Parti politique écologiste
Le progrès ne se subit pas
Il se choisit

La planète ne se partage pas Elle se gère
La démocratie ne se brade pas
Elle se vit

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Les priorités de Génération Ecologie

 

Parmi tous les problèmes écologiques qui inquiètent le monde moderne, la "commission environnement" à retenu neuf questions qui apparaissent prioritaires, ce sont :

L’augmentation de l’effet de serre
La gestion de l’eau douce
Choix et contrôles des applications scientifiques
Le contrôle de la démographie et des migrations
La gestion des ressources naturelles et des énergies
Pollution, traitement des déchets et recyclage des matériaux usés
Nouvelles Techniques de l'Information et de la Communication
Santé et biologie au quotidien
Urbanisation et aménagement du territoire
Conclusions


sommaire

L'augmentation de l'effet de serre

"L'effet de serre" qui permet à l'homme de vivre sur la planète à une température moyenne de 14° au lieu de moins 18° peut devenir un problème grave si son effet sur la température mondiale, et donc sur les climats, continue de s'accroître. L'amplitude de cet "effet de serre" a toujours varié au cours des temps géologiques. À certaines périodes, il a diminué au point de recouvrir la Terre d'une enveloppe de glace et à d'autres périodes il a augmenté jusqu'à faire fondre totalement les calottes glaciaires qui servent de régulateurs thermiques. Ces variations ont entraîné des crises biologiques graves comme celle de la limite du Permien au Trias il y a 245 Ma où 95 % des espèces vivant à la surface de la planète ont disparu.

Malgré les apparences, la température moyenne de globe n'avait pas très sensiblement varié. Lors des dernières périodes de glaciation, la moyenne globale n'était descendue que de 4 à 5°C (sur plusieurs milliers d'années) par rapport à aujourd'hui, d'où l'inquiétude des experts lorsqu'on annonce une augmentation possible de cette moyenne de 2 à 6°C, en moins d'un siècle.

L'augmentation mesurée de la température moyenne à la surface du globe (2 à 4° en 50 ans) n'aurait pas d'effets catastrophiques pour les hommes s'ils avaient gardé leur capacité d'adaptation et si la société moderne était habituée à la transhumance. Malheureusement, les sociétés actuelles étant sédentarisées, elles auront beaucoup de mal à se déplacer avec leurs constructions et monuments. Les changements climatiques entraîneront automatiquement des déplacements de population et des modifications des modes de vie. Ce sera la principale source de conflits engendrés par l'effet de serre.

Celui-ci dépend de nombreux facteurs mais le seul qu'on puisse réellement contrôler est le taux de CO2. Or celui-ci a augmenté entre 1850 et nos jours de 280cm3 par m3 d'air à 450cm3. Comme cette augmentation est due à l'utilisation des hydrocarbures pour nos besoins énergétiques (industries, chauffage et transports) il faut donc agir sur ces sources de production de CO2 si l'on ne veut pas engendrer d'augmentation trop rapide de cet "effet de serre" qui touchera l'ensemble de l'humanité. Il est donc nécessaire de mettre sur le marché et le plus rapidement possible, des véhicules utilisant l'électricité, l'air comprimé ou l'hydrogène


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La gestion de l'eau douce

L'eau douce, qui est une denrée précieuse dans certaines contrées désertiques et un produit banal dans les zones dites à climats modérés, risque de manquer dans de nombreuses contrées dans environ 25 ans. Barcelone, par exemple, connaîtra la pénurie d'eau vers 2012. Actuellement, plus d'un milliard d'hommes n'y ont pas accès.

L'eau douce ne représente que 2,8 % de l'eau sur la Terre et seulement un tiers est accessible. Sur les 4 milliards de m3 d'eau douce consommée annuellement, les deux tiers sont utilisés par l'agriculture, 21 % par l'industrie et seulement 6 % seulement pour l'eau potable.

Les stocks d'eau douce se réduisent comme une peau de chagrin du fait de la baisse des producteurs (les glaciers notamment), de l'épuisement des nappes fossiles, de l'augmentation de la population, de l'augmentation de la consommation des pays en voie de développement, du gaspillage de l'eau par l'agriculture de rente (cultures de grande irrigation destinée à l'exportation) et enfin de la pollution par l'industrie et l'agriculture. L'agriculture de rente pourrait économiser plus de 60 % de l'eau douce en utilisant des méthodes adaptées. La transformation d'eau de mer en eau douce est une solution chère et peu souhaitable sur le plan de l'environnement.

La gestion du stock planétaire est indispensable car l'eau se transfère difficilement d'un pays à l'autre. Pour bien gérer l'eau douce il faut lui donner une valeur marchande en rapport avec la baisse des stocks et mettre en place des grands programmes d'économie notamment dans l'agriculture (10 à 20 % d'eau pourrait être économisé par l'utilisation de nouveaux procédés d'arrosage). Enfin une politique d'épuration et de recyclage des eaux usées doit être mise en place rapidement sans attendre que les premiers effets de la pénurie annoncée se fassent sentir.

Tôt ou tard il faudra arriver à installer un marché mondial conjoint de l'eau et de la production agricole car il n'est pas concevable de continuer à produire des denrées grandes consommatrices d'eau dans des zones arides, uniquement pour le confort des pays riches. Un équivalent eau-production alimentaire devra être instauré (4000 m3 d'eau est nécessaire à la production d'un bœuf ou de 400 kg de volaille ou de deux tonnes d'huile d'olive).


