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Ecologie
Les priorités
de Génération Ecologie
Parmi
tous les problèmes écologiques qui inquiètent le monde moderne, la "commission
environnement" à retenu neuf questions qui apparaissent prioritaires,
ce sont :
L’augmentation
de l’effet de serre
La gestion de l’eau douce
Choix et contrôles des applications scientifiques
Le contrôle de la démographie et des migrations
La gestion des ressources naturelles et des énergies
Pollution, traitement des déchets et recyclage
des matériaux usés
Nouvelles Techniques de l'Information et de
la Communication
Santé et biologie au quotidien
Urbanisation et aménagement du territoire
Conclusions
sommaire
L'augmentation
de l'effet de serre
"L'effet de serre" qui permet à l'homme de vivre sur la planète à une
température moyenne de 14° au lieu de moins 18° peut devenir un problème
grave si son effet sur la température mondiale, et donc sur les climats,
continue de s'accroître. L'amplitude de cet "effet de serre" a toujours
varié au cours des temps géologiques. À certaines périodes, il a diminué
au point de recouvrir la Terre d'une enveloppe de glace et à d'autres
périodes il a augmenté jusqu'à faire fondre totalement les calottes
glaciaires qui servent de régulateurs thermiques. Ces variations ont
entraîné des crises biologiques graves comme celle de la limite du Permien
au Trias il y a 245 Ma où 95 % des espèces vivant à la surface de la
planète ont disparu.
Malgré les apparences, la température moyenne de globe n'avait pas très
sensiblement varié. Lors des dernières périodes de glaciation, la moyenne
globale n'était descendue que de 4 à 5°C (sur plusieurs milliers d'années)
par rapport à aujourd'hui, d'où l'inquiétude des experts lorsqu'on annonce
une augmentation possible de cette moyenne de 2 à 6°C, en moins d'un
siècle.
L'augmentation mesurée de la température moyenne à la surface du globe
(2 à 4° en 50 ans) n'aurait pas d'effets catastrophiques pour les hommes
s'ils avaient gardé leur capacité d'adaptation et si la société moderne
était habituée à la transhumance. Malheureusement, les sociétés actuelles
étant sédentarisées, elles auront beaucoup de mal à se déplacer avec
leurs constructions et monuments. Les changements climatiques entraîneront
automatiquement des déplacements de population et des modifications
des modes de vie. Ce sera la principale source de conflits engendrés
par l'effet de serre.
Celui-ci dépend de nombreux facteurs mais le seul qu'on puisse réellement
contrôler est le taux de CO2. Or celui-ci a augmenté entre 1850 et nos
jours de 280cm3 par m3 d'air à 450cm3. Comme cette augmentation est
due à l'utilisation des hydrocarbures pour nos besoins énergétiques
(industries, chauffage et transports) il faut donc agir sur ces sources
de production de CO2 si l'on ne veut pas engendrer d'augmentation trop
rapide de cet "effet de serre" qui touchera l'ensemble de l'humanité.
Il est donc nécessaire de mettre sur le marché et le plus rapidement
possible, des véhicules utilisant l'électricité, l'air comprimé ou l'hydrogène
sommaire
La
gestion de l'eau douce
L'eau douce, qui est une denrée précieuse dans certaines contrées désertiques
et un produit banal dans les zones dites à climats modérés, risque de
manquer dans de nombreuses contrées dans environ 25 ans. Barcelone,
par exemple, connaîtra la pénurie d'eau vers 2012. Actuellement, plus
d'un milliard d'hommes n'y ont pas accès.
L'eau douce ne représente que 2,8 % de l'eau sur la Terre et seulement
un tiers est accessible. Sur les 4 milliards de m3 d'eau douce consommée
annuellement, les deux tiers sont utilisés par l'agriculture, 21 % par
l'industrie et seulement 6 % seulement pour l'eau potable.
Les stocks d'eau douce se réduisent comme une peau de chagrin du fait
de la baisse des producteurs (les glaciers notamment), de l'épuisement
des nappes fossiles, de l'augmentation de la population, de l'augmentation
de la consommation des pays en voie de développement, du gaspillage
de l'eau par l'agriculture de rente (cultures de grande irrigation destinée
à l'exportation) et enfin de la pollution par l'industrie et l'agriculture.
L'agriculture de rente pourrait économiser plus de 60 % de l'eau douce
en utilisant des méthodes adaptées. La transformation d'eau de mer en
eau douce est une solution chère et peu souhaitable sur le plan de l'environnement.
La gestion du stock planétaire est indispensable car l'eau se transfère
difficilement d'un pays à l'autre. Pour bien gérer l'eau douce il faut
lui donner une valeur marchande en rapport avec la baisse des stocks
et mettre en place des grands programmes d'économie notamment dans l'agriculture
(10 à 20 % d'eau pourrait être économisé par l'utilisation de nouveaux
procédés d'arrosage). Enfin une politique d'épuration et de recyclage
des eaux usées doit être mise en place rapidement sans attendre que
les premiers effets de la pénurie annoncée se fassent sentir.
Tôt ou tard il faudra arriver à installer un marché mondial conjoint
de l'eau et de la production agricole car il n'est pas concevable de
continuer à produire des denrées grandes consommatrices d'eau dans des
zones arides, uniquement pour le confort des pays riches. Un équivalent
eau-production alimentaire devra être instauré (4000 m3 d'eau est nécessaire
à la production d'un bœuf ou de 400 kg de volaille ou de deux tonnes
d'huile d'olive).
sommaire
Choix
et contrôles des applications scientifiques.
