrer dans le rôle du chef d’entreprise dynamique. Il s’est contenté d’un mauvais remake de Johnny Halliday, son idole.

Michel Villeneuve, GE 13


Colloque "Ecologie Radicale" du 22 janvier 2008 au Sénat:
GENERATION ECOLOGIE pose des Questions immédiates...
... Réponses incertaines pour un Avenir lointain, sous les yeux de Jean-Louis BORLOO.

Les grandes lignes, rapportées par Renaud SIRY, Délégué Départemental GE PARIS

Dans la salle souterraine Gaston Monerville du Sénat, ce 22 janvier, plusieurs membres de Génération Ecologie, dont notre Présidente France GAMERRE, ont répondu à l'invitation de Françoise DUTHEIL, la Présidente d'Ecologie Radicale...

DES INTERVENANTS HAUTEMENT QUALIFIES

Monsieur Dominique BIDOU, Président de l'Association H.Q.E, Madame Dominique DRON- qui remplaçait au pied levé le Sénateur LAFFITTE indisponible- ,Monsieur Claude ROY, Coordonnateur Inter-Ministériel de l'action Publique pour les bios-carburants et la bio-masse, Monsieur François LOOS, ancien Ministre de l'Industrie, député du Bas Rhin et Madame Michèle PAPPALARDO, Présidente de l'Agence de l'Environnement et de la maitrise de l'énergie (ADEME), ont, tour à tour, exposé leur vision du développement durable.

J'ai particulièrement noté la pertinence des propos de Claude ROY. Il a rappelé que, si nous étions 1 million d'habitants sur terre en 1900, nous sommes quelques 6 milliards aujourd'hui...

Le développement de notre consommation s'est accru de 2 à 3 et, parallèlement, on mange de plus en plus de viande, dans le monde, ce qui requiert des surfaces agricoles de plus en plus importantes... On peut se demander, au train où vont les choses, si la planète sera suffisante pour nourrir les populations dans un avenir pas si lointain !

BIO-MASSE: LA VRAIE SOLUTION ?

D'après Claude ROY, le cap de 2050 sera particulièrement dur à "passer". Le monde aura épuisé ses ressources fossiles et renouvelables à cause des besoins et de la croissance. Il souligne que nos ancètres ont vécu avec la bio-masse, on pourrait aussi beaucoup mieux en tirer parti..., mais nous sommes 6 milliards ! Il y a 3 enjeux majeurs corollaires au changement climatique: ECONOMISER, SUBSTITUER, SEQUESTRER.

C'est ici que la bio-masse peut jouer pleinement son rôle en séquestrant le carbone dans les sols et les végétaux. Cela débouche sur une régénération des sols et des matériaux, par la précieuse photo-synthèse...

On a aussi évoqué les molécules à multi-usages qui peuvent entrainer des conflits: Alimentation des Personnes face au développement des bio- carburants, Industrie du bois face à l'Industrie du papier, etc...

Au nom de GE, j'ai posé à Claude ROY, cette question: Compte-tenu de l'intérêt de la bio-masse, mais aussi de sa relative fragilité, va-t-on vers une Instance de régulation ? Arrive le Ministre d'Etat, Jean-Louis BORLOO, au moment où je reçois ma réponse: "Aucune Instance de régulation à ce jour, mais il faudra, en effet, sérieusement y songer"...

HABITAT: RETOUR A LA NATURE...

Intervient ensuite Dominique BIDOU, le père des fameuses normes H.Q.E... Il prône, s'agissant des nouveaux bâtiments, le retour aux éléments naturels, notamment les produits Animaux comme le cuir ou la laine de mouton... Même les plumes de canards peuvent, selon lui, après compression, constituer de bons isolants. Il recommande le bois et tout ce qui peut stocker le carbone dans les bâtiments...

Bien sûr, on parle du mélèse, qui résiste très bien à l'extérieur, sans aucun traitement, mais d'autres variétés de bois sont également intéressantes après traitement. Des résèrves sont toutefois émises quant à la durabilité de l'efficacité de ce type de matériaux dans le temps, ce qui me conduit à poser
ma 2 ème question, toujours au nom de GE: "A-t-on aujourd'hui le recul nécessaire pour juger de la durée de performance des matériaux naturels envisagés pour la Construction ? Des tests probants ont-t-ils été mis en place ?"Là encore, la réponse est floue... "On ne sait pas vraiment. On suppose qu'il y aura une dégradation dans le temps, mais on ne peut pas encore dire de quel ordre..."

On voit bien que nous sommes à l'aube d'une révolution écologique dans ce Secteur. Une page s'ouvre, mais nous sommes loin de connaître la fin du livre...

POUR J.L. BORLOO: CAP SUR LA BIO-MASSE

L'intervention de Jean-Louis BORLOO recentre le débat sur l'essentiel, selon lui: "Il faut absolument développer la Bio-Masse..." Il souligne, non sans raison l'immensité en France de nos Terres Agricoles qu'il faut utiliser massivement en faveur de la Bio-Masse, véritable trésor écologique.

Une intervention qui montre bien toute la compétence et tout l'enthousiasme dont notre Ministre sait faire preuve, s'agissant de Développement durable, en cela, bien en ligne avec France GAMERRE, qu'il a d'ailleurs embrassée chaleureusement en repartant vers son Ministère...