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Choix et contrôles des applications scientifiques.

Les progrès scientifiques, et notamment les progrès spectaculaires de la médecine et des sciences du vivant, posent des questions sur lesquelles notre société doit rapidement se pencher.
La production d'OGM et le clonage humain ne posent pas seulement des problèmes de santé mais aussi des problèmes de société et d'éthique.

Le premier problème est l'appropriation du patrimoine génétique des organismes vivants par des firmes privées dont le seul but est la rentabilité économique.
Le deuxième, non moins important, est le changement complet des rapports entre l'homme et la nature. Le principe directeur de la Nature à été de tout temps, l'adaptation de l'homme et des êtres vivants à leur milieu de vie. Les êtres vivants sont le produit de lentes mutations génétiques naturelles visant à une adaptation progressive des espèces à leur milieu de vie.

Avec les progrès de la médecine, ces barrières sont franchies car l'homme essaye maintenant d'adapter (du jour au lendemain) son environnement à ses besoins ou a sa volonté. Quelles seront les conséquences à terme sur la Nature et les êtres vivants ? Nul ne le sait et pourtant c'est le cœur du problème.
Génération Ecologie "Les Bleus" demandent qu'au-delà de la simple application du principe de précaution, l'ONU et les organismes internationaux engagent un vaste débat qui doit déboucher sur l'établissement des limites à ne pas dépasser.
La barrière entre la propriété publique et la propriété privée, en matière d'organismes vivants, doit être intangible.

-> Les types de recherches.
Il faut différencier, autant que faire ce peut, la recherche fondamentale et appliquée. Génération Ecologie défend le principe d'une recherche universitaire fondamentale forte. En effet celle ci est le garant de :
1. La formation de chercheurs et d'enseignants de haut niveau ainsi que des cadres compétents pour la recherche appliquée.
2. Un pool d'experts indépendants pour éclairer le gouvernement.
3. L'assurance d'une connaissance à la disposition de la société civile et ce dans une totale transparence puisque ses résultats sont publiés.
Si la recherche appliquée est une source indispensable de richesse et de progrès matériel, son avancement se nourrit des acquis de la recherche fondamentale ; sans elle, elle finit par s'éteindre. 
La recherche fondamentale vise, en effet, à l'acquisition d'une meilleure compréhension du monde physique et vivant qui nous entoure; elle est basée sur la curiosité, son rendement est normalement à long terme.
La recherche appliquée, de son coté, vise à l'amélioration de la qualité de la vie ; elle est basée sur la curiosité et a, également, une obligation de rendement à court terme.

-> La gestion.
Si les deux types de recherches sont indissociables, ils ne doivent pas, et ne peuvent pas être gérés de la même façon.
Pour être indépendante de tout groupe de pression et d'intérêts privés, la recherche " publique " fondamentale doit être soutenue par la société. L'indépendance de ses cadres dans l'exercice de leur mission est la garantie de son objectivité. Le seul critère d'évaluation efficace est la qualité du travail accompli mesurée par la qualité des publications. La notion de recherche fondamentale est antagoniste de dirigisme, les directives venant toujours trop tardivement.
La recherche " privée " relève de critères économiques. Elle ne peut qu'occasionnellement s'occuper de recherche non appliquée. Sa gestion est soumise à la notion de rentabilité. La qualité d'une industrie est établie sur le succès de ses produits et ce succès se construit sur le profit.
A chacun son métier : la société crée et le privé produit.

-> Les contrôles.
Le fait même que les laboratoires de recherche fondamentale ne développent pas, et ne doivent pas développer, les applications potentiellement applicables dérivées de leurs résultats, rend le contrôle de leurs activités sur le plan éthique et sécuritaire relativement simple.
L'obligation de fournir un protocole expérimental détaillé et l'existence d'un contrôle des laboratoires par des commissions relevant de l'organisme de tutelle devrait suffire. L' introduction dans ces commissions d'une majorité d'experts venant des sociétés privées ainsi que d'experts étrangers triés sur le volet par le ministre de tutelle en vue d'imposer ses propres conceptions, rend toute forme d'indépendance de ces commissions vaine.
Sous couvert de modernisme et d'anti-syndicalisme, le gouvernement actuel tente de réduire de manière drastique la présence de chercheurs dans ces commissions de prospective et d'évaluation (quant il ne tente pas, comme l'a fait Allègre, de remplacer les commissions paritaires par des commissions ad-hoc qu'il choisit lui-même). 
Il n'en va pas de même avec la recherche appliquée dont les résultats, par définition, restent la propriété de l'organisme privé. Mais, le choix des applications doit cependant être soumis à un examen attentif concernant l'éthique et la sécurité puisqu'il concerne la vie et la santé de tous les citoyens.

Il est absolument fondamental que les commissions d'experts restent indépendantes des pouvoirs publics et ceci pour deux raisons:
En recherche fondamentale pour éviter que les découvertes ne soient sacrifiées au profit des applications. Car si, enfin, les pouvoirs publics connaissaient à l'avance les découvertes quel intérêt y aurait-il a les financer (ce serait un non sens). A contrario, si les responsables administratifs de la recherche ne connaissent pas à l'avance les découvertes, pourquoi veulent-ils décider, sans l'avis des chercheurs, de ce que l'on doit ou non chercher .