Les progrès scientifiques, et notamment les progrès spectaculaires de
la médecine et des sciences du vivant, posent des questions sur lesquelles
notre société doit rapidement se pencher.
La production d'OGM et le clonage humain ne posent pas seulement des
problèmes de santé mais aussi des problèmes de société et d'éthique.
Le premier problème est l'appropriation du patrimoine génétique des
organismes vivants par des firmes privées dont le seul but est la rentabilité
économique.
Le deuxième, non moins important, est le changement complet des rapports
entre l'homme et la nature. Le principe directeur de la Nature à été
de tout temps, l'adaptation de l'homme et des êtres vivants à leur milieu
de vie. Les êtres vivants sont le produit de lentes mutations génétiques
naturelles visant à une adaptation progressive des espèces à leur milieu
de vie.
Avec les progrès de la médecine, ces barrières sont franchies car l'homme
essaye maintenant d'adapter (du jour au lendemain) son environnement
à ses besoins ou a sa volonté. Quelles seront les conséquences à terme
sur la Nature et les êtres vivants ? Nul ne le sait et pourtant c'est
le cœur du problème.
Génération Ecologie "Les Bleus" demandent qu'au-delà de la simple application
du principe de précaution, l'ONU et les organismes internationaux engagent
un vaste débat qui doit déboucher sur l'établissement des limites à
ne pas dépasser.
La barrière entre la propriété publique et la propriété privée, en matière
d'organismes vivants, doit être intangible.
-> Les types de recherches.
Il faut différencier, autant que faire ce peut, la recherche fondamentale
et appliquée. Génération Ecologie défend le principe d'une recherche
universitaire fondamentale forte. En effet celle ci est le garant de
:
1. La formation de chercheurs et d'enseignants de haut niveau ainsi
que des cadres compétents pour la recherche appliquée.
2. Un pool d'experts indépendants pour éclairer le gouvernement.
3. L'assurance d'une connaissance à la disposition de la société civile
et ce dans une totale transparence puisque ses résultats sont publiés.
Si la recherche appliquée est une source indispensable de richesse et
de progrès matériel, son avancement se nourrit des acquis de la recherche
fondamentale ; sans elle, elle finit par s'éteindre.
La recherche fondamentale vise, en effet, à l'acquisition d'une meilleure
compréhension du monde physique et vivant qui nous entoure; elle est
basée sur la curiosité, son rendement est normalement à long terme.
La recherche appliquée, de son coté, vise à l'amélioration de la qualité
de la vie ; elle est basée sur la curiosité et a, également, une obligation
de rendement à court terme.
-> La gestion.
Si les deux types de recherches sont indissociables, ils ne doivent
pas, et ne peuvent pas être gérés de la même façon.
Pour être indépendante de tout groupe de pression et d'intérêts privés,
la recherche " publique " fondamentale doit être soutenue par la société.
L'indépendance de ses cadres dans l'exercice de leur mission est la
garantie de son objectivité. Le seul critère d'évaluation efficace est
la qualité du travail accompli mesurée par la qualité des publications.
La notion de recherche fondamentale est antagoniste de dirigisme, les
directives venant toujours trop tardivement.
La recherche " privée " relève de critères économiques. Elle ne peut
qu'occasionnellement s'occuper de recherche non appliquée. Sa gestion
est soumise à la notion de rentabilité. La qualité d'une industrie est
établie sur le succès de ses produits et ce succès se construit sur
le profit.
A chacun son métier : la société crée et le privé produit.
-> Les contrôles.
Le fait même que les laboratoires de recherche fondamentale ne développent
pas, et ne doivent pas développer, les applications potentiellement
applicables dérivées de leurs résultats, rend le contrôle de leurs activités
sur le plan éthique et sécuritaire relativement simple.
L'obligation de fournir un protocole expérimental détaillé et l'existence
d'un contrôle des laboratoires par des commissions relevant de l'organisme
de tutelle devrait suffire. L' introduction dans ces commissions d'une
majorité d'experts venant des sociétés privées ainsi que d'experts étrangers
triés sur le volet par le ministre de tutelle en vue d'imposer ses propres
conceptions, rend toute forme d'indépendance de ces commissions vaine.
Sous couvert de modernisme et d'anti-syndicalisme, le gouvernement actuel
tente de réduire de manière drastique la présence de chercheurs dans
ces commissions de prospective et d'évaluation (quant il ne tente pas,
comme l'a fait Allègre, de remplacer les commissions paritaires par
des commissions ad-hoc qu'il choisit lui-même).
Il n'en va pas de même avec la recherche appliquée dont les résultats,
par définition, restent la propriété de l'organisme privé. Mais, le
choix des applications doit cependant être soumis à un examen attentif
concernant l'éthique et la sécurité puisqu'il concerne la vie et la
santé de tous les citoyens.
Il est absolument fondamental que les commissions d'experts restent
indépendantes des pouvoirs publics et ceci pour deux raisons:
En recherche fondamentale pour éviter que les découvertes ne soient
sacrifiées au profit des applications. Car si, enfin, les pouvoirs publics
connaissaient à l'avance les découvertes quel intérêt y aurait-il a
les financer (ce serait un non sens). A contrario, si les responsables
administratifs de la recherche ne connaissent pas à l'avance les découvertes,
pourquoi veulent-ils décider, sans l'avis des chercheurs, de ce que
l'on doit ou non chercher .