Outre notre Présidente et de manière non exhaustive, j'ai noté, représentant Génération Ecologie, la présence dans la salle, de Jean-Pierre CASTRIC, Responsable du 78, d'Alexandre LACOMBE, Responsable de l'Essonne, accompagné de son épouse Bernadette et de Patricia DORE, Responsable des Hauts de Seine...

Un colloque utile pour une meilleure compréhension des nouveaux impératifs de notre Développement durable...

Renaud SIRY


19 janvier 2008

Chacun son métier et les vaches seront bien gardées

« Chacun son métier et les vaches seront bien gardées » dit un proverbe paysan. Et de fait, grâce à une spécialisation très poussé et une séparation claire des fonctions, tout est pour le mieux dans notre beau pays.

Prenons par exemple la fonction du « Président de la République ». Son boulot c’est de faire en sorte que le peuple soit content ou à défaut qu’il n’entrave pas la marche des affaires par des manifestations intempestives. Pendant ce temps les principaux commanditaires de notre Président, soit les grands groupes industriels et médiatiques (Bouygues, Bolloré, Leclerc, Dassault, Rothschild, etc..) font des bonnes affaires.

Le boulot du Président c’est donc de faire en sorte qu’il n’y ait pas de troubles. Il a pour cela deux moyens éprouvés: d’un coté le « bâton » (la police et l’armée) et de l’autre « la carotte » (le pain et les jeux).

En démocratie il vaut mieux agir avec le second plutôt qu’avec le premier car c’est très mal vu de réprimer son peuple par la force. Ca fait désordre et ça fait fuir les capitaux et les milliardaires.

Maintenant supposons qu’a cause d’une conjoncture défavorable (hausse du chômage, baisse du pouvoir d’achat, croissance négative, inflation galopante ou crise économique mondiale) le pain vienne à manquer. Il restera toujours au Président (ou au Roi car il y a aussi des monarchies, notamment dans le golfe) a actionner rapidement le levier « spectacles » afin que le peuple ne s’aperçoive de rien.

Et côté spectacle on n’a rien à craindre puisque notre Président c’est le meilleur. A lui tout seul il remplace la troupe des « peoples » qui se battent pour occuper les plateaux télé.

Finalement tout le monde est content: les gens qui voient du spectacle, le Président qui prend son pied à monter des comédies (parfois aussi des tragédies) et les sponsors qui voient, grâce à son agitation médiatique, leurs chaînes de TV et leurs journaux augmenter leur audience.

Mais supposons que les braves gens se lassent de ces feuilletons abrutissants et qu’ils s’intéressent à leur pouvoir d’achat. « Patatras », c’est la faillite. Le Président est brocardé, les sponsors sont inquiets et l’UMP se fait des cheveux pour les municipales.

Qu’a cela ne tienne, avant de lever le bâton, il reste encore à notre Président une recette qui a fait ses preuves dans l’histoire: la religion. Quoi ces honnêtes gens trouvent qu’il y a de l’abus et que certains en profitent trop. Que nenni! s’ils souffrent bien ici bas et se privent sans se plaindre alors le paradis sera pour eux un long fleuve tranquille où ils pourront pêcher éternellement.

Mais cela n’arrivera pas car notre Président ne parle jamais de religion ni ne la recommande à quiconque. Quoi, il paraît que si ! Ah bon !C’est vrai que je n’ai pas regardé la TV ni lu les journaux ces jours-ci.

Entre nous, pour les services qu’il rend aux grands argentiers de ce monde, notre Président est très mal payé. Ce sont les autres qui profitent et lui que fait le sale boulot. C’est pas juste.

Ce n’est pas en lui offrant, de temps en temps, un billet d’avion pour Louxor ou une croisière de 4 jours au large de la Sicile, qu’on le rétribuera à sa juste valeur. A sa place je demanderais 10% de ce que je fais gagner à mes amis. Un pourcentage minable qui ferait certes pleurer de rire les « managers » des joueurs de football, mais qui pourrait dédommager notre Président pour ses représentations quotidiennes.

Finalement le vieux proverbe paysan est inapplicable en France car, depuis que le général De Gaulle l’a lui-même affirmé, les français ne sont pas des veaux.