En recherche appliquée pour éviter que les lobbies économiques dont le seul but est leur intérêt économique, n'imposent aux commissions de contrôle des conclusions qui les arrangent financièrement mais qui peuvent se révéler catastrophiques pour la santé des humains, des animaux ou de la Nature. Si le Ministre nomme lui-même une commission d'évaluation pour qu'elle lui fournisse un alibi scientifique en cas de pépin, c'est non seulement un non sens mais une grave erreur.

Ces comités indépendants doivent être constitués de scientifiques dont la carrière ou les recherches ne dépendent pas des sociétés commerciales. Des représentants du monde économique ou de la société civile doivent donner leur avis mais pas l'imposer.

Au privé la production, à l'Etat le contrôle des produits et à la justice la sanction des contrevenants.


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Contrôle de la démographie et des migrations

Le commandant Cousteau le disait à Rio, sous les hués des "bien pensants", " la démographie est une bombe à retardement pour l'humanité ".

La population mondiale qui était inférieure au milliard dans les siècles précédents est passée à 2 milliards à la veille de la deuxième guerre mondiale puis à 6 milliards récemment (dont plus de 59 % se trouvent en Asie). En 2050 cette population atteindra probablement les 10 milliards d'individus.

La population mondiale qui augmentait de 50 % par millénaire entre 8000 ans avant JC et 1650 (soit 9650 ans) a donc triplé entre 1930 et nos jours (soit 70 ans). C'est ce qu'on appelle l'explosion démographique. Un taux de croissance moyen de 3% (comme en Afrique) fait doubler une population en seulement 23 ans alors qu'un taux de croissance moyen de 1 % (comme en Europe) fait doubler la population en 70 ans seulement.

Les raisons de cette croissance sont multiples, mais les principales sont : l'extension des soins médicaux qui a augmenté l'espérance de vie (de 30 ans à l'époque du Christ à 75 ans de nos jours), les progrès techniques qui ont permis à l'homme de s'imposer sur la nature et les transports de masse qui ont permis la colonisation de zones auparavant vierges.

Jusqu'à la renaissance, il y avait auto-régulation des populations en fonction des possibilités de développement qu'offrait le milieu de vie. Les grandes migrations des 18e et 19e siècles, ont permis de conquérir des nouveaux territoires et d'installer de nombreuses colonies dans des zones très peu peuplées (Amérique, Afrique et Australie).

La forte démographie des pays en voie de développement montre qu'il n'y a pas de vrai facteur limitant à la natalité si ce n'est l'environnement économique. Ce sont ces facteurs qui pousseront les populations adultes des pays pauvres du Sud à migrer vers les pays riches du Nord.

Mais les migrations du 21ème siècle, parce qu'elles concernent des zones déjà peuplées et structurées, engendreront des conflits bien supérieurs aux guerres coloniales du 19ème siècle.

C'est pourquoi une régulation des migrations est nécessaire à la fois pour éviter la surpopulation de certaines zones du Nord et par voie de conséquence la sous-population et donc l'impossibilité de mise en valeur de certaines zones du Sud.

Cet objectif peut être atteint en:
- développant les activités économiques mais aussi vivrières dans les pays du Sud
- définissant les limites de notre espace européen à l'intérieur duquel le contrôle de l'immigration doit être uniformément appliqué (avec sanctions réelles aux contrevenants).


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La gestion des ressources naturelles et des énergies

Plus que jamais il y a nécessité d'une gestion mondiale des ressources.

L'ère industrielle qui a débuté vers 1850 a entraîné un gaspillage et un pillage sans précédent des ressources naturelles.
Globalement, on distingue les ressources renouvelables et les ressources fossiles. Comme leur nom l'indique les premières sont en principe illimitées pour peu que l'on prenne la peine de les entretenir tandis que les secondes constituées au cours de milliers, voire de millions d'années sont perdues à jamais.
Malheureusement et par facilité, ce sont ces dernières qui ont été le plus exploitées.

Les ressources renouvelables sont: l'eau douce dont on vient de parler, les produits agricoles et d'élevage, les forêts, les produits de la chasse et de la pêche, les énergies renouvelables comme la biomasse, l'énergie solaire, l'éolien, l'hydraulique, etc.

Du fait d'un mauvais entretien, ces ressources sont en baisse constante.

La forêt disparaît au rythme de 17 millions d'ha par an soit plus de 12 % du total entre 1980 et 1990. Les ressources halieutiques (en mer) diminuent régulièrement face à une consommation annuelle de 70 millions de tonnes dont plus de 30 pour l'élevage. Les espèces vivantes qui constituent un capital génétique inestimable (ressources biologiques) diminuent sensiblement.
La disparition des espèces est multipliée par 1000 par rapport aux millénaires précédents. La production agricole est très inégale et a tendance à s'homogénéiser et donc à s'appauvrir génétiquement.

L'appropriation des ressources non renouvelables par quelques générations pose le problème du pillage des stocks. Parmi celles-ci, il y a la dégradation des sols au rythme de 6 millions d'ha par an. Les réserves de minerais (fer, aluminium, zinc et nickel) diminuent à vue d'œil tandis que la découverte de nouveaux gisements se fait au compte-goutte.
Mais c'est surtout dans le domaine de l'énergie que les stocks ont fortement diminué. En dehors du charbon dont les réserves sont estimées à 232 ans, toutes les autres réserves énergétiques fossiles (pétrole, gaz, et uranium) devraient être épuisées d'ici 60 ans environ.