En recherche appliquée pour éviter que les lobbies économiques dont
le seul but est leur intérêt économique, n'imposent aux commissions
de contrôle des conclusions qui les arrangent financièrement mais qui
peuvent se révéler catastrophiques pour la santé des humains, des animaux
ou de la Nature. Si le Ministre nomme lui-même une commission d'évaluation
pour qu'elle lui fournisse un alibi scientifique en cas de pépin, c'est
non seulement un non sens mais une grave erreur.
Ces comités indépendants doivent être constitués de scientifiques dont
la carrière ou les recherches ne dépendent pas des sociétés commerciales.
Des représentants du monde économique ou de la société civile doivent
donner leur avis mais pas l'imposer.
Au privé la production, à l'Etat le contrôle des produits et à la justice
la sanction des contrevenants.
sommaire
Contrôle
de la démographie et des migrations
Le
commandant Cousteau le disait à Rio, sous les hués des "bien pensants",
" la démographie est une bombe à retardement pour l'humanité ".
La population mondiale qui était inférieure au milliard dans les siècles
précédents est passée à 2 milliards à la veille de la deuxième guerre
mondiale puis à 6 milliards récemment (dont plus de 59 % se trouvent
en Asie). En 2050 cette population atteindra probablement les 10 milliards
d'individus.
La population mondiale qui augmentait de 50 % par millénaire entre 8000
ans avant JC et 1650 (soit 9650 ans) a donc triplé entre 1930 et nos
jours (soit 70 ans). C'est ce qu'on appelle l'explosion démographique.
Un taux de croissance moyen de 3% (comme en Afrique) fait doubler une
population en seulement 23 ans alors qu'un taux de croissance moyen
de 1 % (comme en Europe) fait doubler la population en 70 ans seulement.
Les raisons de cette croissance sont multiples, mais les principales
sont : l'extension des soins médicaux qui a augmenté l'espérance de
vie (de 30 ans à l'époque du Christ à 75 ans de nos jours), les progrès
techniques qui ont permis à l'homme de s'imposer sur la nature et les
transports de masse qui ont permis la colonisation de zones auparavant
vierges.
Jusqu'à la renaissance, il y avait auto-régulation des populations en
fonction des possibilités de développement qu'offrait le milieu de vie.
Les grandes migrations des 18e et 19e siècles, ont permis de conquérir
des nouveaux territoires et d'installer de nombreuses colonies dans
des zones très peu peuplées (Amérique, Afrique et Australie).
La forte démographie des pays en voie de développement montre qu'il
n'y a pas de vrai facteur limitant à la natalité si ce n'est l'environnement
économique. Ce sont ces facteurs qui pousseront les populations adultes
des pays pauvres du Sud à migrer vers les pays riches du Nord.
Mais les migrations du 21ème siècle, parce qu'elles concernent
des zones déjà peuplées et structurées, engendreront des conflits bien
supérieurs aux guerres coloniales du 19ème siècle.
C'est pourquoi une régulation des migrations est nécessaire à la fois
pour éviter la surpopulation de certaines zones du Nord et par voie
de conséquence la sous-population et donc l'impossibilité de mise en
valeur de certaines zones du Sud.
Cet objectif peut être atteint en:
- développant les activités économiques mais aussi vivrières dans les
pays du Sud
- définissant les limites de notre espace européen à l'intérieur duquel
le contrôle de l'immigration doit être uniformément appliqué (avec sanctions
réelles aux contrevenants).
sommaire
La
gestion des ressources naturelles et des énergies
Plus
que jamais il y a nécessité d'une gestion mondiale des ressources.
L'ère industrielle qui a débuté vers 1850 a entraîné un gaspillage et
un pillage sans précédent des ressources naturelles.
Globalement, on distingue les ressources renouvelables et les ressources
fossiles. Comme leur nom l'indique les premières sont en principe illimitées
pour peu que l'on prenne la peine de les entretenir tandis que les secondes
constituées au cours de milliers, voire de millions d'années sont perdues
à jamais.
Malheureusement et par facilité, ce sont ces dernières qui ont été le
plus exploitées.
Les ressources renouvelables sont: l'eau douce dont on vient de parler,
les produits agricoles et d'élevage, les forêts, les produits de la
chasse et de la pêche, les énergies renouvelables comme la biomasse,
l'énergie solaire, l'éolien, l'hydraulique, etc.
Du fait d'un mauvais entretien, ces ressources sont en baisse constante.
La forêt disparaît au rythme de 17 millions d'ha par an soit plus de
12 % du total entre 1980 et 1990. Les ressources halieutiques (en mer)
diminuent régulièrement face à une consommation annuelle de 70 millions
de tonnes dont plus de 30 pour l'élevage. Les espèces vivantes qui constituent
un capital génétique inestimable (ressources biologiques) diminuent
sensiblement.
La disparition des espèces est multipliée par 1000 par rapport aux millénaires
précédents. La production agricole est très inégale et a tendance à
s'homogénéiser et donc à s'appauvrir génétiquement.
L'appropriation des ressources non renouvelables par quelques générations
pose le problème du pillage des stocks. Parmi celles-ci, il y a la dégradation
des sols au rythme de 6 millions d'ha par an. Les réserves de minerais
(fer, aluminium, zinc et nickel) diminuent à vue d'œil tandis que la
découverte de nouveaux gisements se fait au compte-goutte.