Michel Villeneuve, Marseille


8 janvier 2008

Le bal des faux-culs

Le 11 décembre 07, sur France-Inter, Pierre Moscovici, député PS, s’est livré à une diatribe féroce contre Kadhafi. Mais quand les socialistes étaient au pouvoir, pourquoi n’ont-ils pas mis fin aux importations de pétrole libyen? Ce que Kadhafi a fait aux infirmières bulgares, au médecin palestinien et à bien d’autres, est horrible. Mais nous, que faisons-nous avec le pétrole que nous lui achetons, ainsi qu’à d’autres chefs d’Etat aussi « autoritaires »? Nos élus ont laissé les travailleurs s’enferrer dans une monstrueuse transhumance quotidienne ( en voiture particulière, en TGV, en TER, en bus, en tram, en RER, en métro et même en avion) qui coûte les yeux de la tête aux usagers et aux contribuables, y compris les plus pauvres. Personne ne peut ignorer que tous les modes de transport sont subventionnés directement ou indirectement. La pauvre TIPP (19 milliards d’euros selon la Ministre Lagarde) est bien incapable de régler les frais d’entretien que l’Etat prend à son compte. Et comme c’est insuffisant, on emprunte de l’argent à tout-va. Les bénéficiaires de ce mic-mac sont les Sociétés qui construisent les infrastructures routières ferroviaires, urbaines, les constructeurs de divers véhicules et tout ce qui gravite autour de la mobilité, y compris les services hospitaliers… En effet, notre mode de vie à roulettes provoque, chaque année, la mort de 6000 personnes dont plus de la moitié survient sur le chemin de travail. Des milliers d’accidentés restent estropiés à vie. N’est-ce pas là, une forme de torture particulièrement révoltante? C’est dire que nous n’avons pas de leçon à donner à Kadhafi. Sur le plan proprement économique, c’est la Bérézina. Ces déplacements renchérissent le coût de nos productions, abaissent notre compétitivité et fournissent un argument aux délocalisateurs. Aucun élu n’a encore découvert qu’avec le cinquième de tout ce qui est dépensé, dans les trajets quotidiens, par les travailleurs et par l’Etat, il serait possible d’acheter toutes les matières premières nécessaires à la production relocalisée et compétitive des biens de consommation courante qui nous viennent des Antipodes, pour le plus grand bonheur des Imports-Exports et le plus grand malheur des esclaves qui les fabriquent dans des conditions inhumaines. Que les élus de droite se livrent à ce jeu de massacre, il paraît que ça se comprend, puisque ce sont les valets du Grand Capital, comme disait Georges Marchais. Mais que les socialistes laissent faire et même oeuvrent à cette grande vadrouille, je ne comprends pas du tout. Certains d’entre eux ont carrément opté pour la fuite en avant, dans tous les sens du terme. Vallini, le député PS et président du Conseil Général de l’Isère veut une autoroute au milieu de Grenoble et Destot, le maire PS de cette même ville, a déclaré dans un journal local que la France devrait encore dépenser 43,5 milliards d’euros, pour s’assurer de bonnes voies de communication. A droite, Fillon, grand amateur de voitures de course, vient de promettre aux Stéphanois, le doublement de l’autoroute entre Lyon et Saint-Etienne, pour 2012. Bussereau a décidé la construction d’une autoroute, du côté de Pau, le lendemain du Grenelle de l’Environnement… Je pense que nos élus ne savent plus comment faire pour gonfler le PIB, alors ils utilisent de grossiers expédients et tant pis si le remède est pire que le mal. Le pays va donc continuer de s’enfoncer dans les dettes. La circulation routière accapare plus de 50 millions de tonnes de carburant, par an. C’est moins l’augmentation du prix du baril qui va précipiter la faillite de la France, que le gaspillage que l’on fait de toutes les sources d’énergie et des matières premières utilisées dans la construction des véhicules. Qu’y a-t-il dans la tête de nos élus et des citoyens qui réclament encore des déviations et autres voies directes ? Il est vrai que la manipulation va « bon train ». A la vérité, la mobilité a, depuis longtemps, dépassé le niveau de l’utile et de l’acceptable, pour devenir la version moderne du tonneau des Danaïdes et une cause de souffrances incommensurables. Bravo et vive la France !

EVRARD Michel. Professeur à la retraite.


8 janvier 2008

Une supercherie nommée OGM et quelques autres inepties du même genre

Ceux qui veulent nous faire croire que les OGM vont résoudre le problème de la faim dans le monde, sont de dangereux rêveurs : dangereux, parce qu’ils se gardent bien de prendre en compte les conséquences éventuellement fâcheuses de l’utilisation de ces nouveaux organismes et leurs limites.
Prenons le cas de l’Afrique. Sa population ne cesse d’augmenter. Elle s’accroît, chaque année, de 20 millions d’individus. Quand j’étais au Mali en 1971-1973, il y avait 6 millions d’habitants. Aujourd’hui, il y en a 12 millions, sur un biotope déjà fragilisé par des pratiques agricoles inadéquates et la poursuite du déboisement pour la cuisson des aliments. Il faudrait que les OGM multiplient les récoltes par deux, pour que les populations africaines évitent temporairement la famine. Si l’explosion démographique continue, il faudra trouver des OGM carrément miraculeux.

La toxine (autre nom du poison) que l’on introduit dans les plants de maïs, pour lutter contre la pyrale, peut se révéler très dangereuse. Elle peut très bien remonter la chaîne alimentaire jusqu’à l’homme. Bien sûr, on va vous dire qu’elle est détruite dans l’appareil digestif des animaux qui vont manger ce maïs. C’est à vérifier. Or, sur un sol qui a conservé toute sa matière vivante, il existe une bactérie qui secrète cette toxine qui remonte le long de la tige de maïs et offre une protection incomplète, mais suffisante contre la pyrale. En outre, la plupart des ravageurs disparaissent du sol, quand il y a une rotation suffisante des cultures. Mais quand on fait du blé ou autre chose sur la même parcelle depuis 20 ans, voire plus, il ne faut pas s’étonner que les maladies et les ravageurs soient à la fête.