En France, les problèmes rencontrés par le nucléaire vont encore augmenter le recours aux autres énergies fossiles puisque le Plutonium (près de 36 tonnes sont encore en stock à la Hague) produit par les réacteurs actuels depuis plus de 30 ans, est difficilement recyclables en Mox. On risque de ne pas pouvoir passer de la génération actuelle des réacteurs (en fin de cycle vers 2025) aux réacteurs du futur (en production industrielle vers 2050 ou 2075).

La gestion des ressources naturelles est difficile pour deux raisons principales :
- le prix des ressources ne tient pas compte de l'amortissement des stocks. Il faudrait replanter environ 15 milliards d'arbres chaque année pour maintenir les stocks de bois
- les propriétaires ne sont pas clairement identifiés. La propriété des ressources est revendiquée aussi bien par l'humanité tout entière (bien commun de l'humanité) que par les Etats sur lesquels se trouve cette richesse, par les propriétaires des terrains et par les grandes firmes industrielles qui achètent les brevets sur les espèces vivantes et entendent en disposer à leur gré.

Pour remédier à ce pillage en règle, il faut donc considérer les ressources naturelles non générées par des individus ou des groupes, comme le "bien commun" de toute l'humanité et en conséquence leur donner un prix d'achat (et non pas seulement un prix de revient) qui sera collecté par des organismes internationaux en charge de la conservation et du renouvellement de ces ressources.


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Pollutions, traitement des déchets et recyclage des matériaux usés

La pollution de la planète, (atmosphère, océans, rivières et sols) sont le revers de la médaille industrielle. Avant 1850, les principales pollutions étaient naturelles (émissions volcaniques principalement). Les déchets étaient certes importants mais en général biodégradables.

La société moderne avec son agriculture intensive, ses besoins énergétiques accrus, ses moyens de transport toujours plus nombreux et polluants et sa course aux armements nucléaires pendant plus de 50 ans, ont produit et accumulé toutes sortes de produits nouveaux (plusieurs milliers, depuis le plastique jusqu'au plutonium) dont la plupart du temps ni l'homme ni la nature ne savent se débarrasser.

Ainsi l'humanité accumule plusieurs milliards de tonnes de déchets par an dans le monde dont environ 340 millions de tonnes sont toxiques.
En dehors des grandes catastrophes telles que le naufrage des pétroliers, les accidents nucléaires du type Tchernobyl, les accidents chimiques comme à Seveso, à Bophal (4000 morts) ou à Minamata (857 morts), les explosions de réservoirs d'hydrocarbures (Salang = 2000 morts) et les coups de grisous dans les mines, il existe une pollution lente mais régulière qui affecte tous les éléments.

L'atmosphère tout d'abord qui voit sa couche d'ozone stratosphérique attaquée par les CFC des aérosols dont la production a été arrêtée en 1996 dans les pays industrialisés seulement, mais dont les effets se poursuivront jusqu'en 2060. Ainsi sont générés annuellement :
-plus de 6 milliards de tonnes de CO2 (dont seulement la moitié est absorbée par la Planète), 
-du CO2 qui provient des activités industrielles et du chauffage 
-du Nox dû à l'utilisation des moteurs Diesel, 
-du Méthane dont 75 millions de tonnes proviennent de l'élevage et 70 millions de la riziculture, 
-de l'ozone troposphérique lié à l'action du soleil sur les polluants gazeux (le smog de Londres chargé en ozone a tué plus de 4000 londoniens en 1952), 
-du Benzène 
-et enfin du plomb ainsi qu'une bonne dizaine de métaux lourds parmi lesquels, l'arsenic, le mercure et le cadmium.

Les océans sont pollués par les échanges avec l'atmosphère (notamment en plomb et métaux lourds), par l'eau des rivières charriant les rejets des champs et des villes, par le pétrole (environ 5 à 6 millions de tonnes par an) provenant essentiellement des fuites de distilleries (ou des plates-formes) et des dégazages des navires et enfin par l'enfouissement direct des déchets toxiques notamment les déchets radioactifs aussi bien civils que militaires.
L'immersion des fûts radioactifs vivement combattus par Greenpeace est théoriquement arrêtée depuis 1975, mais les rejets radioactifs moins nocifs sont encore autorisés. 
De tous les produits rejetés en mer, les PCB semblent les plus dangereux pour la faune marine.
Enfin le rôle du "tout à l 'égout" constitué par l'océan est cause de la mort d'environ 4 millions de personnes chaque année par intoxication ou infection virale.

Les rivières sont le véhicule idéal du transport des pesticides, des engrais azotés et nitrates utilisés par l'agriculture et l'élevage. Sur les 131 millions de tonnes d'engrais utilisés dans le monde en 1992, on estime que la moitié seulement est utilisée par les plantes. Le reste est stocké dans le sol ou est évacué par l'eau de pluie jusqu'aux rivières. 
La destruction des zones humides, qui servait de filtre entre les champs et les cours d'eau, est l'un des facteurs principaux de l'eutrophisation catastrophiques des rivières dans l'Ouest de la France. 
Enfin de nombreuses villes en France n'ont pas encore de station d'épuration.
Les sols sont souvent contaminés par les produits chimiques utilisés en agriculture, par les sites industriels en activité et par les décharges de déchets ménagers ou toxiques.