Mais c'est surtout dans le domaine de l'énergie que les stocks ont fortement
diminué. En dehors du charbon dont les réserves sont estimées à 232
ans, toutes les autres réserves énergétiques fossiles (pétrole, gaz,
et uranium) devraient être épuisées d'ici 60 ans environ.
En France, les problèmes rencontrés par le nucléaire vont encore augmenter
le recours aux autres énergies fossiles puisque le Plutonium (près de
36 tonnes sont encore en stock à la Hague) produit par les réacteurs
actuels depuis plus de 30 ans, est difficilement recyclables en Mox.
On risque de ne pas pouvoir passer de la génération actuelle des réacteurs
(en fin de cycle vers 2025) aux réacteurs du futur (en production industrielle
vers 2050 ou 2075).
La gestion des ressources naturelles est difficile pour deux raisons
principales :
- le prix des ressources ne tient pas compte de l'amortissement des
stocks. Il faudrait replanter environ 15 milliards d'arbres chaque année
pour maintenir les stocks de bois
- les propriétaires ne sont pas clairement identifiés. La propriété
des ressources est revendiquée aussi bien par l'humanité tout entière
(bien commun de l'humanité) que par les Etats sur lesquels se trouve
cette richesse, par les propriétaires des terrains et par les grandes
firmes industrielles qui achètent les brevets sur les espèces vivantes
et entendent en disposer à leur gré.
Pour remédier à ce pillage en règle, il faut donc considérer les ressources
naturelles non générées par des individus ou des groupes, comme le "bien
commun" de toute l'humanité et en conséquence leur donner un prix d'achat
(et non pas seulement un prix de revient) qui sera collecté par des
organismes internationaux en charge de la conservation et du renouvellement
de ces ressources.
sommaire
Pollutions,
traitement des déchets et recyclage des matériaux usés
La pollution de la planète, (atmosphère, océans, rivières et sols) sont
le revers de la médaille industrielle. Avant 1850, les principales pollutions
étaient naturelles (émissions volcaniques principalement). Les déchets
étaient certes importants mais en général biodégradables.
La société moderne avec son agriculture intensive, ses besoins énergétiques
accrus, ses moyens de transport toujours plus nombreux et polluants
et sa course aux armements nucléaires pendant plus de 50 ans, ont produit
et accumulé toutes sortes de produits nouveaux (plusieurs milliers,
depuis le plastique jusqu'au plutonium) dont la plupart du temps ni
l'homme ni la nature ne savent se débarrasser.
Ainsi l'humanité accumule plusieurs milliards de tonnes de déchets par
an dans le monde dont environ 340 millions de tonnes sont toxiques.
En dehors des grandes catastrophes telles que le naufrage des pétroliers,
les accidents nucléaires du type Tchernobyl, les accidents chimiques
comme à Seveso, à Bophal (4000 morts) ou à Minamata (857 morts), les
explosions de réservoirs d'hydrocarbures (Salang = 2000 morts) et les
coups de grisous dans les mines, il existe une pollution lente mais
régulière qui affecte tous les éléments.
L'atmosphère tout d'abord qui voit sa couche d'ozone stratosphérique
attaquée par les CFC des aérosols dont la production a été arrêtée en
1996 dans les pays industrialisés seulement, mais dont les effets se
poursuivront jusqu'en 2060. Ainsi sont générés annuellement :
-plus de 6 milliards de tonnes de CO2 (dont seulement la moitié est
absorbée par la Planète),
-du CO2 qui provient des activités industrielles et du chauffage
-du Nox dû à l'utilisation des moteurs Diesel,
-du Méthane dont 75 millions de tonnes proviennent de l'élevage et 70
millions de la riziculture,
-de l'ozone troposphérique lié à l'action du soleil sur les polluants
gazeux (le smog de Londres chargé en ozone a tué plus de 4000 londoniens
en 1952),
-du Benzène
-et enfin du plomb ainsi qu'une bonne dizaine de métaux lourds parmi
lesquels, l'arsenic, le mercure et le cadmium.
Les océans sont pollués par les échanges avec l'atmosphère (notamment
en plomb et métaux lourds), par l'eau des rivières charriant les rejets
des champs et des villes, par le pétrole (environ 5 à 6 millions de
tonnes par an) provenant essentiellement des fuites de distilleries
(ou des plates-formes) et des dégazages des navires et enfin par l'enfouissement
direct des déchets toxiques notamment les déchets radioactifs aussi
bien civils que militaires.
L'immersion des fûts radioactifs vivement combattus par Greenpeace est
théoriquement arrêtée depuis 1975, mais les rejets radioactifs moins
nocifs sont encore autorisés.
De tous les produits rejetés en mer, les PCB semblent les plus dangereux
pour la faune marine.
Enfin le rôle du "tout à l 'égout" constitué par l'océan est cause de
la mort d'environ 4 millions de personnes chaque année par intoxication
ou infection virale.
Les rivières sont le véhicule idéal du transport des pesticides, des
engrais azotés et nitrates utilisés par l'agriculture et l'élevage.
Sur les 131 millions de tonnes d'engrais utilisés dans le monde en 1992,
on estime que la moitié seulement est utilisée par les plantes. Le reste
est stocké dans le sol ou est évacué par l'eau de pluie jusqu'aux rivières.
La destruction des zones humides, qui servait de filtre entre les champs
et les cours d'eau, est l'un des facteurs principaux de l'eutrophisation
catastrophiques des rivières dans l'Ouest de la France.