Certains OGM sont faits pour résister aux désherbants les plus violents. C’est un nouveau crime contre la vie. En effet, les désherbants actuels « sélectifs » ont déjà tué 90% de la matière vivante qui, dans un sol sain, passe son temps à transformer les déchets végétaux et le fumier en engrais, tout ce qu’il y a de plus naturel et excellent pour les cultures. Claude Bourguignon, un ingénieur agronome qui a refusé d’entrer dans le système productiviste, dit très justement que nous ne faisons plus de culture, depuis longtemps, mais que nous ne faisons que gérer les pathologies végétales. Il évoque la culture du blé en 1950. Moi-même, je me souviens que dans ces années-là, les agriculteurs de mon village situé à 1000 m d’altitude arrivaient à produire 35 quintaux de blé, à l’hectare et même parfois à 40, uniquement avec un bon apport de fumier : calcul réalisé par mon père avec un voisin agriculteur. Le pain fait avec ce blé était excellent à tous points de vue! Aujourd’hui, on arrive à 80, voire 100 quintaux à l’hectare. Donc, il y a deux ou trois fois plus de tiges au m2 ; du coup, l’humidité entretenue par cette densité entraîne la prolifération de champignons microscopiques qui nécessite l’emploi de fongicides. Voilà une des nombreuses conséquences fâcheuses de l’agriculture productiviste. Avec les OGM, ces problèmes demeureront. Faudra-t-il introduire un gène pour combattre les champignons, un autre, pour combattre les pucerons qui font parfois d’énormes dégâts, un autre, pour éloigner les moineaux ? Les OGM ne supprimeront pas tous les traitements qui font déjà du mal au sol. Au contraire, les désherbants qui épargneront les seuls plants cultivés, achèveront de tuer la matière vivante. Bref, une catastrophe écologique annoncée, plus grave que l’affaire de l’amiante, de la vache folle, du sang contaminé réunis.

Mais le plus gros mensonge est de nous faire croire que les récoltes seront beaucoup plus abondantes. Bref, on a l’impression que les végétaux transgéniques se nourrissent de l’air du temps. Or, quand on veut obtenir de bons rendements, il faut des sols naturellement très riches ou dopés aux engrais artificiels auxquels on ajoute, aujourd’hui, des oligo-éléments pour pallier la disparition de ceux qui étaient dans le sol, avant la folie productiviste. L’azote et le CO2 contenus dans l’air ne suffisent pas. En plus, il faut savoir que tous ces intrants artificiels sont tirés, en grande partie, des hydrocarbures et nécessitent de grosses quantités d’énergie pour leur fabrication : deux TEP (voire trois) pour produire une tonne d’engrais artificiel. Mais surtout, ils rendent les plantes gloutonnes et les amènent à puiser davantage dans les réserves humiques et minérales du sol. Ils sont bien incapables d’apporter les 20 à 30 éléments qui constituent un végétal. Il s’ensuit un appauvrissement des sols. Certes un mode de culture totalement artificiel existe : on l’affuble du qualificatif d’hydroponique, parce qu’on met dans l’eau distribuée au goutte à goutte, tous les éléments constitutifs d’une plante donnée. Cette pratique est déjà contestable pour la production de certains légumes, mais s’il fallait produire, de cette façon, toutes les denrées alimentaires nécessaires aux êtres humains, l’énergie disponible dans le monde ne suffirait pas. Si Kadhafi n’avait pas des puits de pétrole et quelques bonnes nappes phréatiques fossiles, il ne pourrait pas s’amuser à faire ses petits ronds de blé en plein désert. On est donc bien obligé d’utiliser la terre. Malheureusement dans de très nombreux endroits, les sols sont très dégradés. On estime qu’un cinquième des terres agricoles disponibles à la surface de la planète est dans un état alarmant, tandis que la population augmente encore un peu partout… Nous allons donc vers des pénuries alimentaires très graves et les OGM ne produiront pas plus que les plants traditionnels sur des sols appauvris, même si on les dope à l’engrais artificiel, jusqu’à l’overdose. Les seuls gagnants, de façon transitoire, seront les semenciers. En France, dans certains endroits de nos grandes plaines agricoles, le taux d’humus a chuté de 6% à 2% en 60 ans et dans l’ensemble de l’Europe et du monde, ce n’est pas mieux. Voilà le vrai problème.

On nous fait croire que certains OGM seront peu gourmands en eau, mais la qualité des végétaux s’en ressentira : ils tiendront plus du carton pâte que d’un bon produit goûteux et nourrissant. D’ailleurs, les scientifiques ont reconnu que cette « frugalité » ne jouerait que sur 2 ou 3%, sinon la plante ne peut pas se développer. En outre, les modifications génétiques d’une plante abaissent souvent ses qualités alimentaires. Jean-Marie Bourre, dans son excellent ouvrage « Les aliments de l’intelligence et du plaisir » cite même le cas d’un soja transgénique qui est tout, sauf recommandable.

Bref, Les OGM sont la version moderne du Père Noël. Et la manipulation va bon train. Je me souviens de deux reportages diffusés au cours de journaux télévisés. L’un montrait un africain qui revenait chez lui, avec un énorme régime de bananes sur l’épaule, tandis que le commentateur indiquait que ce résultat était dû à un plant transgénique, en climat semi-aride : un beau canular, puisque le bananier pousse dans un milieu chaud, humide et assez fertile. L’autre reportage montrait un jeune agriculteur Espagnol brandissant un énorme épi de maïs, d’une main et un autre, rikiki, de l’autre main. Le premier était un épi de plant transgénique et l’autre, un épi de plant traditionnel. L’image n’est pas une preuve. En réalité, il est très facile d’obtenir un plant de maïs énorme (transgénique ou non) avec des engrais artificiels ou un bon compost et de bons arrosages, tandis que le plant traditionnel sera mis à la diète. Le résultat est prévisible. Ces manipulations sont très fréquentes dans notre société. J’irai jusqu’à dire que c’est la règle générale. Prenons le cas des « biocarburants » qui sont tout, sauf bio, puisque ils nécessitent de grosses dépenses d’énergie pour leur fabrication, ainsi que de grosses quantités d’engrais artificiels. En fin de compte, une tonne de « biocarburant » dégage bien plus de CO2 et de déchets polluants qu’une tonne de gazole et contribue à l’appauvrissement des terres. Mais aucun commentateur des grands médias radiophoniques ou télévisuels n’a encore été autorisé à le dire. On se contente de dire qu’une tonne de « biocarburant » dégage 30% de CO2 de moins qu’une tonne de gazole, sans même révéler que sa valeur énergétique est également inférieure de 30%. Il y a quand même un changement : « biocarburant » tend à céder la place à «agrocarburant », mais ça reste un aberration économique et écologique.