La gestion et l'élimination des déchets sont parmi les problèmes les plus préoccupant de notre monde moderne. La France produit en moyenne 23 millions de tonnes de déchets ménagers (1 kg par jour et par personne), 150 millions de tonnes de déchets industriels répartis en 3 classes et 700 000 tonnes de déchets hospitaliers.
Les déchets ménagers sont constitués de 30 à 50%d'emballages qui peuvent être triés et recyclés.
Mais c'est la gestion des déchets industriels qui est la plus préoccupante. En effet, la loi Lalonde de 1992 prévoit la fermeture des décharges normales en 2002. Or les industriels ont pris l'habitude de se débarrasser de leurs déchets soit en les traitant ou les recyclant (la moyenne) soit en les envoyant dans des décharges plus ou moins légales. Or, parmi ces déchets se trouvent de nombreux produits toxiques (environ 4 millions de tonnes). 

Rien que les piles et les batteries de voiture ont fourni 47 tonnes de déchets toxiques en 1996. 

A cela, il faut ajouter les déchets radioactifs provenant de l'exploitation des centrales nucléaires (les 437 réacteurs nucléaires en service dans le monde auront produit 150 000 tonnes de déchets irradiés dont 1 500 tonnes de Plutonium). En France, ces déchets radioactifs sont stockés en grande partie à La Hague et dans les 183 sites géographiques accueillant des déchets fortement et faiblement radioactifs. Parmi les 4 millions de tonnes de déchets dits spéciaux (issus des 150.000 tonnes de résidus industriels) seulement la moitié est réellement traitée. Un million de tonnes sont incinérées, 500.000 tonnes sont enfouies dans des décharges surveillées de classe 1 et 500.000 tonnes sont stabilisées chimiquement. Donc annuellement, 2 millions de tonnes de ces déchets spéciaux (en général dangereux) disparaissent dans des décharges plus ou moins légales.

La fermeture, dans deux ans, de la plupart des décharges (25.000 sauvages, 5.000 brutes et 1.600 autorisées) va poser le problème de la réduction et du recyclage des déchets tant ménagers qu'industriels.

-> D'où viennent nos déchets en France aujourd'hui ?
- putrescibles 29 % - papiers cartons 25% - verre 13 % 
- plastiques 11% - métaux 4 % - divers 18% 

La collecte sélective tourne, à ce jour, autour de 3 millions de tonnes
La collecte traditionnelle est autour de 20 à 21 millions de tonnes.

-> Où vont-ils ?
Le traitement est encore trop peu valorisant et doit poursuivre sa modernisation.
Pour mémoire aujourd'hui nos déchets se traitent de la manière suivante :
- recyclage 8% tendre en cinq ans vers 30 % 
- compostage 7% '' 15 % 
- incinération valorisée 35% '' 30% 
- mise en décharge 50% '' 25% 

Le coût de la collecte sélective et du recyclage, si leur valorisation n'est pas améliorée, restera autour de 400 à 1000 frs par tonne de déchets produits.

-> Le recyclage
Globalement, le taux de collecte sélective augmente chaque année 
(+ 11,5 % de volume collecté en 2000) et la part de matières premières secondaires dans l'économie, déjà importante pour les métaux, les papiers cartons et plus récemment le verre, tend à s'accroître..
Les piles et les accumulateurs bénéficient aujourd'hui d'une filière dite dédiée en raison de la nocivité de leurs composants. Leur filière de recyclage est déjà en place et même en surcapacité. En effet, on ne compte pas moins de 14 unités de traitement qui ont déposé ou obtenu une demande d'agrément dans l'hexagone.

Le plus délicat reste la mise en place d'un système de collecte suffisamment efficace pour que les 28.000 tonnes de piles et les 2.000 de tonnes d'accumulateurs que les Français achètent par an ne finissent plus dans les poubelles traditionnelles. Depuis le 1er janvier 2001, les distributeurs sont tenus de reprendre gratuitement les piles et accumulateurs usagés qui leur sont rapportés. Actuellement, seuls 15 % du gisement sont récupérés. 

Reste la préoccupation de la qualité. Pour la filière du verre, si les quantités collectées sont maintenant acceptables pour un recyclage économiquement viable, les impuretés réduisent le nombre de tonnes recyclées à l'heure et la rentabilité de l'opération. Chaque campagne d'information sur le "juste tri" permet d'améliorer cette qualité et montre l'enjeu économique du geste de tri.

Pour un développement durable du recyclage matière, il est dès à présent nécessaire de trouver de nouvelles applications pour les matières premières secondaires, notamment le calcin ou les pneus réduits en poudrette, et de favoriser une concertation des acteurs de ces filières au niveau européen, afin de tenir compte des capacités de chaque territoire.

-> L'incinération
L'incinération propre, à partir de déchets préalablement triés, reste une source d'énergie qui a sa place dans un programme d'économie des énergies fossile. Un procédé alternatif à l'incinération avec récupération d'énergie a été développé et sera opérationnel en 2002 : la Thermolyse permet de traiter les déchets ménagers ou industriels qui n'ont pas pu être préalablement triés, en chauffant les matières entre 450 et 750°C. Le mélange obtenu de cendres, matières minérales et résidus carbonés, est lavé et trié pour séparer les métaux inertes, tandis que les plastiques sont gazéifiés pour être utilisés comme ressource énergétique.