Enfin de nombreuses villes en France n'ont pas encore de station d'épuration.
Les sols sont souvent contaminés par les produits chimiques utilisés
en agriculture, par les sites industriels en activité et par les décharges
de déchets ménagers ou toxiques.
La gestion et l'élimination des déchets sont parmi les problèmes les
plus préoccupant de notre monde moderne. La France produit en moyenne
23 millions de tonnes de déchets ménagers (1 kg par jour et par personne),
150 millions de tonnes de déchets industriels répartis en 3 classes
et 700 000 tonnes de déchets hospitaliers.
Les déchets ménagers sont constitués de 30 à 50%d'emballages qui peuvent
être triés et recyclés.
Mais c'est la gestion des déchets industriels qui est la plus préoccupante.
En effet, la loi Lalonde de 1992 prévoit la fermeture des décharges
normales en 2002. Or les industriels ont pris l'habitude de se débarrasser
de leurs déchets soit en les traitant ou les recyclant (la moyenne)
soit en les envoyant dans des décharges plus ou moins légales. Or, parmi
ces déchets se trouvent de nombreux produits toxiques (environ 4 millions
de tonnes).
Rien que les piles et les batteries de voiture ont fourni 47 tonnes
de déchets toxiques en 1996.
A cela, il faut ajouter les déchets radioactifs provenant de l'exploitation
des centrales nucléaires (les 437 réacteurs nucléaires en service dans
le monde auront produit 150 000 tonnes de déchets irradiés dont 1 500
tonnes de Plutonium). En France, ces déchets radioactifs sont stockés
en grande partie à La Hague et dans les 183 sites géographiques accueillant
des déchets fortement et faiblement radioactifs. Parmi les 4 millions
de tonnes de déchets dits spéciaux (issus des 150.000 tonnes de résidus
industriels) seulement la moitié est réellement traitée. Un million
de tonnes sont incinérées, 500.000 tonnes sont enfouies dans des décharges
surveillées de classe 1 et 500.000 tonnes sont stabilisées chimiquement.
Donc annuellement, 2 millions de tonnes de ces déchets spéciaux (en
général dangereux) disparaissent dans des décharges plus ou moins légales.
La fermeture, dans deux ans, de la plupart des décharges (25.000 sauvages,
5.000 brutes et 1.600 autorisées) va poser le problème de la réduction
et du recyclage des déchets tant ménagers qu'industriels.
-> D'où viennent nos déchets en France aujourd'hui ?
- putrescibles 29 % - papiers cartons 25% - verre 13 %
- plastiques 11% - métaux 4 % - divers 18%
La collecte sélective tourne, à ce jour, autour de 3 millions de tonnes
La collecte traditionnelle est autour de 20 à 21 millions de tonnes.
-> Où vont-ils ?
Le traitement est encore trop peu valorisant et doit poursuivre sa modernisation.
Pour mémoire aujourd'hui nos déchets se traitent de la manière suivante
:
- recyclage 8% tendre en cinq ans vers 30 %
- compostage 7% '' 15 %
- incinération valorisée 35% '' 30%
- mise en décharge 50% '' 25%
Le coût de la collecte sélective et du recyclage, si leur valorisation
n'est pas améliorée, restera autour de 400 à 1000 frs par tonne de déchets
produits.
-> Le recyclage
Globalement, le taux de collecte sélective augmente chaque année
(+ 11,5 % de volume collecté en 2000) et la part de matières premières
secondaires dans l'économie, déjà importante pour les métaux, les papiers
cartons et plus récemment le verre, tend à s'accroître..
Les piles et les accumulateurs bénéficient aujourd'hui d'une filière
dite dédiée en raison de la nocivité de leurs composants. Leur filière
de recyclage est déjà en place et même en surcapacité. En effet, on
ne compte pas moins de 14 unités de traitement qui ont déposé ou obtenu
une demande d'agrément dans l'hexagone.
Le plus délicat reste la mise en place d'un système de collecte suffisamment
efficace pour que les 28.000 tonnes de piles et les 2.000 de tonnes
d'accumulateurs que les Français achètent par an ne finissent plus dans
les poubelles traditionnelles. Depuis le 1er janvier 2001, les distributeurs
sont tenus de reprendre gratuitement les piles et accumulateurs usagés
qui leur sont rapportés. Actuellement, seuls 15 % du gisement sont récupérés.
Reste la préoccupation de la qualité. Pour la filière du verre, si les
quantités collectées sont maintenant acceptables pour un recyclage économiquement
viable, les impuretés réduisent le nombre de tonnes recyclées à l'heure
et la rentabilité de l'opération. Chaque campagne d'information sur
le "juste tri" permet d'améliorer cette qualité et montre l'enjeu économique
du geste de tri.
Pour un développement durable du recyclage matière, il est dès à présent
nécessaire de trouver de nouvelles applications pour les matières premières
secondaires, notamment le calcin ou les pneus réduits en poudrette,
et de favoriser une concertation des acteurs de ces filières au niveau
européen, afin de tenir compte des capacités de chaque territoire.
-> L'incinération
L'incinération propre, à partir de déchets préalablement triés, reste
une source d'énergie qui a sa place dans un programme d'économie des
énergies fossile. Un procédé alternatif à l'incinération avec récupération
d'énergie a été développé et sera opérationnel en 2002 : la Thermolyse
permet de traiter les déchets ménagers ou industriels qui n'ont pas
pu être préalablement triés, en chauffant les matières entre 450 et
750°C. Le mélange obtenu de cendres, matières minérales et résidus carbonés,
est lavé et trié pour séparer les métaux inertes, tandis que les plastiques
sont gazéifiés pour être utilisés comme ressource énergétique.
