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Le
progrès ne se subit pas |
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| La
planète ne se partage pas Elle se gère |
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| La
démocratie ne se brade pas Elle se vit |
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Préservation du littoral et tourisme durable La réhabilitation du site de la Pointe du Raz est l'exemple remarquable d'une réussite écologique et économique : ne pas interdire l'accès mais canaliser les flux, réorganiser le commerce local sans le compromettre, ne pas opposer tourisme et nature. Si une telle sanctuarisation n'a pas contredit l'économie locale, les projets plus modestes de développement touristique doivent servir à la fois l'environnement et la société. C'est bien l'enjeu de la plupart de
nos espaces littoraux ou intérieurs exceptionnels. Notre richesse économique littorale dépend de celle de nos écosystèmes Or l'accessibilité totale et sociale des espaces naturels porte en elle les plus fortes menaces sur leur préservation et leur survie. La fréquentation non maîtrisée détruira
les paysages qui en sont à l'origine. Des espaces à protéger Dès lors que nos rivages littoraux étaient accessibles par la mer, ils sont devenus le lieu d'activités primaires qui en ont façonné le caractère et la beauté. La mer étant, de fait, dans ces endroits, accessible par la terre, ils sont ensuite devenus les espaces balnéaires. Espaces sauvages, espaces agricoles,
espaces balnéaires se côtoient, se frottent et parfois se combattent
alors que c'est de la bonne entente des trois que naît notre identité
atlantique. Les pavillons Bleus d'Europe sont une réponse très superficielle, localisée et très " marketing " à la complexité et la fragilité des milieux littoraux. Il faut aller bien plus loin. Seule l'Europe peut apporter la connaissance, la compréhension d'une dynamique côtière qui ne s'arrête pas à nos frontières. Les premiers et récents programmes européens de Gestion Intégrée des Zones Côtières relèvent encore de l'inventaire et de la recherche de méthode. Il faut les renforcer. La France a une très belle expérience de presque vingt années de loi littoral dont elle peut faire profiter tous les pays européens. Car il n'est ni éthique, ni responsable de penser se débarrasser de nos excès et problèmes de sur-fréquentation en les exportant vers les nouveaux entrants dont la préservation exceptionnelle des littoraux et de leur biodiversité fait partie de notre patrimoine européen. Des activités à développer C'est à travers une approche en termes de développement durable que l'activité touristique pourra se recentrer sur des objectifs appropriés à la fragilité du littoral. La charte du tourisme durable a été signée par nos Etats et son application trouvera des moyens et de l'accompagnement auprès de l'Europe. Il ne s'agit pas de parler de " qualité " et de se contenter de mettre un peu de social, d'environnement et beaucoup d'économie dans un projet touristique pour qu'il s'auto labellise " développement durable ". Il faut que chacun de ces " ingrédients " donne du goût aux autres, les " relève " . Le tourisme durable passe à travers
la compréhension des impacts de l'activité touristique sur le milieu
humain, naturel et économique et à travers la détermination par chaque
espace touristique de ses seuils de saturation : Il faut des moyens techniques pour assurer la mesure, le suivi des indicateurs de saturation ; Il faut une détermination politique pour réorienter des actions bien souvent décidées par la pression d'une demande (ou clientèle extérieure) que par la revendication d'une offre territoriale. Il faut de la prévoyance et de la prudence pour encourager la diversité des activités économiques et " ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier " de la monoculture touristique . |
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