Cependant, les OGM pourraient se montrer utiles en médecine. Si l’on peut, grâce à eux, mettre au point et produire des médicaments efficaces personne ne s’en plaindra. Il y a de l’espoir de ce côté-là. Mais d’un autre côté, on laisse l’air, l’eau et les sols se dégrader, ce qui accroît toutes les pathologies. Quoi qu’il en soit, toute expérimentation en milieu bien fermé est toujours envisageable.

Les grands lobbies continuent de nous mentir et de se mentir. Les Romains disaient : « Jupiter aveugle ceux qu’ils veut perdre ». Point n’est besoin de faire intervenir Jupiter ; la bêtise humaine attisée par le profit, la gloire ou tout autre mobile moins avouable fait très bien l’affaire. D’ailleurs, l’utilisation débridée que l’on veut faire des OGM, n’est qu’un aspect de l’utilisation suicidaire que l’on fait des ressources renouvelables ou non. En France, il y a longtemps que l’aménagement du territoire est devenu « destruction du territoire » pour le profit de quelques privilégiés. On vit dans l’illusion que l’on peut faire cracher à la terre, des quantités infinies de denrées alimentaires. Les gens ne savent pas que nos excédents agricoles sont dus à l’épandage annuel de 12 millions de tonnes d’engrais artificiels. Bref, une partie de notre nourriture est constituée d’hydrocarbures transformés en matière végétale. Le pire est que beaucoup de gens pensent que les OGM rendront les engrais artificiels et les pesticides inutiles. Quant à l’urbanisation, elle a dépassé, depuis longtemps, le niveau de l’utile, pour devenir un nouveau danger sur le plan écologique. 18% du territoire est artificialisé. Sur ce total, le tiers, soit 30.000 km2, est recouvert de béton et de goudron, ce qui entraîne des pollutions énormes, d’autant plus que plus de la moitié de cette surface est occupée par les routes et les autoroutes. Malgré cela, toute la classe politique fait l’union sacrée pour construire 500.000 logements, chaque année, ce qui engendre de nouvelles pollutions et une augmentation de la consommation d’énergie de l’ordre de 4 à 5 millions de TEP, alors que les pénuries de denrées alimentaires et d’énergie pointent à l’horizon. L’urbanisation à outrance est une façon de gonfler artificiellement le PIB jusqu’au jour où tout s’effondrera. Les élus socialistes ne se rendent même pas compte qu’ils font le bonheur des Capitalistes en général et du BTP en particulier, en réclamant toujours plus de logements sociaux. Il y a bien là un entêtement des plus inquiétants. Quand je dis à des élus (de gauche ou de droite), qu’il faut mettre fin à l’immigration, je me fais immédiatement clouer le bec, parce que c’est un cheval de bataille de Le Pen. Du coup, personne n’ose poser ce problème, comme il le faudrait et ça se terminera mal. Il y a déjà longtemps qu’un numerus clausus pour la population humaine aurait dû être fixé et pas seulement en France. Depuis des décennies, les « technocrates » font tout pour adapter les productions agricoles à l’augmentation de la population, en poussant les agriculteurs à doper leurs cultures, alors qu’il aurait fallu adapter le niveau de population aux possibilités agro-écologiques de chaque région, chaque biotope, améliorées par des pratiques respectueuses de la nature.

Je terminerai, en rappelant une parole d’un des plus grands biologistes de notre époque, Jean-Marie Pelt qui a déclaré en substance :« Si on continue à expérimenter ou à utiliser les OGM en milieu ouvert, dans vingt ans, ce sera la pagaille dans la nature ». L’humanité est bien engagée dans cette voie. C’est à se demander si elle n’est pas programmée pour s’autodétruire, à moins que cette situation soit le fait d’un nombre plus ou moins important d’êtres humains qui se moquent des générations futures comme de la génération actuelle et qui mettent en pratique, cette parole attribuée à Louis XV : « Après moi, le déluge ! ». Que faire ? Nous sommes si peu nombreux à regarder la réalité en face. La manipulation psychologique est si agressive et l’omerta sur tous les vrais problèmes de notre société, si écrasante, qu’il faudra un début de crise sévère, pour que nos élus et la population se réveillent.

EVRARD Michel. Retraité de l’Enseignement Agricole (matière générale).
Sympathisant de Génération-Ecologie


8 janvier 2008

De quoi peut-on être sûr en Politique ?

Le tsunamis inattendu de Barak Obama dans les élections primaires du parti démocrate est-il lié a un changement profond de l’électorat américain ou à une habile manœuvre de désinformation et d’intoxication du parti Républicain?

Personnellement je ne me risquerais pas à émettre des certitudes.