L'incinération a cependant un défaut majeur c'est la production de certains
produits toxiques tels que la dioxine que les incinérateurs ont du mal
a retenir.
C'est à cet aspect du problème que Génération Ecologie "Les Bleus" sont
les plus sensibles. Certes, des efforts en faveur du tri sélectif ont
été faits par les communes et les citoyens et des déchetteries ont vu
le jour dans presque toutes les cités tandis qu'ont été implantés 320
centres d'incinération (un tiers seulement de ces incinérateurs est
en conformité avec les normes européennes).
-> Que faire?
Pour Génération Ecologie , ces mesures sont insuffisantes face à l'ampleur
du problème qui va se poser dans l'avenir.
Ce n'est pas avec des mesures artisanales qu'on résoudra une production
de déchets d'ampleur industrielle.
Il faut donc d'une part réduire d'une manière drastique les produits
d'emballage en agissant sur les vendeurs et d'autre part prévoir sur
des sites adaptés, un centre de tri et de recyclage de type industriel.
Des procédés intégrant le tri, le recyclage, l'incinération et la production
de chaleur et d'électricité existent (procédé Montel par exemple) il
faut les mettre en application.
Le citoyen peut à la rigueur intervenir en facilitant la collecte par
un tri sélectif préalable, mais il n'a pas vocation à assurer le traitement
de tous ses déchets même si ceux-ci sont devenus sa propriété lors de
l'achat d'un produit et de son emballage.
Il ne faut pas ,comme on le fait aujourd'hui , saucissonner les problèmes
mais au contraire intégrer dans un schéma commercial comprenant toutes
les étapes de la vie d'un produit de sa naissance à son recyclage.
Certains secteurs ont d'ores et déjà choisi d'intégrer dans le coût
du produit celui de sa reprise et de son élimination. Les syndicats
de fabricants de matériels électriques et électroniques ont fondé en
mai 2000, une société de collecte et de recyclage des équipements électriques
et électroniques (SCRELEC), destinée à récolter une contribution de
11,50 francs par kg d'accumulateur et de 6,50 francs par kg de piles
mis sur le marché, afin de financer cette filière dédiée. Le surcoût
est répercuté sur le prix d'achat, ce qui représente un surcoût de 1,80
francs pour un accumulateur de caméscope.
Le rôle des pouvoirs publics est, en effet, de mettre en place des contraintes
fortes en matière d'environnement, éventuellement d'imposer la constitution
de réseaux et filières dédiées. Aux professionnels des filières concernées
de se concerter par la suite pour intégrer ces contraintes et encourager
les initiatives en matière de collecte, traitement et recyclage.
sommaire
Nouvelles
techniques de l'information et de la communication
Les NTIC (Nouvelles Techniques de l'Information et de la Communication)
ainsi que la surveillance de la planète par les satellites scientifiques
(Météosat, Spot, Telsat, etc.) permettent une mondialisation et une
globalisation des problèmes.
L'image satellitaire permet de contrôler l'état de la planète (sécheresses,
déforestation, pollutions, changements climatiques, état des récoltes,
etc.) et donc, d'avoir rapidement des données permettant aux décideurs
de prendre justement des décisions adaptées.
Le réseau Internet, qui a maintenant plus de 40 millions d'utilisateurs
aux USA et presque 6 millions en France, devrait se développer à tel
point que presque un citoyen sur deux y aura accès dans les années à
venir.
En théorie, les dirigeants des pays et les administrations devraient
y trouver un moyen de communication direct avec les citoyens. Ainsi
pourront être mis en place des votes d'intention plus justifiables que
les sondages d'opinion. Le Citoyen devrait ainsi pouvoir intervenir
directement dans certains domaines de la vie politique. Ce système devrait
permettre des referendums à moindre coût, sur des sujets de proximité.
Un autre avantage pour le citoyen sera de s'affranchir du pouvoir filtrant
des médias qui ne délivrent qu'une partie des informations; celle qui
intéresse les patrons de presse ou qui fait recette auprès des lecteurs.
Mais la médaille des NITC à aussi un revers qui inquiète fortement Génération
Ecologie "Les Bleus", c'est la diffusion de fausses informations voire
la désinformation. Quantités d'informations notamment scientifiques
sont aujourd'hui contrôlées par des comités de rédaction des revues.
Sur Internet, il n'y aura plus aucun contrôle sur la réalité ou la véracité
d'une information.
Le citoyen aura donc deux types de réactions :
-Soit être crédule et prendre pour argent comptant toute découverte
d'où qu'elle vienne.
-Soit considérer qu'il n'a pas les moyens de juger et se défier par
principe de toutes les informations délivrées sur le réseau.
Il est donc nécessaire que des commissions puissent non pas exercer
un contrôle sur les informations (ce qui serait ressenti comme une censure),
mais pouvoir donner les indications du degré de fiabilité des données
et des interprétations. Libre ensuite au cybernaute de les utiliser
ou pas..
Pour Génération Ecologie "les Bleus", les moyens modernes d'information
sont une avancée majeure pour la gestion de la Planète et pour l'information
du public, mais ils nécessitent un contrôle de la fiabilité des informations.
sommaire
Santé
et biologie au quotidien
Les problèmes sont nombreux au niveau de la qualité et sécurité de l'alimentation.