L'incinération a cependant un défaut majeur c'est la production de certains produits toxiques tels que la dioxine que les incinérateurs ont du mal a retenir. 

C'est à cet aspect du problème que Génération Ecologie "Les Bleus" sont les plus sensibles. Certes, des efforts en faveur du tri sélectif ont été faits par les communes et les citoyens et des déchetteries ont vu le jour dans presque toutes les cités tandis qu'ont été implantés 320 centres d'incinération (un tiers seulement de ces incinérateurs est en conformité avec les normes européennes).


-> Que faire? 
Pour Génération Ecologie , ces mesures sont insuffisantes face à l'ampleur du problème qui va se poser dans l'avenir.
Ce n'est pas avec des mesures artisanales qu'on résoudra une production de déchets d'ampleur industrielle.
Il faut donc d'une part réduire d'une manière drastique les produits d'emballage en agissant sur les vendeurs et d'autre part prévoir sur des sites adaptés, un centre de tri et de recyclage de type industriel. Des procédés intégrant le tri, le recyclage, l'incinération et la production de chaleur et d'électricité existent (procédé Montel par exemple) il faut les mettre en application.
Le citoyen peut à la rigueur intervenir en facilitant la collecte par un tri sélectif préalable, mais il n'a pas vocation à assurer le traitement de tous ses déchets même si ceux-ci sont devenus sa propriété lors de l'achat d'un produit et de son emballage.
Il ne faut pas ,comme on le fait aujourd'hui , saucissonner les problèmes mais au contraire intégrer dans un schéma commercial comprenant toutes les étapes de la vie d'un produit de sa naissance à son recyclage.
Certains secteurs ont d'ores et déjà choisi d'intégrer dans le coût du produit celui de sa reprise et de son élimination. Les syndicats de fabricants de matériels électriques et électroniques ont fondé en mai 2000, une société de collecte et de recyclage des équipements électriques et électroniques (SCRELEC), destinée à récolter une contribution de 11,50 francs par kg d'accumulateur et de 6,50 francs par kg de piles mis sur le marché, afin de financer cette filière dédiée. Le surcoût est répercuté sur le prix d'achat, ce qui représente un surcoût de 1,80 francs pour un accumulateur de caméscope.


Le rôle des pouvoirs publics est, en effet, de mettre en place des contraintes fortes en matière d'environnement, éventuellement d'imposer la constitution de réseaux et filières dédiées. Aux professionnels des filières concernées de se concerter par la suite pour intégrer ces contraintes et encourager les initiatives en matière de collecte, traitement et recyclage.


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Nouvelles techniques de l'information et de la communication

Les NTIC (Nouvelles Techniques de l'Information et de la Communication) ainsi que la surveillance de la planète par les satellites scientifiques (Météosat, Spot, Telsat, etc.) permettent une mondialisation et une globalisation des problèmes.
L'image satellitaire permet de contrôler l'état de la planète (sécheresses, déforestation, pollutions, changements climatiques, état des récoltes, etc.) et donc, d'avoir rapidement des données permettant aux décideurs de prendre justement des décisions adaptées.

Le réseau Internet, qui a maintenant plus de 40 millions d'utilisateurs aux USA et presque 6 millions en France, devrait se développer à tel point que presque un citoyen sur deux y aura accès dans les années à venir.
En théorie, les dirigeants des pays et les administrations devraient y trouver un moyen de communication direct avec les citoyens. Ainsi pourront être mis en place des votes d'intention plus justifiables que les sondages d'opinion. Le Citoyen devrait ainsi pouvoir intervenir directement dans certains domaines de la vie politique. Ce système devrait permettre des referendums à moindre coût, sur des sujets de proximité.
Un autre avantage pour le citoyen sera de s'affranchir du pouvoir filtrant des médias qui ne délivrent qu'une partie des informations; celle qui intéresse les patrons de presse ou qui fait recette auprès des lecteurs.
Mais la médaille des NITC à aussi un revers qui inquiète fortement Génération Ecologie "Les Bleus", c'est la diffusion de fausses informations voire la désinformation. Quantités d'informations notamment scientifiques sont aujourd'hui contrôlées par des comités de rédaction des revues. Sur Internet, il n'y aura plus aucun contrôle sur la réalité ou la véracité d'une information.

Le citoyen aura donc deux types de réactions :
-Soit être crédule et prendre pour argent comptant toute découverte d'où qu'elle vienne.
-Soit considérer qu'il n'a pas les moyens de juger et se défier par principe de toutes les informations délivrées sur le réseau.

Il est donc nécessaire que des commissions puissent non pas exercer un contrôle sur les informations (ce qui serait ressenti comme une censure), mais pouvoir donner les indications du degré de fiabilité des données et des interprétations. Libre ensuite au cybernaute de les utiliser ou pas..

Pour Génération Ecologie "les Bleus", les moyens modernes d'information sont une avancée majeure pour la gestion de la Planète et pour l'information du public, mais ils nécessitent un contrôle de la fiabilité des informations. 