La percé du sénateur afro-américain peut aussi bien indiquer un changement complet des mentalités de ce grand pays démocrate envers sa population de couleur qu’une manipulation de la presse acquise à 90% à l’administration Bush.

En effet, il serait astucieux de la part des adversaires républicains de faire designer (via une campagne de presse sans précédents) un candidat démocrate n’ayant aucune chance d’être élu Président lors de la confrontation directe pendant la phase finale de cette presidentielle. Car si l’électorat américain semble mûr pour élire une femme comme Hillary Clinton il ne me semble pas encore prêt a mettre en place un Président noir. Dans ces conditions la mise en avant d’Obamak par les médias acquis au républicains, serait une astuce de taille.

Cette vision de la politique est peut-être utopique mais je m’interroge sur la montée subite de Barak Obama grâce à une campagne médiatique hors du commun.

Il est vrai qu’on pouvait aussi s’interroger sur la montée en puissance subite et inattendue de la candidate socialiste Segolène Royal au printemps 2006 grâce à une presse toute acquise au candidat Sarkozy ( Paris Match notamment). Cette mise en scène d’une femme candidate relativement peu connue alors que d’autres candidats socialistes comme Dominique Stauss-Kahn auraient été des challengers bien plus dangereux pour notre nouveau Président de la République, m’invite à me poser la question.

Est-ce de la politique fiction ? Est-ce une vison trop éloignée de la réalité politique ou bien les médias sont-ils bien meilleurs qu’à l’époque d’Hitler ou de Staline? Je n’en sais rien, je m’interroge seulement.

A voir le soutien apporté à Berlusconi puis à Nicolas Sarkozy par le « maître de la désinformation » américain (le conseiller US Daniel Perle), je suis bien en droit de me poser la question.

Seules les personnes bénéficiaires de ces campagnes de presse à sens unique pourraient me donner la solution du problème, mais auront-elles le courage de le faire ?

En attendant, la question reste ouverte.

Michel Villeneuve
GE 13, Marseille


24 octobre 2007

L’équipe de France de Rugby: trente joueurs, un seul gagnant

Contrairement aux autres équipes engagées dans la le championnat du monde de Rugby ou entraîneurs, encadrants et joueurs se sont retrouvés dans le même bateau pour affronter leurs adversaires, l’équipe de France de Rugby éliminée en quart de finale par l’Angleterre n’a eu qu’un seul gagnant, l’entraîneur Bernard Laporte lequel a été nommé Secrétaire d’Etat du gouvernement en récompense des deux dernières défaites.

C’est donc le seul représentant de la France qui perd a être gagnant dans cette aventure.

Autre différence avec les autres équipes, c’est la surmédiatisation de l’entraîneur français qui contrairement ases collègues était devenu la star de son équipe alors qu’ailleurs se sont plutôt les joueurs qui brillent sous les spots des télévisions.

Bernard Laporte qui mélange allégrement les affaires, le sport, les médias et la politique est en train de devenir l’emblème de ce Gouvernement où les intérêts personnels sont étroitement intriqués aux affaires publiques et aux médias.

Est-ce la préfiguration de la nouvelle gouvernance ou une nouvelle exception française ?

La France championne du monde du management rugbystique voilà un titre auquel on ne s’attendait pas.

Michel Villeneuve
Porte-parole de Génération Ecologie
06 16 58 81 73


5 octobre 2007

Lancement de « mon science.gouv.fr » et de Mobile.science.gouv.fr

Mon science.gouv.fr

A l’occasion de la fête de la science, Science.gouv.fr le portail de la science lance « Mon Science.gouv.fr ». Cet espace propose une sélection de fils d’actualités scientifiques (Flux RSS) provenant des établissements de recherche français (CEA, CNES, CIRAD…).
Le multimédia est également présent avec les onglets « Vidéo » et « Podcasting » qui proposent des films scientifiques à télécharger (mp4) ainsi qu’une sélection d’émissions radio (les podcasts de ciel et espace ou « Point de mire » de canal académie).
Ce nouveau service WEB 2.0 a été réalisé à l’aide des équipes de Netvibes. Les utilisateurs de cet excellent service de pages personnalisées peuvent importer « l’univers Science.gouv.fr » dans leurs comptes Netvibes.

Pour consulter l’univers « mon science.gouv.fr » :
http://www.science.gouv.fr Nos rubriques > Mon Science.gouv.fr
Ou directement chez Netvibes :
http://www.netvibes.com/sciencegouv


Mobile.science.gouv.fr

Désormais il est possible de se tenir informé des dernières actualités scientifiques en se connectant sur http://mobile.science.gouv.fr , l’édition spéciale de Science.gouv.fr dédiée aux mobiles.
Les PDA et Smartphones et IPOD Touch peuvent consulter le portail de la science sur l’adresse web classique : http://www.science.gouv.fr


25 août 2007

L’écologie politique :
Ce n’est pas pour demain mais pour après-demain

Les résultats électoraux des écologistes sont très faibles dans des élections nationales (présidentielle et législatives…) car les scores ont rarement dépassé les 5 % dans ces types de scrutins. Et cela ne concerne pas que la France car l’écologie ne fait pas plus recette chez nos voisins. Les piètres scores électoraux de Ralph Nader aux USA en sont le meilleur exemple.

Pour l’immédiat l’écologie est traitée comme l’humanitaire; on fait des dons, mais on ne vote pas pour.