Malheureusement, ils ont été souvent exagérés par des médias irresponsables
et par des déclarations de prétendus écologistes qui confondent idéologie
et préservation de l'environnement.
On peut les recenser de la manière suivante:
-Maladie transmise par l'absorption de produits contaminés (l'EBS avec
la viande de bœuf );
-Bactéries, suite à des défauts de production ou de préservation telle
que rupture de la chaîne de froid ,etc; -Produits toxiques absorbés
de façon continue tels que pesticides ( fruits et légumes) ;
-Antibiotiques ( viandes)
-Produits chimiques variés (volailles à la dioxine, innombrables conservateurs
et préservatifs) ;
-Produits laitiers falsifiés ;
-Viandes avariées etc. ;
-Pollution chimique de l'eau secondaire à contamination des nappes phréatiques
par les pratiques agricoles (élevages intensifs et utilisations exagérées
d'engrais).
Le tout sur fond d'uniformisation grandissante de la production, de
la concentration et de la distribution qui multiplient le nombre de
personnes atteintes en cas d'accident.
-> Pour agir.
Il est urgent que les pouvoirs législatifs, au niveau national et européen,
développent une législation simple, efficace et rationnelle pour donner
à la société des moyens d'actions.
En particulier le politique doit apprendre à mieux utiliser ses cadres
scientifiques. L'Etat, pour pouvoir gérer, doit pouvoir recevoir des
informations objectives et se voir proposer des solutions raisonnables
et applicables pour être efficaces.
Pour ce faire la recherche des mécanismes biologiques en cause poursuivie
dans les laboratoires de recherches publics doit être mieux soutenue.
Il est aussi grand temps et prioritaire de donner au Ministère de la
Santé la responsabilité des contrôles de qualité des produits alimentaires
et les moyens nécessaires à en assurer l'efficacité, (nombre, rapidité,
et fiabilité). En effet la production alimentaire, et son contrôle,
dépend du ministère de l'Agriculture et de la Mer.
Comme nul ne peut être juge et partie, et que ce ministère est responsable
d'une recherche appliquée via l'INRA, il ne peut assurer sereinement
les contrôles.
A ce ministère les soins du bétail et des plantes ; à celui de la Santé
le bien vivre des être humains.
Finalement parce que la peur est le début de la sagesse, toutes fraudes
et autres pratiques illégales doivent être lourdement et très rapidement
sanctionnées.
La police et la justice doivent donc recevoir les moyens d'actions nécessaires.
Enfin, il faut cesser de confondre rumeurs et faits, danger alimentaire
quasiment nul et danger écologique réel. Tous ces problèmes concernant
les risques alimentaires résultent aussi et surtout d'une législation
dépassée et de moyens de contrôles obsolètes, insuffisants et inefficaces.
sommaire
Urbanisme
et aménagement du territoire
Gouverner
c'est prévoir : dans le domaine de l'aménagement du territoire, cette
maxime politique est fondamentale. Il s'agit en effet ici, non seulement
de pallier les défauts et lacunes des réalisations précédentes, mais
surtout d'anticiper sur les besoins et d'intégrer harmonieusement tous
les programmes relevant ou non de la responsabilité directe de l'Etat.
Pour mieux gérer les espaces dans lesquels nous vivons, nous devons
rapprocher les centres de décisions des centres d'actions. Régionalisons
les décisions d'aménagements.
Pour un rééquilibrage des zones surpeuplées et les zones désertifiées
Tous les pays, qu'ils soient riches, structurés industriellement ou
en voie de développement, appliquent la même stratégie, à savoir:la
concentration des moyens de production, des espaces de vie et de commerces
en zones compactes, rassemblant tous les services et les réseaux de
communications.
Si cela paraît utile en termes économiques, cela devient une catastrophe
écologique dans le sens où les effets de masses des nuisances se cumulent,
s'accélèrent et dégradent notre environnement. Mais aussi, cela fabrique
ailleurs des immenses zones de désertification économique et sociale,
rendant la vie quotidienne extrêmement difficile pour ceux qui persistent
à y vivre.
L'appel de la ville retentit toujours au son des " leurres " au fond
de nos campagnes.
Ainsi, l'existence actuelle et croissante de zones littorales et fluviales
très peuplées tranche avec le "désert" intérieur où la friche, la forêt,
la culture intensive sont prédominants. Il faut donc parvenir à une
déconcentration de l'habitat humain.
Avec le développement exponentiel des moyens de communication à distance,
une réelle décentralisation des outils de production et de services
est possible.
D'autre part, nous sommes persuadés que sur le plan agricole et forestier,
de plus petites exploitations de qualité, (en agroécologie) sont viables
sur le long terme économiquement et bien sur écologiquement.
Elles assurent, en outre, le minimum de présence humaine nécessaire
à l'entretien de ces espaces .
Cette meilleure répartition des hommes sur le territoire devrait permettre:
· De réduire les transferts de personnes comme des marchandises, en
raccourcissant notamment les distances "producteurs - consommateurs
".
·
· De rééquilibrer la répartition des travailleurs en faveur du secteur
primaire (agriculture, élevage, foresterie) excessivement réduit, aujourd'hui,
dans la course à la rentabilité et à la concurrence.
Par ailleurs, nous envisageons nécessaire le " doublement " de superficie
de la protection des espaces naturels sous forme de Parcs nationaux,
notamment de zones humides, particulièrement dans le Nord du pays.