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Santé et biologie au quotidien

Les problèmes sont nombreux au niveau de la qualité et sécurité de l'alimentation. Malheureusement, ils ont été souvent exagérés par des médias irresponsables et par des déclarations de prétendus écologistes qui confondent idéologie et préservation de l'environnement.

On peut les recenser de la manière suivante:
-Maladie transmise par l'absorption de produits contaminés (l'EBS avec la viande de bœuf );
-Bactéries, suite à des défauts de production ou de préservation telle que rupture de la chaîne de froid ,etc; -Produits toxiques absorbés de façon continue tels que pesticides ( fruits et légumes) ; 
-Antibiotiques ( viandes) 
-Produits chimiques variés (volailles à la dioxine, innombrables conservateurs et préservatifs) ; 
-Produits laitiers falsifiés ;
-Viandes avariées etc. ; 
-Pollution chimique de l'eau secondaire à contamination des nappes phréatiques par les pratiques agricoles (élevages intensifs et utilisations exagérées d'engrais). 
Le tout sur fond d'uniformisation grandissante de la production, de la concentration et de la distribution qui multiplient le nombre de personnes atteintes en cas d'accident.

-> Pour agir. 
Il est urgent que les pouvoirs législatifs, au niveau national et européen, développent une législation simple, efficace et rationnelle pour donner à la société des moyens d'actions. 

En particulier le politique doit apprendre à mieux utiliser ses cadres scientifiques. L'Etat, pour pouvoir gérer, doit pouvoir recevoir des informations objectives et se voir proposer des solutions raisonnables et applicables pour être efficaces.

Pour ce faire la recherche des mécanismes biologiques en cause poursuivie dans les laboratoires de recherches publics doit être mieux soutenue.

Il est aussi grand temps et prioritaire de donner au Ministère de la Santé la responsabilité des contrôles de qualité des produits alimentaires et les moyens nécessaires à en assurer l'efficacité, (nombre, rapidité, et fiabilité). En effet la production alimentaire, et son contrôle, dépend du ministère de l'Agriculture et de la Mer. 

Comme nul ne peut être juge et partie, et que ce ministère est responsable d'une recherche appliquée via l'INRA, il ne peut assurer sereinement les contrôles. 

A ce ministère les soins du bétail et des plantes ; à celui de la Santé le bien vivre des être humains.

Finalement parce que la peur est le début de la sagesse, toutes fraudes et autres pratiques illégales doivent être lourdement et très rapidement sanctionnées.

La police et la justice doivent donc recevoir les moyens d'actions nécessaires.

Enfin, il faut cesser de confondre rumeurs et faits, danger alimentaire quasiment nul et danger écologique réel. Tous ces problèmes concernant les risques alimentaires résultent aussi et surtout d'une législation dépassée et de moyens de contrôles obsolètes, insuffisants et inefficaces.


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Urbanisme et aménagement du territoire

Gouverner c'est prévoir : dans le domaine de l'aménagement du territoire, cette maxime politique est fondamentale. Il s'agit en effet ici, non seulement de pallier les défauts et lacunes des réalisations précédentes, mais surtout d'anticiper sur les besoins et d'intégrer harmonieusement tous les programmes relevant ou non de la responsabilité directe de l'Etat.
Pour mieux gérer les espaces dans lesquels nous vivons, nous devons rapprocher les centres de décisions des centres d'actions. Régionalisons les décisions d'aménagements.

Pour un rééquilibrage des zones surpeuplées et les zones désertifiées

Tous les pays, qu'ils soient riches, structurés industriellement ou en voie de développement, appliquent la même stratégie, à savoir:la concentration des moyens de production, des espaces de vie et de commerces en zones compactes, rassemblant tous les services et les réseaux de communications.

Si cela paraît utile en termes économiques, cela devient une catastrophe écologique dans le sens où les effets de masses des nuisances se cumulent, s'accélèrent et dégradent notre environnement. Mais aussi, cela fabrique ailleurs des immenses zones de désertification économique et sociale, rendant la vie quotidienne extrêmement difficile pour ceux qui persistent à y vivre.



L'appel de la ville retentit toujours au son des " leurres " au fond de nos campagnes.

Ainsi, l'existence actuelle et croissante de zones littorales et fluviales très peuplées tranche avec le "désert" intérieur où la friche, la forêt, la culture intensive sont prédominants. Il faut donc parvenir à une déconcentration de l'habitat humain.

Avec le développement exponentiel des moyens de communication à distance, une réelle décentralisation des outils de production et de services est possible.
D'autre part, nous sommes persuadés que sur le plan agricole et forestier, de plus petites exploitations de qualité, (en agroécologie) sont viables sur le long terme économiquement et bien sur écologiquement. 
Elles assurent, en outre, le minimum de présence humaine nécessaire à l'entretien de ces espaces .

Cette meilleure répartition des hommes sur le territoire devrait permettre:

· De réduire les transferts de personnes comme des marchandises, en raccourcissant notamment les distances "producteurs - consommateurs ".
· 
· De rééquilibrer la répartition des travailleurs en faveur du secteur primaire (agriculture, élevage, foresterie) excessivement réduit, aujourd'hui, dans la course à la rentabilité et à la concurrence.

Par ailleurs, nous envisageons nécessaire le " doublement " de superficie de la protection des espaces naturels sous forme de Parcs nationaux, notamment de zones humides, particulièrement dans le Nord du pays.