Est-ce à dire que l’écologie ne doit pas faire de politique comme le préconisent certains et que ce domaine doit rester dans les antres des écrivains médiatiques, dans les laboratoires des scientifiques spécialisés ou parmi les activités des associations de sauvegarde de la Nature ? Nous ne le croyons pas pour une raison simple: c’est qu’une élection c’est la réponse immédiate à des problèmes du moment. Or, les problèmes écologiques sont en devenir, mais ne sont pas encore ressentis comme une urgence par nos concitoyens.

Pourquoi l’Ecologie ne fait pas de voix ?

Les raisons généralement avancées sont multiples: division des écologistes, manque de réalisme, absence d’idées claires et directement applicables, absence de leaders charismatiques ou de responsables reconnus, impossibilité de gouverner un pays tout seul, etc.… )

Mais les vraies raisons ne sont pas là.

Pour nous les deux raisons principales du piétinement du vote écologiste sont :

- La non-intégration collective de l’urgence écologique. Même si les scientifiques ou les groupes intergouvernementaux spécialisés sonnent régulièrement le tocsin, les catastrophes écologiques ne sont pas encore visibles dans la vie quotidienne des français. La réduction de la biodiversité n’est pas évidente sur les étals des super marchés et les changements climatiques produiront leurs premiers effets non contestables à partir de 2009. Bref, les contraintes écologiques n’affectent pas encore suffisamment notre quotidien (si ce n’est à travers les taxes écologiques) pour être une priorité.

Ainsi des trois pensées politiques actuelles (libéralisme, socialisme et écologisme) seule la première répond aujourd’hui aux attentes immédiates des citoyens. En effet, le socialisme a répondu naguère aux besoins de la classe ouvrière voulant profiter des avantages de l’industrialisation comme il est évident que l’écologisme répondra demain à la nécessité d’ajuster les modes de vie aux possibilités offertes par notre environnement c’est-à-dire notre Planète. Par contre, le libéralisme porté par Nicolas Sarkozy en France et par Georges W.Bush aux USA, répond à la nécessité immédiate de ne pas baisser de mode et de niveau de vie et de maintenir les aides sociales de solidarité à un niveau acceptable fusse au prix d’un pillage inconsidéré de la Planète (et donc de notre avenir).

Pour l’électeur et pour son corollaire l’élu, l’échéance est à cinq ans alors que les échéances écologiques ont à 10 ou 15 ans. L’élection, on l’a déjà dit, étant une réponse immédiate à un besoin pressant il n’est donc pas surprenant que le candidat libéral soit élu aujourd’hui face au candidat du passé (le socialiste) et à celui de l’avenir (l’écologiste).

- La deuxième raison du rejet d’une politique écologique: c’est le coté contraignant en termes de travail (tri des déchets par exemple, réduction de la vitesse des automobiles, etc.…) et de finance (taxes écologiques). Une écologie qui procurait des avantages substantiels sans imposer de contraintes serait évidemment mieux acceptée. Mais cela c’est de l’utopie.

En effet, Il est plus facile de fournir à tout le monde des avantages et tapant outrageusement dans l’héritage commun de la Nature que de demander à nos concitoyens d’être économes afin de garantir l’avenir des autres. La sauvegarde du milieu imposera, quand l’héritage sera dilapidé, des sacrifices pour tout le monde. Voter aujourd’hui pour le candidat qui promet de l’écologie sans efforts et sans contraintes tout en sachant qu’il n’en fera rien, c’est pure hypocrisie de la part de l’électeur. Mais le monde est ainsi fait que les Cassandre n’ont jamais fait recette dans aucun pays.

Doit-on supprimer l’écologie politique ?

Ayant fait ce constat, on pourrait se dire que l’écologie doit immédiatement quitter le champ de la politique et se consacrer à l’écriture ou au nettoyage des rivières et des plages. C’est un peu court comme idée, car même si les partis écologistes ne font pas recette électoralement, ils n’en restent pas moins une source d’inspiration irremplaçable. Les idées médiatisées par Nicolas Hulot et ses confrères étaient déjà dans les programmes des partis écologistes depuis des décennies et la plupart des annexes écologiques des autres partis en sont également issues.

D’un autre coté, comme il existe quand même un vote écologique, il faut donc qu’il y ait une offre pour ces électeurs.

Enfin, on ne faut pas supprimer les partis écologistes car lorsque les problèmes écologiques deviendront des sujets de préoccupation quotidiens et permanents les citoyens seront bien contents de trouver un bulletin de vote écologiste dans les bacs des bureaux de vote. Lorsque l’écologie répondra effectivement à un besoin devenu immédiat, le vote écologique prendra son essor. Mais ce n’est pas pour demain matin mais pour dans 10 ans, c’est-à-diree après-demain.

Que faire en attendant?

La bonne question c’est en effet de savoir comment maintenir un parti écologique en état de marche, en attendant.

Pour rester en état de marche et pour progresser, un parti écologique a besoin des mêmes choses que les autres partis politiques: c’est à dire: des idées cohérentes, des militants, de la proximité et des sous. Et c’est là où les choses se compliquent.

Des idées, les écologistes n’en manquent certes pas mais il faut qu’elles deviennent cohérentes entre elles et directement applicables.

Des militants il y en a malgré tout, mais ils sont dispersés dans quantité de clubs, de chapelles et d’associations. Il faut donc les rassembler en un seul parti.