L'aspect social de l'aménagement du territoire
Pour fixer les populations en zone rurale il faut maintenant :
· Aider à l'implantation de centres de loisirs, bibliothèques, centres
de formation, lieux de rencontre, dans les petites agglomérations et
dans les zones rurales.
·
· Relancer le commerce de proximité ainsi que l'artisanat par une détaxation
totale de ces activités.
· Maintenir les services administratifs ad-minima nécessaires pour une
vie collective acceptable, à savoir : la Poste, une annexe municipale,
un centre d'action sociale et une antenne médicale au minimum dans les
villages et les cantons les plus reculés.
·
· Dans chaque petite ville, ou village, favoriser l'implantation d'associations
(mise à disposition de locaux, moyens de communications.) complétant
des activités d'éveil du programme scolaire, afin que chaque enfant
ou adolescent ait la plus grande partie de son temps libre structuré
lui évitant d'être la proie des rapaces de l'illicite ou de la délinquance.
·
· Soutenir l'activité des Foyers Ruraux qui proposent des activités
de découvertes ou d'artisanats et même artistiques.
Pour mieux vivre en milieu urbain, il faut :
· Provoquer la création dans chaque quartier des villes d'au moins 10.000
habitants, des associations de jeunes et adolescents, ayant pour objectif
final de ne laisser aucun jeune livré à lui-même dans le désœuvrement
ou pire sous l'influence de bandes organisées cherchant à détruire les
biens collectifs.
Ces associations pourraient viser soit des objectifs de restauration
de leur quartier, soit des objectifs sportifs ou artistiques avec valorisation
régulière de leurs efforts ou autres émulations.
· Etablir par secteurs une liste des actions d'améliorations de l'habitat
et la réduction des nuisances avérées.
· Réétudier les désertes et liaisons, lieux de vie et centres d'activités
pour favoriser les déplacements collectifs sécurisés et non-polluants.
·
· Mettre en place des cercles de réflexions philosophiques, scientifiques
ou ludiques, multiethniques et ouverts à toutes tranches d'age.
Le droit au calme
Mettons en place un véritable "droit au calme et au silence" en définissant
des certificats de conformité aux normes acoustiques pour les constructions
nouvelles et en créant un label " ville quiétude " qui distingue les
communes reconnues pour leurs efforts dans la lutte contre le bruit.
Favorisons l'accession à la propriété afin de responsabiliser les habitants
au respect de leur cadre de vie.
Priorité au cadre et à la qualité de la vie
On l'aura compris , le cadre et la qualité de la vie sont aujourd'hui
le principal facteur qui fait qu'un français part vivre en Ville ou
s'installe à la campagne.
C'est donc aux pouvoirs publics de "jouer" sur ce critère pour parvenir
à un rééquilibrage acceptable entre la surpopulation des mégalopoles
et la désertification des campagnes françaises.
Le temps et la distance qui étaient des critères de choix importants
dans les décennies antérieures semblent plus secondaires. En effet,
les moyens de communication (internet, fax, etc..) et les moyens de
transport sont suffisamment performants pour permettre de travailler
à distance.
sommaire
Conclusion
Il ne s'agit pas bien entendu de limiter les priorités Génération Ecologie
aux seuls domaines abordés ici. Les problèmes écologiques sont très
nombreux et complexes.
Il s'agit seulement de montrer que l'Ecologie moderne réclame une nouvelle
approche des problèmes :
- une approche globaliste car les problèmes écologiques ne connaissent
pas les frontières des Etats et la planète est fortement interactive
en matière d'environnement. Les écosystèmes sont emboîtés les uns dans
les autres.
-une approche économique intégrée car le produit ne doit plus être défini
par son seul prix de revient augmenté du bénéfice du vendeur mais doit
inclure à la fois l'amortissement du stock et le prix du recyclage des
déchets issus de l'utilisation du produit.
-une approche scientifique incluant des règles d'éthique car la découverte
scientifique doit être plus que jamais encadrée et motivée.
-une redéfinition claire de la propriété distinguant clairement ce qui
est propriété de l'humanité et de ce qui est propriété privée.
-une meilleure définition des niveaux et des échelles de compétences,
certains problèmes doivent se traiter à l'échelle mondiale, d'autres
à l'échelle continentale et d'autres à l'échelle régionale. Les frontières
des Etats ne sont pas forcément adaptées à la résolution de tous les
problèmes écologiques. Elles ne doivent pas, non plus, être un obstacle
à leur résolution.
Le 21e siècle verra de grandes mutations (la fin du 20ème en
a déjà donné un avant goût) et ces mutations seront d'autant plus douloureuses
qu'elles n'auront pas été préparées.
Les grèves des transporteurs routiers, aujourd'hui, sont une conséquence
de la raréfaction des hydrocarbures et, donc, de leur hausse naturelle.
Ce phénomène ira en s'accentuant au fur et à mesure qu'on approchera
de la fin des stocks d'hydrocarbures. Il est donc essentiel qu'on passe
le plus vite possible à des moyens de locomotion autres que le moteur
à essence. Les alternatives existent (véhicules à air comprimé, véhicules
électriques, piles à combustible, GPL, gaz naturel, gaz de biomasse,
etc.), mettons les en application.
Dans ce domaine, la priorité n'est pas finalement de " sortir du nucléaire
" mais au contraire de " sortir du pétrole ". Ca fera le plus grand
bien à "l'effet de serre ".






