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Le
progrès ne se subit pas |
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| La
planète ne se partage pas Elle se gère |
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| La
démocratie ne se brade pas Elle se vit |
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Réseau cohérant de transport multimodal Située à l'extrême ouest du continent européen, notre région ne veut pas continuer à jouer les irréductibles ou les exclus du dynamisme européen. Dans le monde moderne du numérique, où tout se discute et se décide en direct, la mobilité des marchandises et des personnes ne doit pas être le maillon faible de la chaîne économique. Or nous avons des opportunités sur mer, sur terre et dans l'air... En juillet dernier les Quinze ont adopté une charte privilégiant les transports maritimes et ferroviaires sur les transports routiers, engagement suivi par le Gouvernement Français. Infrastructures maritimes La mer est le premier moyen de transport de fret entre l'Union Européenne et le reste du monde. En import comme en export,
elle assure environ 60% des tonnages et 40% de la valeur des échanges
de marchandises extra-communautaires. A la différence du Bénélux, la France fait encore peu appel au cabotage maritime intérieur (moins de 6% des tonnes totales qu'elle achemine par la mer). Les ports de l'Atlantique
se sont positionnés de manière volontaire sur les lignes feeders qui
permettent de faire partir des conteneurs de chaque port secondaire
vers un port transocéanique. Ce maillage côtier est un enjeu de dynamisme
pour toutes les villes côtières. Ces corridors maritimes sans goulet d'étranglement infrastructurel et sans barrière administrative, doivent être connectés à des interfaces portuaires. Il convient donc à St Nazaire et à la Pallice de créer de vraies plates-formes multimodales pour permettre d'assurer de manière excellente le transvasement et le transport des marchandises vers les autres modes. Infrastructures terrestres : le fer, la route Des estimations de la Datar (Délégation à l'Aménagement du territoire et à l'Action régionale) montrent qu'avec l'élargissement de l'Europe, une forte augmentation du transit (traversée sans arrêt) en France affectera la côte atlantique (Nord-Tours-Bordeaux -Espagne) et que le trafic national augmentera à partir des ports de toute cette côte. S'il est vrai que les
corridors maritimes évoqués plus hauts contribueront à absorber une
partie des croissances attendues du trafic, il est néanmoins essentiel
que les infrastructures terrestres limitent, dans nos régions, les
impacts du transit ouest-est et nord-sud ! La TAA permettra de donner une cohérence politique et territoriale à tous les projets ferroviaires à plus court terme, souvent vécus par les territoires comme la bagarre de collectivités auprès de cabinets ministériels qui accordent des lignes (ferroviaires et budgétaires) à celui qui criera le plus fort. Nous devons redécouvrir le niveau régalien et supra régalien, là où les grands projets structurants sont possibles sur le long terme. La route Les infrastructures routières doivent aujourd'hui s'inscrire dans leur relation au sein d'un réseau ferroviaire et portuaire. C'est seulement de cette manière que le rail et la mer deviendront des alternatives crédibles et acceptables pour le transport routier. L'engorgement de nos réseaux de voirie en dépend ainsi que notre liberté individuelle de nous déplacer dans des conditions de sécurité et de rapidité acceptables. Pour irriguer correctement
les ports, aéroports, des jonctions devront être réalisées entre les
autoroutes (A10 et A 71) qui ont toutes la manie de rejoindre Paris. Il faut créer un principe de spécificité dans les transports : les marchandises sur le fer et la mer, les personnes sur longue distance par l'air, le fer, les autoroutes, les personnes sur courte distance par les transports urbains et l'automobile. Tous les projets importants d'infrastructure peuvent bénéficier des financements européens. Encore faut-il qu'ils soient cohérents, planifiés, complémentaires : c'est à ce niveau que nous espérons des élus européens, autant de terrain que visionnaires.
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