L'aspect social de l'aménagement du territoire 


Pour fixer les populations en zone rurale il faut maintenant :

· Aider à l'implantation de centres de loisirs, bibliothèques, centres de formation, lieux de rencontre, dans les petites agglomérations et dans les zones rurales.
· 
· Relancer le commerce de proximité ainsi que l'artisanat par une détaxation totale de ces activités.
· Maintenir les services administratifs ad-minima nécessaires pour une vie collective acceptable, à savoir : la Poste, une annexe municipale, un centre d'action sociale et une antenne médicale au minimum dans les villages et les cantons les plus reculés.
· 
· Dans chaque petite ville, ou village, favoriser l'implantation d'associations (mise à disposition de locaux, moyens de communications.) complétant des activités d'éveil du programme scolaire, afin que chaque enfant ou adolescent ait la plus grande partie de son temps libre structuré lui évitant d'être la proie des rapaces de l'illicite ou de la délinquance.
· 
· Soutenir l'activité des Foyers Ruraux qui proposent des activités de découvertes ou d'artisanats et même artistiques.

Pour mieux vivre en milieu urbain, il faut :

· Provoquer la création dans chaque quartier des villes d'au moins 10.000 habitants, des associations de jeunes et adolescents, ayant pour objectif final de ne laisser aucun jeune livré à lui-même dans le désœuvrement ou pire sous l'influence de bandes organisées cherchant à détruire les biens collectifs.
Ces associations pourraient viser soit des objectifs de restauration de leur quartier, soit des objectifs sportifs ou artistiques avec valorisation régulière de leurs efforts ou autres émulations.

· Etablir par secteurs une liste des actions d'améliorations de l'habitat et la réduction des nuisances avérées.

· Réétudier les désertes et liaisons, lieux de vie et centres d'activités pour favoriser les déplacements collectifs sécurisés et non-polluants.
· 
· Mettre en place des cercles de réflexions philosophiques, scientifiques ou ludiques, multiethniques et ouverts à toutes tranches d'age.

Le droit au calme

Mettons en place un véritable "droit au calme et au silence" en définissant des certificats de conformité aux normes acoustiques pour les constructions nouvelles et en créant un label " ville quiétude " qui distingue les communes reconnues pour leurs efforts dans la lutte contre le bruit.
Favorisons l'accession à la propriété afin de responsabiliser les habitants au respect de leur cadre de vie.

Priorité au cadre et à la qualité de la vie

On l'aura compris , le cadre et la qualité de la vie sont aujourd'hui le principal facteur qui fait qu'un français part vivre en Ville ou s'installe à la campagne. 
C'est donc aux pouvoirs publics de "jouer" sur ce critère pour parvenir à un rééquilibrage acceptable entre la surpopulation des mégalopoles et la désertification des campagnes françaises. 
Le temps et la distance qui étaient des critères de choix importants dans les décennies antérieures semblent plus secondaires. En effet, les moyens de communication (internet, fax, etc..) et les moyens de transport sont suffisamment performants pour permettre de travailler à distance.


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Conclusion

Il ne s'agit pas bien entendu de limiter les priorités Génération Ecologie aux seuls domaines abordés ici. Les problèmes écologiques sont très nombreux et complexes.

Il s'agit seulement de montrer que l'Ecologie moderne réclame une nouvelle approche des problèmes : 
- une approche globaliste car les problèmes écologiques ne connaissent pas les frontières des Etats et la planète est fortement interactive en matière d'environnement. Les écosystèmes sont emboîtés les uns dans les autres.
-une approche économique intégrée car le produit ne doit plus être défini par son seul prix de revient augmenté du bénéfice du vendeur mais doit inclure à la fois l'amortissement du stock et le prix du recyclage des déchets issus de l'utilisation du produit.
-une approche scientifique incluant des règles d'éthique car la découverte scientifique doit être plus que jamais encadrée et motivée.
-une redéfinition claire de la propriété distinguant clairement ce qui est propriété de l'humanité et de ce qui est propriété privée.
-une meilleure définition des niveaux et des échelles de compétences, certains problèmes doivent se traiter à l'échelle mondiale, d'autres à l'échelle continentale et d'autres à l'échelle régionale. Les frontières des Etats ne sont pas forcément adaptées à la résolution de tous les problèmes écologiques. Elles ne doivent pas, non plus, être un obstacle à leur résolution.

Le 21e siècle verra de grandes mutations (la fin du 20ème en a déjà donné un avant goût) et ces mutations seront d'autant plus douloureuses qu'elles n'auront pas été préparées.

Les grèves des transporteurs routiers, aujourd'hui, sont une conséquence de la raréfaction des hydrocarbures et, donc, de leur hausse naturelle. Ce phénomène ira en s'accentuant au fur et à mesure qu'on approchera de la fin des stocks d'hydrocarbures. Il est donc essentiel qu'on passe le plus vite possible à des moyens de locomotion autres que le moteur à essence. Les alternatives existent (véhicules à air comprimé, véhicules électriques, piles à combustible, GPL, gaz naturel, gaz de biomasse, etc.), mettons les en application.

Dans ce domaine, la priorité n'est pas finalement de " sortir du nucléaire " mais au contraire de " sortir du pétrole ". Ca fera le plus grand bien à "l'effet de serre ".


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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