La proximité viendra d’une meilleure implantation territoriale des élus et des militants. En effet, les élus ou les militants écologistes bénéficient généralement d’une bonne opinion même si celle-ci ne se traduit pas en vote favorable, mais rares sont les habitants qui peuvent côtoyer des écologistes dans leur quartier. La présence sur le terrain qui fait la force des élus en général doit aussi faire celle des écologistes.

Enfin le nerf de la guerre c’est l’argent et ça c’est un problème récurrent chez les écologistes car les généreux donateurs qui font le bonheur de certains partis politiques n’ont aucune sympathie particulière pour ceux qui ne pas sont sensibles à leurs affaires.

En conclusion, on peut dire la raison principale du faible vote écologique est dû au fait que les questions écologiques ne sont pas encore vitales. Il faut cependant maintenir l’écologie politique en place pour pouvoir répondre aux attentes des quelques milliers de citoyens responsables qui deviendront des millions demain et une large majorité après-demain.

Mais, comme le souligne le diction « aide-toi et le ciel t’aidera ».
Si les écologistes veulent que le ciel les aide, il faut qu’ils se rassemblent en un seul parti avec un seul but et autour d’un seul drapeau.

France Gamerre, Présidente de Génération Ecologie 06 50 58 36 50

Michel Villeneuve, porte-parole de Génération Ecologie 06 16 58 81 73


25 août 2007

Pourquoi ne suis-je pas invité par de riches amis à passer
des vacances de rêve à leurs frais?

Oui, j’envie Nicolas Sarkozy à qui de riches amis ont loué une villa à plus de 20 000 dollars la semaine pour qu’il puisse passer de vacances de milliardaire.

De ma vie je n’ai jamais reçu une telle invitation et quand j’ai pris des vacances j’ai du régler moi-même toutes mes factures car même les hôteliers n’ont pas voulu m’inviter gratuitement.

Alors je me demande ce que tout cela cache car les riches magnats qui prêtent des villas et des yachts attendent généralement quelque chose en retour. De fait j’ai rarement entendu dire qu’il invitaient des clochards ni même leurs propres employés. Alors que peut bien donner en échange le Président de la République française qui si j’ai bien compris ne roule pas sur l’or ? Est-ce des honneurs, des médailles ou des marchés publics ? La question reste ouverte.

J’entends bien les officiels comme le député Yves Jego sur RMC nous dire que tout ça c’est une affaire privée qui ne regarde pas le citoyen. Certes, mais quelqu’un qui à la main mise totale sur l’Etat concerne tout le monde.

J’ai encore en mémoire le souvenir de notre PPDA national, présentateur favori des français, lorsqu’il était inquiété par la Justice pour avoir bénéficié d’un billet d’avion gratuit de la part du gendre de Michel Noir, pour se rendre à un fête à Lyon. Que n’a-t-il dit aux juges que c’était une affaire privée. Comment pouvait-il savoir d’ou venait l’argent de ce billet .Mais il y a longtemps: c’était une autre époque.

Michel Villeneuve
9eme arrondissement de Marseille


18 août 2007

Lettre ouverte à Monsieur le Député, René Dosière

Dans le Monde du 5 Août, vous vous demandez de quelle façon Sarkozy règle la note de ses vacances aux USA. Personnellement, je ne me pose pas cette question. En effet, Dès son élection, Sarkozy s’est affiché comme l’ami des puissants, en acceptant l’invitation de Bolloré sur son véritable navire de croisière. Il faut savoir aussi qu’il dispose d’une Suite au Royal Hotel d’Evian. Son séjour aux USA aurait été payé par un ami, certainement pas un smicard. Ce genre de procédé ressemble fort à une collusion paradoxale entre le grand Capital et un chef d’Etat élu par le peuple. Dans un ouvrage intitulé « La légende de demain », Albert Jacquart craint que la société n’évolue vers une minorité de très riches, encore plus importante qu’aujourd’hui et une grande majorité de gens vivant chichement, mais gavés de télévision et autres loisirs « modernes ». Bref, du pain et des jeux. Dans différents pays ensoleillés du sud de l’Europe, des promoteurs achètent d’immenses terrains sur lesquels ils construisent des villas de luxe. Ces lotissements sont entourés de grilles robustes, des gardes patrouillent sans arrêt et on doit montrer patte blanche, pour y pénétrer. Regardez les émissions de télévision. Beaucoup sont consacrés à l’éloge des riches dont on nous montre les villas somptueuses, voire les palais. J’y vois une manipulation psychologique destinée à ancrer dans la tête du bon peuple qu’il y a d’un côté, les riches présentés comme des êtres supérieurs et de l’autre, ceux qui ne sont pas malins et qui doivent accepter une condition matérielle précaire. Le sport professionnel est une autre machine formidable à décerveler le peuple. Si on livre à l’admiration du peuple, des sportifs auxquels on fait des ponts d’or, c’est bien dans le même but. Comment voulez-vous qu’un smicard ou un bénéficiaire du RMI qui consacre une petite somme assez rondelette, toutes les semaines, pour aller contempler des coffres-forts ambulants, ait envie de contester les injustices grandissantes de notre société ? Que la droite ait laissé se développer ce genre de société profondément injuste, cela se comprend. Mais j’en veux à la gauche qui est tombée dans le piège de la macro-Economie. Vous devez vous souvenir de l’époque où le PS recevait des dons, contre des autorisations de construction d’hypermarchés. Or, ce système de di